Colloque Iliade : transmettre envers et contre tout (Vidéo)

Réunir mille personnes pour une journée entière de conférences et de tables rondes sur le thème exigeant de l’éducation et de la transmission était un défi de taille.

Il faut admettre que l’équipe de l’Institut Iliade l’a brillamment surmonté. Ne nous attardons pas sur les chiffres, qui sont pourtant révélateurs de la capacité de mobilisation de l’Institut : 1 200 personnes ont poussé les portes de la Maison de la Chimie ce samedi. L’essentiel est ailleurs : dans la qualité des interventions et… des auditeurs. Un public d’une grande tenue, attentif et mobilisé, qui venait chercher les munitions intellectuelles indispensables à l’engagement dans la cité. Car cela a été martelé tout au long de la journée, la réflexion n’est pas là pour entraîner sa propre roue mais pour fonder solidement et démultiplier les effets des actions entreprises, hic et nunc, partout où cela est nécessaire.

Philippe Conrad, François Bousquet, Jean-François Chemain, Jean-Paul Mongin, Charlotte d’Ornellas, Christopher Gérard ou encore Jean-Yves Le Gallou se sont succédé à la tribune. La journée a été vigoureusement ouverte par l’intervention de Grégoire Gambier, historien et cadre de l’Institut, qui a rappelé les succès déjà enregistrés et les nombreux chantiers qui restent à ouvrir ou à poursuivre : « Je ne vous remercierai pas de vouloir rester vous-mêmes, car en réalité vous ne faites que votre devoir, celui d’œuvrer à la construction d’un sanctuaire “identitaire” face aux flux de la propagande et de populations “diversitaires”. » Voilà bien résumé l’esprit qui nourrit depuis l’origine les différentes initiatives réunies durant cette journée.

Une journée d’amitié française et européenne

Autour de ces conférences de haute tenue, c’était toute la famille du destin français et européen qui était réunie pour une journée d’amitié. Sur le terrain éditorial : nos amis de Livr’Arbitres, les revues Eléments, Krisis et Nouvelle Ecole, la Nouvelle Revue d’Histoire ; la transmission par le chant était assurée par le Docteur Merlin et de jeunes chanteurs du Chœur Montjoie Saint-Denis ; l’élévation par le beau était assurée par les nombreux artisans et artistes présents.

A l’issue de la journée, l’ensemble des auditeurs des cycles de formation de l’Institut Iliade (près d’une centaine de jeunes cadres à ce jour) est monté sur scène, chaleureusement applaudi par le public. Incarnation du renouveau militant qui est bel et bien à l’œuvre. Quelques exemples de l’implication de cette avant-garde ? Les nouveaux médias de réinformation (français comme internationaux), leur entrée dans les rédactions des titres historiques de la mouvance, la création d’associations culturelles, de groupes de musique, d’écoles hors contrat, de clubs sportifs, leur implication sur le terrain électoral. Cette génération identitaire montante qu’Alexandre Devecchio a si bien décrit dans son récent ouvrage Les Nouveaux Enfants du siècle.

Il faudra compter avec cette génération, indéniablement, et il est rassurant de voir qu’elle ne fait que s’inscrire dans la lignée de celles qui l’ont précédée. Les têtes blanches croisaient les jeunes couples à poussette et les discussions se mêlaient avec le plus grand naturel. Si certains en doutaient, il y a donc bien encore des communautés vivantes. Comme l’écrit Thibaud Cassel dans une très belle anthologie poétique publiée à l’occasion de ce colloque, il reviendra à celles-ci de « faire répondre l’or de l’aurore à l’or du couchant ». Fils de Jeanne, nous savons bien ce qui est exigé de nous : « Les gens d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire. »

Le Chant des alouettes, par Thibaud Cassel, éditions Pierre-Guillaume de Roux.
Les actes du colloque ont fait l’objet d’un Hors-série de la revue Livr’Arbitres

Pierre Saint-Servant – Présent

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