Une pétition pour défendre la théorie du gender utilise l’argument du complot catho

L’Institut Emilie du Chatelet dénonce dans une pétition “une censure archaïque” et le “lobby des Associations familiales catholiques”, qui sont, comme chacun sait, le seul et unique lobby à intervenir dans la polémique autour de la théorie du gender au lycée. Le “Vatican” n’est pas non plus épargné, lui “qui ne cesse de marteler son opposition aux études de genre – depuis la conférence des Nations Unies sur les femmes de Pékin en 1995 jusqu’aux dernières interventions de Benoît XVI, en passant par la « Lettre aux Évêques sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Église » de celui qui n’était encore en 2004 que le Cardinal Ratzinger”.

Les “chercheur-e-s et universitaires engagé-e-s” (sic) qui lancent cette pétition assurent que “la science rejoint ici le féminisme : on ne naît pas femme, ni homme d’ailleurs, on le devient”. Comme si ça n’était pas plutôt au féminisme de rejoindre la science… “En démocratie, l’anatomie ne doit plus être un destin” écrivent-ils. C’est cela. Et l’auteur de ces lignes est une lesbienne noire. Vous le voyez homme, “hétéro” et blanc ? Quittez donc votre conditionnement machiste, hétérocentré et raciste s’il vous plaît ! Et plus vite que ça !

1 142 blagueurs ont déjà signé cette pétition “trop lol”, comme postillonneraient nos confrères de StreetPress. Du côté des opposants à l’arrivée de la théorie du gender dans les lycées de la République et privés sous contrat, mardi à 16h, 14 441 personnes avaient signé la pétition de Katia Lévy et Matthias Dourdessoule, deux professeurs de sciences de la vie et de la terre d’un lycée des Vosges.

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2 Commentaires

  • gregled , 24 Juin 2011 à 11:25 @ 11 h 25 min

    Les « chercheur-e-s et universitaires engagé-e-s » (sic)

    Oui, c’est la grammaire des tenants du “gender.” On retrouve la même lors des déclarations officielles de la gaypride.

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