Armé de résilience (Vidéo)

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Braquages, bande dessinée et cinéma : l’incroyable destin du “Mesrine belge”…

On choisit ses amis, pas sa famille. Celle de François Troukens mène une vie écolo avant l’heure en ces années 1970, en pleine campagne où elle pratique l’agriculture biologique. Il reçoit une bonne éducation, va à l’école et se montre plutôt doué pour la musique. Lecteur compulsif, il n’y a pas la télé à la maison, sa formation intellectuelle est au-dessus de la moyenne. Mais le mode de vie imposé par ses parents fait naitre en lui une frustration, un désir de revanche sociale. À 23 ans, il choisit son camp : il se fait embaucher comme convoyeur de fonds, observe le fonctionnement des choses et réalise, en solo, son premier coup : il détourne l’argent qu’il transporte en faisant croire à un vol.

C’est le début d’une “carrière” de braqueur qui va aller crescendo et faire delui l’ennemi public n°1 dans son pays, la Belgique. Intelligent, méticuleux, il prépare ses braquages comme des films avec le souci du moindre détail, et réussit des coups de plus en plus audacieux et lucratifs. Il monte une équipe de braqueurs chevronnés et leurs “exploits” font la une des journaux. Jusqu’au jour où on lui reproche d’avoir ouvert le feu sur un convoyeur de fond qui a dû être amputé de sa jambe blessée.

Arrêté, il s’évade en 1997 pour échaper à la longue peine qui l’attend et commence une cavale qui durera 7 ans. Arrêté à Paris par l’Antigang en 2004, il est extradé en Belgique où il est condamné à 19 ans de prison.

Durant sa cavale, François a rencontré des gens du monde de la bande dessinée et du cinéma et même montée une société d’édition. C’est le début d’une rédemption qui le mènera derrière la caméra pour réaliser son premier film, Tueurs, avec Olivier Gourmet et Boulie Lanners qui sortira fin 2017 sur les écrans.

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