TGV : ces gares qui coûtent les yeux de la tête à la SNCF à cause de nos élus

A Vendôme, une ville de 18 000 habitants du Loir-et-Cher, la gare est sortie de terre il y a 24 ans contre l’avis de la SNCF. Le TGV devait dynamiser l’activité économique et créer des milliers d’emplois mais le projet n’a pas tenu ses promesses. Il a tout de même attiré quelques cadres qui travaillent à Paris et vivent à Vendôme mais le reste du temps, la gare, qui a coûté des millions d’euros, reste désespérément vide. Ce jeudi, la Cour des comptes rend public un rapport qui pointe les dérives du TGV. Les six liaisons à grande vitesse passées au crible sont loin des objectifs de rentabilité annoncés.

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7 Commentaires

  • pampam , 23 octobre 2014 @ 13 h 21 min

    900 personnes qui prennent le tgv tous les jours et vous appelez ça “quelques” + tous les voyageurs autres que les cadres.
    et depuis le temps qu’elle a été implanté cette gare a largement été amortie (+ de20 ans)

  • sergeG , 24 octobre 2014 @ 8 h 36 min

    D’une façon générale, l’endettement de la France permet d’affirmer que les investissements qui ont été engagés depuis 40 ans n’ont pas été pertinents. Sinon, leur rentabilité interne et externe aurait permis de les amortir à fiscalité constante. Le TGV Rhin-Rhône en est une preuve par l’absurde. Lors des débats qui ont conduit à la déclaration d’utilité publique, le trafic prévu était de plus de 11 millions de voyageurs. Il a été mis en service en novembre 2011. La situation est tellement catastrophique que le SNCF envisage d’en arrêter l’exploitation ! La réalité du trafic en 2013 c’est moins de un million de passagers et un déficit pour la SNCF de 60 millions d’euros. Et ce déficit n’est que la partie visible de l’iceberg. L’annuité d’un emprunt de 2,312 milliards (coût annoncé) à 2% sur 40 ans est de 82 millions d’euros. Et à cette annuité il faut ajouter la maintenance de la ligne et le déficit du réseau ancien qui a été cannibalisé ! La seule solution que trouve nos éminents politiciens consiste à augmenter la fiscalité.

  • lhemeu , 24 octobre 2014 @ 9 h 43 min

    La presque seule motivation de tous ces gens , c’est : assurer ma réélection !

    Ceci dit , tant mieux pour les vendômois , à qui çà apporte qq chose , de toute évidence !

  • L'alsacien , 24 octobre 2014 @ 9 h 54 min

    Remarquez que la ligne TGV n’est pas terminée entre Belfort et Strasbourg tout comme entre Metz/Nancy et Strasbourg. Pourtant c’est l’Alsace qui a financé le plus gros paquet pour ces lignes. Oui, c’est vrai, l’Alsace ne vote pas particulièrement à gauche. Ceci explique peut-être cela.
    Il en a été de même pour le Canal à Grand Gabarit Rhin/Rhône où Madame Voynet (ministre de l’écologie sous l’ère Mitterand) a tout simplement vidé la caisse bien remplies destinées à financer les travaux de ce projet

  • micaelli , 24 octobre 2014 @ 10 h 27 min

    La seule ligne rentable du T.G.V. , c’est celle reliant la fiscalité de BERCY à nos
    portefeuilles ( sans arrêt intermédiaire ) …….

  • zohra , 25 octobre 2014 @ 6 h 22 min

    Micaelli, merci de m’avoir fait rire.

  • baldag , 25 octobre 2014 @ 10 h 05 min

    Jamais je n’ai cru en la sirène des élus, à savoir que le TGV était le sauveur des économies régionales! Quelle ânerie. Et quel coût! Rappelons le TGV est et ses deux gares lorraines à moins de 10 km l’une de l’autre! Du grand art dans la gabegie!!!!
    De plus, ce train a été dévoyé de son objectif, c’est à dire relié de grandes villes éloignées. Chaque élu a voulu que le TGV s’arrête dans sa gare et de ce fait, il ne rempli pas son office. Qu’il y ait un arrêt à mi parcours, d’accord mais pas plus.

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