Un village presque parfait

Un village presque parfait

Par Caroline Parmentier

Le bonheur est dans les Pyrénées! Vous ne pensiez pas rire à propos de la désertification médicale ? Eh bien, si. Franchouille et sympathique, cette comédie où l’on maudit allégrement l’Union européenne n’est pas la tasse de thé des critiques de gauche. Un peu du Fils à Joe, un peu de Bienvenue chez les Ch’tis, et beaucoup du film canadien dont il est le remake (La Grande séduction), le film charme par ses bonnes idées toniques et son excellent casting, Lorant Deutsch en tête. Il est en plus tous publics.

Saint-Loin-la-Mauderne est un petit village archipaumé (un TGV, deux TER et deux bus pour le rallier) du fin fond des Hautes-Pyrénées, frappé de plein fouet par la crise et l’exode de ses habitants. Son dernier espoir : relancer une usine de fumage de saumon. Seul problème (de taille), les assurances exigent la présence d’un médecin à demeure. Or, comme dans beaucoup de régions rurales, le dernier a pris sa retraite il y a plus de cinq ans sans jamais trouver de remplaçant. Tout comme le curé (mais ça, les assurances s’en f…) .

Derrière Germain (Didier Bourdon qui n’est plus Inconnu mais qui a 30 kilos en plus), le maire bourru mais charismatique, les habitants vont tout faire pour convaincre le docteur Maxime Meyer (Lorant Deutsch, tordant en bobo parisien) que le bonheur est à Saint-Loin-la-Mauderne. On n’est pas loin de tous le penser quand défile le générique de fin.

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