Qui paie les “charges” ? Le patron ou le salarié ?

“La classe politique et le patronat ont intérêt à entretenir la confusion”, explique cette semaine le “French Libertarien” :

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  • Xav , 25 mars 2014 @ 16 h 41 min

    Celui qui paye, in fine, c’est toujours le contribuable ou le consommateur…

  • FIFRE Jean-Jacques , 25 mars 2014 @ 17 h 09 min

    Votre arithmétique est juste. Mais votre analyse ne l’est pas tout à fait. Elle ne l’est pas, tout du moins, dans l’appréhension mentale des montants, de leur impact et de leur réelle imputation.
    Ce qu’il faut dire est que, lorsqu’un salarié est embauché supposons pour 2000 € de salaire brut (pour prendre un chiffre rond) et puisque c’est le chiffre sur lequel les 2 parties s’entendent en signant le contrat de travail, il ne recevra réellement que 1659 € environ, après qu’on lui eut retenu autour de 21% de cotisations sociales.
    En supplément de ce montant, l’entreprise, de son côté devra rajouter la somme d’environ 1050 € qui représentent la part des charges dont l’employeur doit s’acquitter pour la couverture sociale globale de son salarié.
    Au bout du compte lorsqu’un salarié reçoit un virement de 1659 €, il est en réalité déboursé, des caisses de l’entreprise où il travaille, la somme globale d’environ 3050 €.
    Doit-on considérer comme vous le laissez entendre que le salaire du nouvel embauché est de 3050 € ?
    Dans ce cas, si le salarié devait payer lui-même l’ensemble des charges, il devrait donner aux différentes caisses sociales concernées la somme globale de 1391 €.
    J’imagine que, dans ce cas, les demandes de réductions de « charges sociales », qui impacteraient directement le revenu du salarié, seraient bien plus facilement satisfaites. Rien ne changerait en effet pour l’entreprise et les syndicats seraient bien en peine de justifier une éventuelle opposition à cette diminution qui irait dans le sens de la satisfaction de leur adhérents.
    Dans cette hypothèse nous irions à vitesse accélérée vers la disparition de notre si enviable modèle sociale par la faillite immédiate de tous les régimes et de toutes les caisses sociales. Cela dit nous nous dirigeons vers cette issue mais nous y allons de à vitesse plus réduite.
    Ce système, conçu pour fonctionner dans une situation de croissance démographique et de plein emploi, n’est pas vraiment adapté à la donne qui est celle qui nous est promise pour les années à venir. Ceci est vrai quelque soit la sentiment que nous ayons du réel contributeur.

  • François2 , 26 mars 2014 @ 11 h 02 min

    Depuis toujours (je suis retraité) j’ai pensé que cette dualité (salariales, patronales) était une absurdité, qui ne servait à rien sauf à compliquer, à embrouiller (but de l’opération) et à renchérir le coût. Il y a cotisations tout court, PAYEES PAR LE SALARIE (puisque produites par le travail du salarié), et VERSEES PAR LE PATRON (par commodité).

  • baldag , 26 mars 2014 @ 11 h 28 min

    Si le salarié percevait de son employeur l’intégralité de son salaire dit brut, il devrait émettre un chèque à l’ordre de chacun des organismes sociaux en paiement de la totalité des charges afférentes à son salaire.
    Or, ce n’est pas le cas.
    Qui émet les chèques en paiement de la totalité des prélèvements sociaux : l’employeur!
    C’est donc bien lui qui supporte la totalité de ces charges!
    Tout le reste n’est qu’insipide verbiage destiné à égarer les esprits depuis des lustres et inventé par la CGT notamment.

    La comédie des feuilles de paye avec charges dues par l’employeur et charges dues par le salarié est infâme! Mais elle permet de moduler les pourcentages, soit sur la part patronale, soit sur la part salariale : un peu plus pour un, un peu moins pour l’autre ou l’inverse!

    En fait, la CGT a eu et a toujours la crainte que, si l’employeur verse au salarié son salaire brut, celui qui est négocié à l’embauche, celui-ci “oublie” de payer ses différentes cotisations et c’est d’autant plus vrai qu’à présent, il faut être vraiment au fait de la question pour ne rien omettre!

  • passim , 26 mars 2014 @ 13 h 09 min

    Je ne sais pas si vous avez bien compris que cette comédie entre “part patronale” et “part salariale” est avant tout destinée à enfumer le pekin moyen.
    Cette comédie a pour but l’absence de prise de conscience du véritable coût de la “protection sociale”.
    Le salarié qui devrait acquitter lui-même la totalité des charges se révolterait contre les gaspillages. Fini le rideau de fumée qui les masque.
    La “préférence pour l’impôt”, en France, n’est pas le fait que des dirigeants. Elle est profondément ancrée dans les mentalités (par ces mêmes dirigeants collectivistes).
    Pour le Français moyen, c’est toujours “l’autre” qui paie (l’employeur, le “riche”). On le lui a fait croire, et il le croit. Dès lors, ces dépenses peuvent s’envoler sans que cela ne le gêne.
    Cet enfumage a un but : les dépenses sociales sont pour les dirigeants l’outil le plus efficace du clientélisme.

  • NicolasM , 26 mars 2014 @ 13 h 58 min

    Je rejoins plusieurs commentaires : payer tout son salaire à l’employé serait beaucoup plus simple pour l’entreprise, et les bulletins de salaire seraient vraiment simplifiés…!
    Mais les caisses de sécu et autres retraites auraient vraiment du mal à encaisser les sommes alors dues par le salarié. Et lorsque l’état (avec un petit e) augmente les cotisations, j’imagine déjà les salariés devant faire des chèques plus conséquents aux différentes caisses pour des prestations de plus en plus ridicules… Je pense que cela gronderait très très vite, ou bien les gens ne paieraient plus, tout simplement.
    Je suis chef d’entreprise artisanale dans le bâtiment. Que l’on nous permette de payer l’intégralité de son salaire à l’ouvrier et je serai le premier à le faire et à écouter ensuite les salariés me dire comment ils font pour payer.
    De plus, le coût des bulletins de salaire serait diminué de 100% puisque je pourrai les faire moi-même, alors qu’actuellement c’est un tel b… au niveau des diff. charges dans le bâtiment qu’un bulletin coute en moyenne 20€/mois à l’entreprise. 4 salariés = 80€.
    Pour moi, le document du “french libertarien” entretient bien plus la confusion qu’il ne la simplifie !

  • MAZIROT , 26 mars 2014 @ 14 h 24 min

    Il ne faut pas oublier que le pseudo-partage des cotisations permet d’enfumer encore plus le salarié sur le poste des taxes liées à la prévoyance, l’épargne salariale et à la retraite:
    Poste concerné: prévoyance collective, retraite dite article 83, PEE, intéressement, Participation..
    On notera que le forfait social imposé sur les versements de “l’employeur” crée par M. Fillon au taux de 2% et actuellement à 20% est un manque à gagner pour le salarié.
    De même les taxes dites employeur” pour les risques d’incapacité de travail
    Sans oublier la taxe d’assurance sur la part employeur des régimes de santé.
    le comble étant la réintégration fiscale de la part employeur de ces “mutuelles ” entreprise dans le revenu imposable après avoir rendu obligatoire de telles assurances.
    On arrive ainsi au paradoxe suivant:
    les salariés n’ont pas intérêt à bénéficier d’un régime de santé de qualité et donc coûteux car l’incidence fiscale autrefois favorable de l’article 83 (l’employeur pouvait prendre en charge l’intégralité des budgets sans réintégration sauf à dépasser un plafond fort élevé) se retourne contre eux:pourquoi payer sur du net imposable une couverture de soins aussi payés par du net après impôt? Autant être en auto-assurance sur les postes accessoires..
    Surtout qu’une telle réintégration impliquerait pour certains une perte d’avantages sociaux liés aux rémunérations nettes imposables.
    Auparavant on pouvait utiliser judicieusement l’article 83 pour défiscaliser la cotisation de prévoyance ainsi que celle de retraite article 83. le forfait social remet en cause une partie de cette logique financière et patrimoniale.
    résultat pour chacun:
    moindre couverture de santé, écrasement des possibilités de constituer un patrimoine financier directement issu de la masse de rémunération brute, imposition sur les revenus.
    Jackpot chez Ubu!

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