Plus belle la philosophie de Fabrice Jambois

Plus belle la philosophie de Fabrice Jambois

Trafiquer l’information étant insuffisant, pour mieux formater les esprits et agir en profondeur sur l’opinion, la bien pensance s’est depuis longtemps infiltrée dans  les fictions télévisées. La plus emblématique étant la série quotidienne de France 3 Plus belle la vie, instrument de propagande au service de la société multiculturelle, du métissage et de l’antiracisme qui vient de fêter son 3000 ème épisode. Située à Marseille, cette fiction décrit une situation sans aucun rapport avec la réalité marseillaise marquée par les conflits ethniques,  les trafics, les violences et les meurtres .

Et voilà que cette série stupide ose se lancer dans la philo! La production du téléfilm de France 3 et les éditions Ellipses proposent de découvrir la série sous forme d’un abécédaire, le philosophe Fabrice Jambois* dresse un portrait philosophique du Mistral,  quartier fictif où se situe la série.

Cette ouvrage se veut  grand public, affichant pour ambition de  «permettre à toutes les générations de s’initier à la philo de manière simple et ludique» et sort comme par hasard le 3 mai prochain, juste avant les épreuves du Bac… Fuite d’un des sujets ou présage d’une option Bac Plus belle la vie en 2017?

 *

Fabrice Jambois ?

Hégélianisme et schizo-analyse : l’idée de mort et la formation de la psychiatrie matérialiste dans la philosophie de Gilles Deleuze par Fabrice Jambois.
Thèse de doctorat en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique).
Sous la direction de Jean-Christophe Goddard. Soutenue le 16-09-2013 à Toulouse 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (Toulouse)  en partenariat avec Équipe de recherche sur les rationalités philosophiques et les savoirs (Toulouse) (équipe de recherche) .
Le jury était composé de Guillaume Sibertin-Blanc, Philippe Sabot.
Les rapporteurs étaient Monique David-Ménard, Stéphane Haber.

Cette thèse a pour objet la « psychiatrie matérialiste » (ou « schizo-analyse ») élaborée par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans L’anti-Œdipe en 1972. Elle vise à déterminer le contenu conceptuel de cette pratique théorique, trop facilement reléguée dans l’abstraction d’un imaginaire spéculatif. La schizo-analyse, qui s’édifie avec et contre la psychanalyse, se propose de transformer les directions de la cure psychanalytique en procédant à une refonte de la théorie métapsychologique à partir du modèle clinique de la schizophrénie. Notre projet consiste à mettre en évidence la présence d’une métapsychologie fonctionnaliste dans L’anti-Œdipe et à mesurer les effets de déviation qu’elle implique pour la psychanalyse, dont elle modifie conceptuellement les principales opérations.

Dans une première partie, nous prenons pour fil conducteur le concept de « corps sans organes », différencié en plusieurs moments renvoyant chacun à une station vitale déterminée, pour montrer que des schèmes dialectiques organisent l’exposition des synthèses du processus de production de l’inconscient et examiner ensuite les conditions de l’incorporation de cette dialectique du désir dans la théorie de la production sociale.

Dans une deuxième partie, nous déduisons de la métapsychologie deleuzo-guattarienne les principes des relations intersubjectives et nous efforçons de déterminer le statut de la perversion qui les affecte à divers degrés pour appréhender la relation analytique qui constitue, selon L’anti-Œdipe, une relation perverse paradigmatique.

La troisième partie examine les conditions d’une psychanalyse rénovée par la schizo-analyse.

Articles liés