Peut-on être libertarien ET conservateur ?

Julie Borowski, une jeune militante libertarienne, pense que oui et rappelle que « libertarien » ne signifie pas « libertaire » ou « libertin » :

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87Commentaires

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  • François Desvignes , 26 août 2013 @ 11 h 58 min

    Comme je n’ai compris que deux mots sur trois de son accent à couper au couteau (et pourtant moi y en a parler un chouilla anglais tous les jours),

    J’ai fait comme les trolls : je suis allé pomper mes idées sur le net.

    Et ça a donné ceci, un vrai sous titrage de la vidéo, en plus complet :

    « Le libertarisme a une existence politique dans les pays anglo-saxons (libertarian party). Il échappe à un positionnement politique classique de par ses thèses qui le situent à la fois à gauche au plan des libertés individuelles (usage libre des drogues, liberté d’expression, liberté d’immigration, liberté sexuelle…) et à droite au plan des libertés économiques (respect de la propriété privée, libre-échange, suppression ou diminution drastique de la fiscalité…). Comme le dit Murray Rothbard : le libertarien ne voit aucune incohérence à être « de gauche » dans certains domaines et « de droite » dans d’autres. Au contraire, il considère que sa position est virtuellement la seule qui soit cohérente du point de vue de la liberté individuelle.

    Les libertariens sont inclassables, et les personnes non averties (au moins en Europe, où les thèses libertariennes sont encore peu répandues) ont tôt fait de les classer, par ignorance, tantôt à l’extrême-gauche (anarchisme, refus des lois, défense intransigeante des libertés), tantôt à l’extrême-droite (liberté du port d’armes, défense intransigeante de la propriété et de l’entreprise privée, refus de l’assistanat étatique). Le libertarisme est en réalité anti-politique, pour lui la politique ne diffère pas de l’esclavagisme.

    En quoi les libertariens diffèrent des libéraux ? Même si le socle idéologique est commun, les divergences avec les libéraux sont nombreuses, et portent sur le rôle de l’État, la conception de la politique et de la démocratie, l’impôt, la loi, l’immigration, le droit pénal, etc. (les articles cités explicitent les différences). Les libéraux considèrent habituellement les libertariens comme des libéraux « radicaux » voire extrémistes, les libertariens considèrent les libéraux non libertariens comme des « compagnons de route » qui ne sont pas allés jusqu’au bout de la logique libérale (en raison d’un trop grand respect envers l’État, ou d’une conception incomplète de ce qu’est le droit).

    Les libertariens, en comparaison avec les libéraux, ont de par leur logique propriétariste des idées très arrêtées sur ce que devrait être le droit dans une société libre, alors que les libéraux seront moins catégoriques sur le rôle de l’État et plus hésitants sur la réalité de la lutte des classes que dénoncent les libertariens, ou sur le principe de non agression que les libertariens érigent en règle générale.

    Il est cependant impossible de tracer une frontière claire entre libertariens et libéraux (aux États-Unis, on emploie d’ailleurs le même terme dans les deux cas : libertarian). La différence est peut-être une question d’attitude : les libertariens déduisent leur position sur tout sujet de grands principes a priori tels que la non-agression, la propriété de soi-même ou le concept de droit naturel, avec le risque de tomber dans un certain dogmatisme (Rothbard est souvent cité comme l’exemple-type) ; les libéraux, eux, sont davantage attachés aux conséquences et adoptent un point de vue empirique (Hayek) ou utilitariste sans a priori. Comme le remarque un peu cruellement Virginia Postrel (an 18th-century brain in a 21st-century head) : la tradition déductive a défini l’identité libertarienne et son dogme, tandis que la tradition empirique a réalisé ses buts.  »

    A la différence des trolls, je cite mes sources (et avoue ma connerie abyssale et mon ignorance crasse) : http://www.wikiberal.org/wiki/Libertarien

    oui, je sais : maintenant tout le monde va pouvoir mieux cerner notre ami E Martin à qui l’on doit tant, cet ultra libertarien moyennement conservateur

    (…)

  • goturgot , 26 août 2013 @ 12 h 21 min

    Merci pour l’explication. Il ne parait en effet pas inopportun de préciser ce qu’est le libertarianisme sur NdF, où si j’en crois les commentaires, l’on rencontre souvent des conservateurs, parfois des libéraux et jamais les deux à la fois.
    En réalité, le libértarisme aux EU est incarné par Ron Paul. Celui ci se caractérise par les positions suivantes (entre autres):
    -Opposé au droit du sol et anti immigrationniste.
    -Opposé à l’avortement.
    -Non-interventionniste en matière de politique internationale.
    -Pour la SUPPRESSION DE LA FED et pour le retour à l’étalon or.
    -Pour la liberté du port d’arme.
    -Pour une réduction drastique du poids de l’état et une baisse de ses dépenses.

    Plus conservateur, tu meurs. (si j’ose dire).
    Donc, non, E Martin, qui soutient Ron Paul, n’est pas « Ultra » libertarien, il est seulement libertarien, le « ultra » étant ici largement superfétatoire. Et, si, E.Martin est bien authentiquement conservateur.

  • goturgot , 26 août 2013 @ 12 h 35 min

    Pour enfoncer le clou, voici un texte de l’excellent économiste autrichien Hans Hermann Hoppe:
    Intitulé « du conservatisme et du libertarianisme »:

    http://www.institutcoppet.org/wp-content/uploads/2012/11/Hoppe-Du-conservatisme-et-du-libertarianisme-Institut-Coppet.pdf

  • mariedefrance , 26 août 2013 @ 13 h 40 min

    Tous ces nouveaux concepts permettent une nouvelle Tour de Babel.

    C’est dans la même veine que celle de « réactionnaires » et « progressistes ».

    A considérer les « progrès » qui ont amené nos sociétés à la violence, à la destruction de la
    famille et même de l’individu, il me semble qu’il serait temps de reposer les pieds sur terre !
    Les gens ne savent plus que faire, que penser pour être différents des autres.

    Ringarde?

    Tant mieux !!

    Perso, je trouve que c’est se masturber les méninges et il n’est pas certain qu’il apparaisse
    que nous soyons totalement manipulés.

    Encore une influence anglo-saxonne.
    Le mot « libertarien » est l’adaptation en français de l’anglais « libertarian », lui-même traduction anglaise du français « libertaire ».

    On se mord la queue.

  • bertty , 26 août 2013 @ 13 h 46 min

    On ne peut pas être libértarien et de droite, de la vraie droite catholique et contre-révolutionnaire qui veut un Etat régalien fort mais décentralisé, a des préoccupations sociales fortes tout en étant favorable aux hiérarchies sociales.

  • Diex Aïe ! , 26 août 2013 @ 15 h 02 min

    Complètement d’accord !
    Le libertarianisme est le compagnon de la franc-maçonnerie ! Les deux sont incompatibles!
    Les progressistes s’acharnent à faire croire que cela est possible, mais ne nous y trompons pas ! La notion de liberté dans le libéralisme ou le libertarianisme est totalement contre les principes de l’Eglise. ATTENTION ! ! !
    Les conservateurs orléanistes (et franc-maçon) ont rejoint les républicains modérés anciennement de gauche et actuelle UMP) alors que les les conservateurs légitimistes ont rejoint le parti nationaliste suite à l’affaire Dreyfus. Ainsi donc, ne nous y trompons pas!!!
    Et puis autre chose, NOUS NE SOMMES PAS AUX USA ! ! !

  • François Desvignes , 26 août 2013 @ 15 h 10 min

    Ah ça fait du bien de respirer en vous lisant !

    Merci d’avoir fait la mise au point.

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