Nicolas Doze : l’emploi n’a surtout pas besoin de l’État

Le chômage continue sa progression en France avec 31 500 chômeurs supplémentaires en février. Ce jeudi sur BFM TV, Nicolas Doze rappelle que l’emploi n’a pas besoin de l’État :

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6 Commentaires

  • ranguin , 27 mars 2014 @ 15 h 55 min

    Belle analyse qui risque de faire un flop dans le microcosme politique.
    Nos dirigeants sont coupés du monde réel.

  • charles-de , 27 mars 2014 @ 16 h 11 min

    Comme le disent si bien nos ministres Sapin et Moscovici : “NOUS REDRESSONS LE PAYS ¨ ”

    AVEC à NOUVEAU 1.000 CHÔMEURS DE PLUS PAR JOUR !

  • FIFRE Jean-Jacques , 27 mars 2014 @ 16 h 34 min

    Peu de mot mais une analyse implacable.
    Oui l’entreprise n’a pas vocation à créer de l’emploi mais de la richesse. Et dans ce processus de création elle suscite une offre de travail. Voilà ce que n’ont pas compris les gens qui ont conçus le fameux pacte de confiance.
    Les faits sont têtus et les chiffres sont des éléments impitoyablement démonstratifs. Ainsi le “chômage” a augmenté de 422000 personnes en 18 mois passant de 2922000 en mai 2012 à 3344000 demandeurs d’emploi en février 2014, soit une progression de 14.4 %. Peu ont fait pire ! Excepté peut-être un autre François tout aussi peu inspiré est dogmatique que l’actuel.
    L’aveuglement de nos dirigeants (bien aidés par les syndicats dont le pouvoir de nuisance est inversement proportionnel à leur représentativité) est sidérant et leur entêtement assommant.

  • Jo , 27 mars 2014 @ 20 h 11 min

    “Éric Laurent. Le scandale des délocalisations.”

    “Ce livre remarquable est bien la preuve que, pour l’hyperbourgeoisie, la crise n’est pas le problème, c’est la solution.

    “Sa dénonciation des délocalisations, par les patronats étatsunien et français en particulier, est puissamment documentée et offre une mise en perspective exceptionnelle de ce problème économique, social et humain. Les capitalistes occidentaux ont cru qu’en délocalisant ils allaient se servir de la Chine ou de l’Inde en qui ils ne voyaient que des pays tout juste bons à fabriquer des t-shirts ou des jouets à deux balles. Ils comprennent désormais que ces pays dits ” émergents ” se servent d’eux. Même Wal-Mart, cet immense empire de la distribution qui avait fait plier les gouvernements étatsuniens successifs, est désormais soumis aux logiques industrielle et commerciale des Chinois (l’auteur consacre un chapitre édifiant aux ravages que l’entreprise des Walton a commis dans la société étatsunienne). Pourquoi la Chine ? Parce que, rappelle Éric Laurent – et c’est là une remarque frappée au coin du bon sens, ce pays a été la première puissance mondiale pendant dix-huit des vingt derniers siècles. Pourquoi l’Inde ? Parce que lorsque les Français et les Anglais (qui l’ont oublié) se disputaient ce pays au XVIIIe siècle, son économie était plus puissante que la leur. Retour des choses.

    Les responsables des délocalisations ne sont pas les Chinois, mais bien le monde des affaires occidental qui, souligne d’emblée l’auteur, « ne s’est jamais révélé aussi hostile aux intérêts des travailleurs ». Les responsables sont au premier chef les entrepreneurs du CAC 40 qui ont fait passer la part des emplois en France de 50 à 32% de leurs effectifs totaux. Délocaliser, c’est commettre un ” crime de bureau ” , pour reprendre la célèbre expression utilisée lors du procès Papon. Cela signifie des salaires réduits, moins d’impôts pour financer l’éducation ou la santé, un déclin généralisé et une perte irrémédiable de souveraineté.

    Au sein de l’Europe, les grands groupes pratiquent également la ” délocalisation sur place ” en important des travailleurs de pays européens à la main-d’oeuvre bon marché. Comme France Télécom qui a recruté récemment des Portugais sur des contrats de deux ans. La complicité des pouvoirs publics est totale : l’Union européenne, les États, les régions financent les entreprises qui cherchent à délocaliser, avec l’argent même des contribuables. En dix ans, l’emploi industriel a baissé en moyenne de 15% dans l’Union européenne, et de 20% en France.

    Le déclin des États-Unis et de l’Europe s’accélère…
    ..
    Ainsi donc, nos sociétés sont entrées dans un cycle infernal : « En abaissant les salaires et en accentuant les délocalisations, les entreprises affaiblissent la demande intérieure. Elles n’ont pas compris qu’en se débarrassant de leurs salariés elle perdraient leurs consommateurs. » Le pire est que ces mêmes entreprises fuient à l’étranger en exigeant des subventions payées par les gens qu’elles mettent au chômage. Notre système économique en est venu à « détester ceux qui ont un emploi et plus encore ceux qui l’ont perdu. »

    Les pouvoirs politiques sont complices : ils ne protègent plus du tout les travailleurs. Ils observent sans réagir les déqualifications, l’abaissement des salaires, le travail à bas coût. La politique européenne est aussi absurde que criminelle : « Elle s’offre à la concurrence internationale tout en pratiquant une politique interne de la concurrence, tatillonne, qui interdit à ses États membres de fournir à leurs industries un soutien public. Comme c’est le cas en Chine ou aux États-Unis. »

    Que se passera-t-il lorsque la mariée sera devenue vraiment laide ?

    http://www.legrandsoir.info/en-finir-avec-le-parti-socialiste-pour-un-boycott-civique-et-republicain-de-toutes-les-variantes-de-vote-socialiste-aux.html

  • Jo , 27 mars 2014 @ 20 h 31 min

    “Allemagne : paradis des contrats précaires et des bas-salaires”

    L’Allemagne invisible

    Il est à peine quatre heures du matin. Le ciel est encore très sombre et Yasmine se trouve déjà devant la porte de l’agence pour l’emploi du quartier berlinois Neukölln. Vêtu du bleu de travail, sac à dos, ses chaussures de sécurité aux pieds et le visage encore engourdi par le sommeil, il sonne à l’accueil et un employé de l’agence ouvre la porte : « nous ouvrons à quatre heures, et il n’est que moins cinq ». Encore cinq minutes à attendre dans le froid.

    Yasmine veut trouver un travail, pour gagner quelques euros qui lui permettront de finir la semaine. L’agence nationale allemande pour l’emploi propose du travail pour quelques heures payées en espèces et de main à la main en fin de journée. « Il s’agit surtout de travaux dans le bâtiment, les magasins ou les marchés, à charger et décharger des caisses, pour des déménagements ou d‘autres travaux de ce type », nous précise Stephan Perleß, chargé de recevoir les offres et de sélectionner les candidats dans cette « agence publique de gestion de travaux d’un jour », c’est ainsi qu’elle est désignée.

    Le profil des demandeurs est celui d’un allemand sans emploi, ou celui d’un actif qui a besoin de compléter son salaire ou bien de gens désespérés qui, selon Perleß, ne bénéficient d’aucune aide sociale. « Certains viennent chaque jour dans l’espoir de trouver quelque chose ». Les entreprises, de leur côté, « ne font des offres qu’en cas d’absence pour maladie ou pour le besoin ponctuel d’une augmentation de production ». Mais, quand on lui demande s’il y a des contrôles sur le nombre d’employés fixes et le nombre d’employés éventuels que chaque entreprise peut ou ne peut pas contracter, il nous certifie que de tels contrôles n’existent pas. À la différence des entreprises de travail temporaire, ici le service est gratuit pour les employeurs.

    « Minijobs », une spirale difficile d’en sortir

    « Beaucoup profitent de cette aide de l’État pour offrir du travail avec un salaire de misère », nous assure Evelin Räder, spécialiste du marché du travail dans le syndicat Ver.di, un des plus importants d’Allemagne. Selon les chiffres officiels dont elle a connaissance, presque 1,35 millions d’allemands qui ont un travail de plus de 30 heures par semaine sont obligés de recourir, en plus, à l’aide de l’État pour s’en sortir. Sans aller chercher plus loin, l’été dernier, la divulgation de la rémunération -trois euros de l’heure seulement- des agents de sécurité du Parlement allemand, a fait éclater un scandale. À l’idée d’exporter le modèle, notre interlocutrice prend un ton grave : « Du côté de Ver.di, nous pouvons seulement déconseiller l’Espagne d’introduire ces types de contrats d’emplois. »

    Presque sept millions d’allemand ont un « minijob », et 4,5 millions d’entre eux seulement disposent de ce travail [sans contrat, ndt] avec lequel ils ne peuvent gagner guère plus de 400 euros. « Ces travaux sont une spirale dont il est difficile de sortir ». Selon l’institut allemand pour le marché du travail et de l’emploi, 7% seulement de travailleurs en minijobs parviennent ensuite à trouver un travail stable.

    – Mais, est-ce qu’un minijob ne serait pas mieux que venir ici à quatre heures du matin pour voir si tu trouves quelque chose ?

    – « Oui bien sûr, ce serait mieux, mais je n’en ai trouvé aucun », répond tristement Yasmine.

    Il n’y a aucune statistique officielle sur le nombre de travailleurs qui, comme Yasmine, sont voués à vendre leur force de travail quelques heures par jour, à un employeur chaque fois différent. « Ce type de contrats amène à une baisse de syndicalisation », nous assure Adoración Guamán, professeure de droit du travail à l’Université de Valencia. De fait, le syndicat Ver.di n’a pas de chiffres non plus en la matière : « Nos adhérents font partie, pour le dire malheureusement d’une certaine manière, à des travailleurs privilégiés. Les travailleurs avec des minijobs ou avec du travail d’un jour n’adhèrent pas à un syndicat. »

    Un monsieur âgé de 61 ans attend lui aussi à côté de Yasmine. Il nous dit être trop âgé pour trouver un travail à temps complet. « Lorsque je répond aux offres et que l’on me demande mon âge, ils me disent carrément si je ne rêve pas ». Heureusement, il assure avoir beaucoup d’amis. « De temps en temps ils me disent, tiens, cinq euros ».

    Un autre qui attend, nous interroge : « Bon mais, quels sont les intérêts pour cette agence de l’emploi en Espagne ? », nous essayons alors d’expliquer qu’en Espagne l’agence nationale pour l’emploi ne dispose pas de branche où l’on peut aller chercher un travail d’un jour très tôt le matin.

    – Et comment font les gens quand ils n’ont pas de travail ?

    – He bien, ils se débrouillent, comme tout le monde — répond une autre personne présente.

    Au moment de les saluer, un monsieur d’une cinquantaine d’années, nous regarde et nous dit : « Écoutez les gars, n’oubliez surtout pas de dire aux espagnols qu’en Allemagne les choses vont en empirant ! ».

    http://lagaffe.canalblog.com/archives/2012/09/27/25196658.html

  • lhemeu , 28 mars 2014 @ 9 h 04 min

    Ce n’est pas aux autres que nous devons nous en prendre , mais à nous , qui avons élu des plus qu’inaptes . ( je tiens à préciser que je n’ai jamais fait partie de ces votants aveugles , ou aveuglés .)
    Moins l’état régule , mieux on va .
    Le problème est de les mettre dehors . Difficile quand on a des merdias qui sont formatés comme ils le sont …
    Mais pas impossible . Les peuples n’ont que les gouvernements qu’ils méritent .

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