Femen : Un flic en civil parmi les assaillants ?

Dans un entretien accordé le 20 novembre aux Nouvelles de France, Alain Escada, le Président de l’Institut Civitas, qui revenait sur l’agression des Femen lors de la manifestation du 18, soupçonnait un coup monté des autorités :

« Notre manifestation se terminait vers 18 heures et (les six députés qui exigent la dissolution de l’Institut Civitas) ont adressé leur réponse dans cette même journée de dimanche. Or, ces six élus ont, comme par enchantement, eu le temps en une soirée de prendre le recul nécessaire sur l’actualité, de réunir et de trier toutes les informations réelles et non biaisées, de rédiger une longue lettre, de la faire relire et avaliser par chacun d’entre eux, et enfin de l’envoyer au ministre ? »

La veille déjà, les pouvoirs publics avaient tenté de minorer l’importance de la première manifestation contre le « mariage » homosexuel et de diaboliser ses participants (« Nous n’accepterons aucun dérapage. Les instrumentalisations et l’agitation des amalgames et des fantasmes ne sont pas à la hauteur de l’enjeu de cette réforme », avait déclaré Najat Vallaud-Belkacem samedi après-midi).

Et voilà que l’Observatoire de la christianophobie s’interroge sur un des manifestants de Civitas qui s’en est pris aux Femen : au début, il porte un brassard orange, celui que portent habituellement les policiers en civil, et le retire au cours de l’action…

Au début des échauffourées :

Peu après :

En attendant, quatre manifestants qui avaient repoussé les Femen ont été interpelées par les forces de l’ordre.

Articles liés

32Commentaires

Avarage Rating:
  • 0 / 10
  • JSG , 29 novembre 2012 @ 15 h 40 min

    Sans porter de jugement sur ce groupe que je ne connais pas, l’intrusion de ces filles en chaleur, dans la queue du défilé, sentait la manip à plein nez !
    Les propos tenus le soir même, par les médias laissant fuser de fausses informations sur le déroulement des faits, en dit long sur le désaroi qui s’empare de la classe politique.
    S’ils craignent la montée de groupuscules d’extreme droite, ils n’ont qu’à s’en prendre à leur incapacité à résoudre les vrais problèmes, créant ainsi le nid de ces mouvements.
    Quelque soit son ennemi, il ne faut jamais l’humilier !
    Ces méthodes sont indignes d’un état de droit dont certains font référence à longueur de journée, alors qu’ils s’arrogent des pouvoirs qu’ils n’ont pas !
    JSG

  • diego , 29 novembre 2012 @ 15 h 54 min

    La France est devenu une dictature ( je vis en Amérique du Sud et et je sais de quoi je parle) : manque de liberté d’expression, presse digne des meilleurs jours de la presse soviétique d’antan, manipulations en tous genres, justice politisée etc etc.
    Ce qui est gravissime c’est que j’ai l’impression que les français lobotomisés par les médias ne se rendent compte de rien dans leur majorité.

  • Robert , 29 novembre 2012 @ 16 h 00 min

    Désolé, mais ça ne tient pas la route.
    Si des policiers infiltrés avaient été présents dans le cortège, cela aurait été incognito ou avec les insignes de la fonction. Poursuivre une Femen avec un brassard visible ou après avoir exhibé sa fonction par ce signe en l’enlevant, c’est simplement pas sérieux.
    Soit on fait de l’infiltration ou de la provocation et on le fait sans pouvoir être reconnu dans sa fonction. Cela arrive mais pas par des policiers en service qu’il est possible de reconnaître en faisant le tour des photos des différentes manifestations, voire qu’un collègue peut reconnaître.
    Si le brassard orange était celui d’un policier, il devrait être particulièrement stupide pour dans la foulée poursuivre les Femen sous le feu des caméras.
    Par contre, présent sur les lieux, j’ai vu des membres du SO ou de celui d’un groupe présent porter un brassard orange. Il devrait être possible d’avoir confirmation en faisant un grossissement de la photo pour voir ce qu’il est écrit sur le brassard.
    En tout cas, on a bien confirmation par Fourest que c’était un coup monté, journalistes et militantes complices, et que certains manifestants sont tombés dans leur piège en les poursuivant au-delà de la nécessaire réaction du début.
    Alors, cela peut être une occasion pour nous demander si nous pouvons accepter des risques de débordements de certains énervés prompts au coup de poing lors de rassemblements surveillés et victimes de provocations que nous voudrions voir rester impeccables dans leur image.

  • RH , 29 novembre 2012 @ 16 h 36 min

    De toute façon il faut être particulièrment stupide pour monter ce genre de coup, donc il est tout a fait possible que ce soit effectivement un flic qui a oublié d’enlever son brassard. On ne choisit pas les plus brillants pour faire ça… ;o)
    De toutes façon les flics officiels ont laissé les femen accéder à la manif, alors que leurs dégaines, même habillées, ne laissaient aucun doute sur leurs intentions.

  • Robert , 29 novembre 2012 @ 16 h 56 min

    RH,
    Justement, pour les provocations, on choisit de la réussir et donc pas un idiot du village.
    Je pense que c’était un membre d’un SO d’association présentes, GUD ou JN, qui a commencé à réagir avec le brassard puis l’a enlevé.
    Les flics sont plus malins que ça.

  • Arthur , 29 novembre 2012 @ 17 h 21 min

    Tout est possible.Il peut s’agir d’un policier mais cette action était imprévue ou bien elle l’était de sa part.Il peut s’agir d’un policier présent dans les groupes non affiliés à Civitas (extrême droite diverse) qui défilaient dans le cortège ou d’un militant de ces groupes également policier car ces milieux sont très surveillés et infiltrés par la police.L’homme aura rabattu son passa-montagne dans le moment de l’action, disposé son brassard police officiel à l’envers (côté sans inscription police) intentionnellement, ceci afin de le montrer du bon côté si nécessaire et on voit qu’il l’a mis dans sa poche dans un second temps.Ou bien il n’est pas policier mais portait le brassard d’un second service d’ordre à déterminer.On a fait entrer les « Femen » et leurs complices journalistes et la célèbre Fourest avec un vêtement recouvrant leur quasi nudité), elles ont ensuite retiré ce vêtement ample rapidement, des porteurs de sacs (qui ont été remarqués par plusieurs marcheurs) ont joué le rôle de vestiaire au bon moment et les Femen ont pris les bombonnes ou instincteurs dans les dits sacs pour compléter la mise en scène et commencé leur action à un moment donné du cortège plus ou moins prévu d’avance.Le service d’ordre a été pris par surprise, certaines personnes non violentes ont manifesté tout haut leur désaprobation, les choses se sont passé et enchaînées très vite, les photographes ont fait leur travail … le piège s’est refermé !

  • Cril17 , 29 novembre 2012 @ 17 h 36 min

    Quand on aura la réponse qui a été posée si judicieusement sur le site de l’observatoire de la christianophobie, ( merci Robert pour vos observations ) il sera peut-être tout aussi judicieux de ré-ouvrir deux autres dossiers qui ne sont pas sans similitude avec celui-ci, pour qui accorde quelque crédit à cette  » LOI DU CRIME : « IS FECIT CUI PRODEST », C’EST CELUI AUQUEL CELA PROFITE QUI L’A FAIT !

Les commentaires sont clôturés.