La face cachée de la guerre en Ukraine (1ère partie)

Lors de son déplacement dans l’est de l’Ukraine séparatiste où se tenaient des élections le 2 novembre 2014 dans les Républiques (autoproclamées) de Donetsk et Lougansk, l’eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser était accompagné d’une équipe de journalistes de TV Libertés, qui ont produit un reportage intitulé « La face cachée de la guerre en Ukraine ».

Voici la première partie de ce reportage :

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65Commentaires

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  • patrick Canonges , 30 novembre 2014 @ 13 h 19 min

    Dès le début du coup de force des colons russes en Crimée, les catholiques sont aussitôt ciblés. Le 15 mars 2014, les milices séparatistes ont arrêté le père Mykola Kvitch de Sébastopol avant de le relâcher après interrogatoire.
    L’occupation du Donbass verra se répéter et s’amplifier de telles pratiques. Le 28 mai, le père Pawel Witek, Polonais, était enlevé à Donestk, il sera libéré peu après. L’infortuné prêtre ukrainien, le père Tikhon, 43 ans, enlevé le 3 juillet 2014 par les miliciens du Donbass, n’aura pas cette chance. Nous sommes sans nouvelles de lui.
    Le Père Sergueï, l’un des trois prêtres enlevés en Ukraine entre juillet et août, raconte à l’Aide à l’Église en Détresse ses douze jours de captivité. Ce prêtre gréco-catholique, membre de l’Exarchat archiépiscopal catholique ukrainien de Donetsk, a été enlevé à la fin du mois de juillet, alors qu’il conduisait sa voiture. « Trois hommes de l’armée de la Nouvelle Russie sont sortis d’une voiture située à côté de la mienne. J’ai tout de suite réalisé que c’est moi qu’ils voulaient. Ils m’ont obligé à monter dans leur voiture, puis ils m’ont endormi avec une éponge imbibée de chloroforme. » Le Père Sergueï a été séquestré et interrogé pendant 12 jours, avec des menaces de mort et simulations d’exécution, privé d’une insuline dont il avait besoin et qu’il réclamait.
    Don Victor, prêtre catholique du diocèse de Kharkiv-Zaporijia, a été enlevé dans des circonstances similaires. « Quelques hommes de l’armée de la Nouvelle Russie m’ont arrêté à un poste de contrôle – raconte-t-il à l’AED. Après avoir vu mes papiers, ils m’ont demandé de les suivre pour un bref examen, mais je n’ai été libéré que onze jours plus tard ». Il a lui aussi subi plusieurs interrogatoires et ses ravisseurs lui ont fait croire plus d’une fois qu’il allait être fusillé.
    Enfin, le 22 août le consul honoraire de Lituanie, Mykola Zelenec, également catholique était assassiné.
    Ces persécutions nous renvoient aux vociférations de Dimitri de Koschko qui avait récemment déclaré sur Radio Courtoisie qu’il s’en foutait (sic) des Catholiques du Donbass car il n’y en a presque pas.

  • patrick Canonges , 30 novembre 2014 @ 14 h 14 min

    Les gens de bonne foi peuvent consulter sur les persécutions du catholicisme par le colonat russe en Ukraine:

    http://cestpassecretcestdisret.blogspot.fr/2014/10/indifference-face-au-sort-des.html

  • patrick Canonges , 30 novembre 2014 @ 16 h 30 min

    Pour les naïfs (ou les stipendiés) qui croient (ou font semblant de croire) que les Russes combattent contre les nazis de Kiev, voici quatre groupes néo-nazis russes qui opèrent dans les républiques des colons russes d’Ukraine orientale.

    Alexandre Barkachov, dirigeant de l’Unité nationale russe (RNE), a visité deux fois l’est de l’Ukraine en mars et mai et réside actuellement dans la République des colons russes de Donetsk. Son fils combat en Ukraine. Cet groupe paramilitaire, qui a pour objectif l’expulsion des Ukrainiens de l’est de l’Ukraine, fut fondée en 1990. Son emblème rouge et noir ressemble au svastika nazi. Il fait parti de l’Union mondiale des nationaux-socialistes (WUNS) fondée en 1962.
    Un autre groupe néo-nazi, plus exactement nazbol (nazi-bolchévik) opère en Ukraine. Il s’agit de l’Union de la Jeunesse eurasienne d’Alexandre Douguine. Celui-ci est un conseiller écouté de Vladimir Poutine. C’est lui qui a suggéré aux colons séparatistes de ressusciter le concept de « Nouvelle Russie » (Novorossiia) pour désigner l’est de l’Ukraine.
    Est impliquée aussi « L’Autre Russie », constituée en juillet 2011 par l’écrivain nazbol Edouard Limonov devenu opposant à Poutine et qui a fédéré des groupes divers: communistes, nationalistes, libéraux. Edouard Limonov est le dirigeant du Parti National bolchévik.
    Les « Centuries noires de Russie » ou « Cent Noirs » sont dirigés par Antoine Raievsky. Celui-ci tenta en mars de créer un groupe subversif à Odessa, dans le sud ouest de l’Ukraine, ce qui lui valut d’être expulsé en Russie. Ce groupe se veut l’héritier des Cent Noirs pogromistes du début du XXe siècle. Il se prétend monarchiste et orthodoxe. Cependant ce monsieur porte un tatouage d’Hitler sur son bras.

  • PG , 30 novembre 2014 @ 17 h 38 min

    Il est certain qu’en Ukraine sous contrôle russe, les catholiques  »trinquent » méchamment, alors que les orthodoxes en zone ukrainienne de l’Ouest, la Galicie, n’ont aucun problème.
    A la décaherge des Russes, l’Eglise orthodoxe elle-même, et déjà sous les Tsars, an’a jamais tellement accepté qu’il y ait des catholiques en  »terre orthodoxe » : cette identification de Russie et orthodoxie avec patriotisme est l’un des problèmes de la Russie depuis toujours, avant Poutine, bien avant. Le panslavisme en est issu et c’est une impasse qui a régulièrement mené la Russie à l’enfermement et à l’échec : c’est le piège tendu par les américains, et Poutine s’y précipite.
    A quoi lui sert le Donbass ? Il serait plus fort en se dégageant de ce piège : mais il ne peut reculer maintenant sans perdre la face.

  • patrick Canonges , 30 novembre 2014 @ 18 h 19 min

    Le profil de Schaffhauser n’est pas iindifférent.

    Jean-Luc Schaffhauser est l’intermédiaire entre le parti de Mme Le Pen et la First Czech Russian Bank (FCRB) qui a accordé un prêt de 9,46 millions d’euros au Front National. Il est si bien introduit à Moscou qu’il lui aurait suffi d’activer deux connaissances proches du patron de la FCRB (Alexander Vorobyev et Mikhael Plisyuk), membres de l’Académie européenne. Jean-Luc Schaffhauser aurait touché au total une commission de 450 000 euros. Ce prêt intervient dans un contexte tendu entre l’UE et la Russie, mais Marine Le Pen a assuré que cela ne lui «pose absolument aucun problème», ajoutant : «Je ne vois pas d’ailleurs le rapport entre une banque tchéco-russe et le gouvernement de M. Poutine.» Or la FCRB est «de facto entre les mains d’un ancien cadre bancaire de l’Etat» russe, Roman Yakubovich Popov. Et il est naïf de croire que Poutine n’est pas intervenu pour concrétiser ce prêt.
    Quand des «élections» se sont tenues début novembre à Donetsk, chez les colons russe d’Ukraine orientale, Jean-Luc Schaffhauser s’est rendu sur place pour apporter sa caution à ce scrutin au nom de l’Association pour la sécurité et la coopération en Europe (ASCE) créée pour l’occasion.
    Démocrate-chrétien du CDS puis de l’UDF, ancien fonctionnaire territorial, ancien collaborateur de Bernard Stasi puis de Marcel Rudloff au Conseil régional d’Alsace, Jean-Luc Schaffhauser se définit lui même comme centriste. Il a été le Président du Forum démocratique européen créé à Strasbourg en 1990 pour rassembler les divers «forum démocratiques» tombeurs du communisme. Divers chefs d’ États y participèrent: Arpad Goncz (Hongrie), Vaclav Havel (République tchèque) et Lech Walesa (Pologne). Ce forum défendait une Europe centrale vigoureusement hostile à l’impérialisme russe.
    Le ler juillet 1995, Jean-Luc Schaffhauser a fondé l’Académie européenne avec des délégués de la Fondation Adenauer, de la Fondation De Gasperi et de l’Université de Navarre. L’Académie européenne se présente comme «un centre de formation des cadres et futurs cadres européens» qui défend curieusement une Union européenne aux antipodes de l’Europe des nations voulues par Marine Le Pen. Il est vrai que dans le cadre de l’Académie européenne, l’eurodéputé prétend défendre un rapprochement de l’Union européenne avec la Russie, pays où il a vécu et dans lequel il a travaillé pour le compte de Dassault, Total ou Thales, pays qui milite aussi contre l’unification du continent. Schaffhauser a par ailleurs fondé l’association Rhin-Volga, qui se fait fort «de mieux faire connaître la culture, la civilisation et l’actualité de la Russie» en France.
    Non encarté au FN mais membre du Rassemblement bleu marine, il a été bombardé tête liste à Strasbourg quatre mois avant les municipales de mars 2014. Il est ensuite devenu député européen en juin, parachuté en troisième position sur la liste conduite en Ile-de-France par Aymeric Chauprade, le très influent conseiller international pro-Poutine de Marine Le Pen.
    Cette succinte biographie brosse un personnage aux options contradictoires, dont le fil rouge semble très simple, et malheureusement si banal: faire du fric, en se jouant des convictions.

  • Letiboabc , 30 novembre 2014 @ 18 h 29 min

    Très bon reportage de TV Libertés qui présente bien ce qui se passe en Ukraine.

  • Azerty , 30 novembre 2014 @ 18 h 31 min

    Pas de doute. Certains ici auraient soutenus la racaille républicaine contre le vilain Franco.
    Pas la peine de s’abriter derrière un catholicisme de carton pour soutenir Kiev.

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