Audio / “La gauche perdrait 90% de son pouvoir si l’on cessait de se culpabiliser ” / Petit traité de déculpabilisation d’Alexandre Del Valle

Audio / “La gauche perdrait 90% de son pouvoir si l’on cessait de se culpabiliser ” / Petit traité de déculpabilisation d’Alexandre Del Valle

Ecoutez l’intervention d’Alexandre Del Valle sur Radio courtoisie.

 

Par Charles Thimon

Léo Strauss notait que « la crise de l’Occident consiste dans le fait qu’il a perdu confiance dans son destin ». Amnésiques et suspicieuses, nos sociétés occidentales semblent en état de « dépression collective ». Le géopolitologue Alexandre Del Valle offre une enquête spéléologique du syndrome de culpabilisation généralisé dans lequel nous nous enlisons si docilement.

Nous vivons à l’ère d’une véritable guerre de représentations, de celles qui rongent et annihilent tout esprit critique. Un vivier de mythes au cuir solide s’évertue à déformer les réalités. L’ouvrage se propose ingénieusement de les décrypter : des croisades à la mondialisation, en passant par le Moyen Âge, l’esclavagisme et la colonisation… Tout un système de représentations, d’« enseignement du mépris de soi » qui distille la vision d’un Occident bourreau des autres civilisations.

La stratégie consiste toujours plus à émouvoir, formater et séduire qu’à convaincre : « C’est dans l’agencement et la dissémination des mots les plus denses et émotionnellement les plus chargés que réside le secret du pouvoir. » L’horizon indépassable de tout bon progressiste consiste à s’autoflageller, à reconnaître les fautes passées, à s’investir de la souffrance des opprimés… Histoire d’afficher sa grandeur d’âme. Qu’ils choisissent de porter sur leurs épaules l’entière responsabilité des souffrances du monde, c’est leur droit. Seulement, cette entreprise de dévalorisation prend peu à peu le contrôle de notre « théâtre mental ». Dépossédé de toute défense immunitaire, l’Occident doute. Difficile de présenter pire stratégie pour retrouver l’estime de soi.

Gardons-nous d’accuser quelque force maléfique. Le principal désinformateur ne serait autre que nous-mêmes. Notre cerveau privilégie en effet une « vision faussée, conforme à nos affects, à un réel dérangeant qui risque de remettre en cause une idée profondément installée ». Le cinéma, la publicité et l’information poussent notre psychisme à confondre réel et virtuel. Le « persécuteur-manipulateur » sait instrumentaliser la culpabilité et la crainte, et pousse sournoisement à déconsidérer l’univers des traditions, du passé et des racines.

On résiste à toute sorte d’invasions, pas à celle des idées. Alexandre Del Valle propose, par un réapprentissage et une revalorisation de l’histoire de la civilisation judéo-chrétienne, une thérapie de réarmement moral. Pour affronter sereinement les dettes inexpiables dont on veut nous rendre responsables, et conjurer certains empoisonnements idéologiques, ce « petit traité de déculpabilisation » offre de quoi être fier et, gageons-le, d’avancer.

 

Lu sur Boulevard Voltaire

 

 

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Si l’autoflagellation inculquée aux Européens depuis des décennies dans le cadre d’un enseignement de la haine de soi est la cause de la dépression européenne, alors l’enseignement de l’estime de soi et la réaffirmation de son bon droit seront la clef de sa guérison. Ce réarmement moral et psychologique de l’Occident, de l’Europe et de la France ne passera non pas par une réaction négative ou haineuse contre des groupes bouc-émissaires supposés à tort responsables du déclin. Mais il passera, au contraire, exactement comme dans le traitement des personnes déprimées, par une « cure de déculpabilisation » et par une thérapie positive de « l’amour soi »

Après avoir écrit de nombreux ouvrages sur le terrorisme islamiste, les guerres des Balkans et d’Irak, le démantèlement du système kémaliste en Turquie ; la persécution de chrétiens et des juifs dans le monde, la convergence des idéologies totalitaires « rouges-brunes-vertes », etc), Alexandre Del Valle nous soumet cette fois-ci un véritable manuel de contre-désinformation, décrivant minutieusement la façon dont est distillé dans nos sociétés, tel un « virus », « l’enseignement du mépris de soi », menace « bien plus dangereuse pour l’Occident que tout autre type de péril extérieur, car celle-ci vise à lui faire perdre ses défenses immunitaires ».

 

 

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