JACK DION : LA GAUCHE ATYPIQUE

ANCIEN JOURNALISTE DU QUOTIDIEN COMMUNISTE L’HUMANITÉ, JACK DION N’AIME PAS LE FAIRE SAVOIR, PAS PLUS QU’IL NE FAIT ÉTALAGE DE SA VIE PRIVÉE. CELUI QUI SE PRÉSENTE PARTOUT COMME DIRECTEUR ADJOINT DU JOURNAL DE CENTRE-GAUCHE MARIANNE, SANS DONNER D’AUTRES DÉTAILS, A EN EFFET COMMENCÉ SA CARRIÈRE JOURNALISTIQUE CHEZ LES COMMUNISTES, ET CE N’ÉTAIT PAS UN PASSAGE ÉCLAIR PUISQU’IL Y EST RESTÉ… PRÈS DE TRENTE ANS.

D’origine juive, il se démarque dans la presse française de gauche par son opposition au communautarisme, notamment musulman, que bien d’autres de ses confrères préfèrent au contraire flatter, pour des raisons politiques ou idéologiques. À contre-pied, là encore, du discours dominant, il dénonce le bellicisme de l’OTAN envers la Russie, alors que le monde évolue et que les menaces réelles, notamment terroristes, sont ailleurs. À rebours du french bashing qui règne tant à droite qu’à gauche, il souhaite réhabiliter la Nation, alors que la gauche essaie de faire exploser son corps social et que la droite ne cesse de s’en prendre à son modèle social. Mais ce militant de gauche historique sait aussi rentrer dans le rang quand il s’agit de dénoncer les « extrêmes », notamment le FN.

FORMATION

Il est né en 1947. Après des études secondaires au lycée Fontanes de Niort, il a fait une licence d’économie à l’Université Paris II Assas (1965-1968), puis étudié au centre de formation des journalistes (1968-1970).

PARCOURS PROFESSIONNEL

Il entre à L’Humanité en 1970, où il est journaliste économique jusqu’en 1979. De l’automne 1979 à 1999, il exerce en tant que rédacteur chef adjoint de L’Humanité et de L’Humanité dimanche ; il gère la rédaction de L’Humanité dimanche avec Martine Bulard de 1988 à 1994. Puis dans la nouvelle rédaction de L’Humanité, en 1999, il s’occupe des chroniques, et ce jusqu’en 2004.

En 2000, il commence à écrire pour Marianne, dont il devient vite directeur adjoint de la rédaction. Un de ses premiers articles, symbolique à souhait, concerne Philibert Besson, député indépendant, polémiste et trublion des années 1920 et 1930, déchu de son mandat de maire et de son mandat de député. De 2000 à 2002 il enseigne aussi à l’institut pratique du journalisme. Il quitte l’Humanité en 2004.

PARCOURS MILITANT

On ignore s’il fut membre du PCF, comme l’étaient la quasi-totalité des responsables de l’Humanité.

Aujourd’hui, il est toujours militant de gauche, et engagé contre le communautarisme, notamment musulman. En mars 2015 il dénonçait dans Marianne la présence d’associations communautaristes musulmanes, voire antisémites ou proches de l’UOIF, dans un appel à manifester contre tous les racismes. Il s’est aussi opposé aux dérives de l’antiracisme notamment à ce fameux camp d’été « décolonial » interdit aux blancs durant l’été 2016.

COLLABORATIONS

L’Humanité, 1970-2004
L’Humanité Dimanche 1979-1999
Le Monde Diplomatique, où il rédige plusieurs articles sur le communisme français, notamment « le communisme sans futur » (juin 2003) ou encore « A travers le calvaire d’un homme, Gérard Streiff écrit aussi le drame du communisme français » (juillet 2002).
Marianne, 2004 à aujourd’hui

PUBLICATIONS

Sur la piste des grandes fortunes (avec Pierre Ivorra), Messidor 1985

Sur la piste des patrons (avec Pierre Ivorra), Messidor 1987. Ce livre est notamment consacré à l’affaire de la « caisse noire » de l’UIMM ; les deux auteurs publient http://www.humanite.fr/node/383486 des documents confidentiels sur un « régime d’entraide » créé par l’UIMM pour soutenir les entreprises touchées par les grèves. « En cas de grève, l’entreprise établit et présente, par l’intermédiaire de la chambre syndicale territorialement compétente, un dossier de demande d’aide. Cette demande est soumise au comité de surveillance du régime, qui vérifie que la position de l’employeur au cours et à la fin du conflit n’a pas été contraire aux intérêts fondamentaux de nos professions. » En cas de positions « contraires aux intérêts fondamentaux de nos professions », l’UIMM, qui cite comme exemple « le paiement aux grévistes des journées de grève », peut décider de ne pas indemniser le patron trop compréhensif».
Les éditions Messidor faisaient partie des Éditions Sociales (la Farandole) créées fin 1955 et liquidées en 1994. En 1981, l’Empire du PCF – l’Appareil du PCF de A à Z – dressait la liste des éditions qui appartenant au PCF. Il y avait notamment les Éditions Sociales, dirigées par le marseillais Joseph Pintus et le membre du comité central du PCF Lucien Sève, les éditions la Farandole, dirigées par René Clastres et qui publiaient des livres pour enfants, Les éditeurs français réunis dirigés par Louis Aragon, les éditions Cercle d’Art, dirigées par Charles Feld et qui publiaient des livres de luxe, ainsi que les éditions de la Courtille et Hier-Demain dirigées par André Rossel. À cela s’ajoutaient huit sociétés de diffusion de livres, 39 librairies (dont 7 à Paris) et 25 imprimeries, sans compter toutes celles qui dépendaient alors des mairies communistes. Ce groupe éditorial impressionnant par son ampleur s’est effondré dans les années 1990.

L’Occident malade de l’occident (avec Martine Bulard) Fayard 2009
Le mépris du peuple, comment l’oligarchie a pris la société en otage, éd. Les liens qui libèrent 2015
CE QU’IL GAGNE

Marianne fait partie du SPPMO (Syndicat professionnel de la presse magazine et d’opinion). En 2007, un rédacteur-chef adjoint y gagnait 2 923,78 € selon le barème officiel, sans compter les primes d’ancienneté. Au 1er octobre 2013, au même poste, un rédacteur-chef adjoint issu d’un ancien magazine du SPPMO (qui a rejoint depuis le SEPM) gagne 3 112,15 € sans compter les primes d’ancienneté.

SA NÉBULEUSE

Pierre Ivorra, journaliste économique à L’Humanité, « un des meilleurs analystes français des questions économiques et de l’interprétation marxiste de l’économie capitaliste » selon le Parti Communiste Français.

Claude Askolovitch et Maurice Szafran, à Marianne.

Martine Bulard, son ancienne collègue à l’Humanité Dimanche, élue au comité central du PCF en 1985, rédactrice en chef adjointe du Monde Diplomatique depuis 2004 (secteur Asie). Le 20 novembre 1997, après quatre ans de nouvelle formule, moins marquée par la tutelle du PCF, l’Humanité-Dimanche devenait l’Humanité-Hebdo ; mais l’expérience a tourné court. Le 20 mars 1999, l’hebdomadaire devint la prolongation de fin de semaine de l’Humanité, et le poste de Martine Bulard a été supprimé.

IL L’A DIT

« D’abord, Albert Spaggiari. Bert pour les intimes. Fasciste convaincu. A fait ses armes en cassant du viet en Indochine et du fellouze en Algérie. Auteur du fric-frac de la Société Générale de Nice. Retrouvé à Madrid par « Paris-Match » et au Brésil par « France-Soir ». […] Ensuite, Jacques Mesrine. Ennemi public numéro un. Lui aussi ancien d’Algérie. Apôtre de la violence pseudo politique. Professionnel du crime. Une trentaine de victimes à son actif. Habitué des colonnes de « Libération » et du « Matin ». Seule la police ne le rencontre jamais.

Volonté de vendre du papier ? Goût du sensationnel à l’américaine ? Pas seulement. A une jeunesse avide de justice, on tente d’inoculer le poison du pessimisme, le venin de la violence aveugle. On laisse des apprentis fascistes briser des vitrines et piller des magasins sous prétexte de lutter contre la hausse des prix. Pour les héros de notre temps, tout devient justifiable. Même l’injustifiable. Même le crime. » L’Humanité dimanche, 1979.

« Un chanteur au nom étrange est devenu la vedette médiatique de ces derniers jours : La Fouine. C’est un rappeur comme tant d’autres, à ceci près qu’il a réussi encore mieux que d’autres à maîtriser les valeurs de l’ultralibéralisme qui régissent ce milieu. Il ne jure que par le fric, le machisme, la com, sans oublier cette once de fausse révolte qui permet aux lascars du rap business d’être les idoles de Libération et des Inrockuptibles, où l’on vénère les rebelles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur capuche. […] Sous prétexte qu’ils sont d’origine immigrée et issus d’une banlieue qu’ils ne fréquentent plus depuis longtemps, Booba, La Fouine et leurs compères peuvent étaler leur communautarisme friqué, leur homophobie crasse et leur culte de la violence. Pour certains, il est inéluctable qu’il en soit ainsi, vu leurs origines, ce qui relève d’un essentialisme empreint d’un mépris de classe », Marianne, 1er mars 2013.

« Voilà le dernier des sujets montés par les médias à grand renfort de trompettes et de jugements définitifs : la France est un pays raciste. Est-ce aussi simpliste ? […] Il serait temps de revenir sur terre. Qu’il y ait une recrudescence des manifestations de racisme, comme toujours en période de crise, nul n’en doute. Qu’il faille les condamner avec la dernière vigueur, c’est l’évidence même. Que les heures sombres du Sarkozysme, avec son instrumentalisation de l’identité nationale, aient ouvert des vannes que l’on croyait fermées à jamais, c’est certain. Mais de là à décrire le pays comme un bunker de racistes potentiels ou avérés, il y a un pas qu’il serait hasardeux de franchir, sauf à prendre ses fantasmes pour la réalité et des faits isolés pour une tendance générale », Marianne, 7 novembre 2013.

« Quand le peuple fait sécession, inévitablement, il finit soit par ne plus voter, soit par mal voter. Dans un cas, il s’abstient ou vote blanc. Dans l’autre, il choisit de moins en moins souvent les partis présentables, propres sur eux, consensuels, ceux avec lesquels on est sûr que rien ne changera, sauf l’apparence des choses – bref, les partis adorés par le clergé médiatique. Pour les bien-pensants, c’est-à-dire les gens qui pensent que ceux qui ne pensent pas comme eux pensent mal, c’est un crime. Tout individu qui ne glisse pas dans l’urne un bulletin estampillé droite classique ou gauche molle est donc suspect », in Le mépris du peuple, comment l’oligarchie a pris la société en otage (2015)

« Mélanger les choux et les carottes, les révoltés et les apprentis sorciers, les militants de la gauche radicale et les affidés de l’extrême droite, c’est un must de la pensée caoutchouc et de l’intelligentsia fatiguée. […] Jamais on ne pose la question qui fâche : pourquoi un nombre si important de Français se tournent-ils vers un parti qui a su adapter son langage tout en restant assez ambigu pour susciter autant d’interrogations sur sa finalité et de doutes sur ses orientations fondamentales ? La réponse est dans la question. Au fil du temps, la diabolisation du FN est devenue sa principale arme. Être considéré comme un électeur FN, ce fut d’abord la honte. Ce fut ensuite le choix que l’on n’osait avouer. C’est devenu le cri que l’on pousse et le bulletin que l’on jette à la figure des notables, ne serait-ce que pour ne pas faire comme tout le monde dans une société qui vous interdit de l’être », idem.

« Si le peuple est réduit à la plus simple expression dans l’espace politique, il est carrément marginalisé dans le monde de l’entreprise. Désormais, le travail est un boulet. D’ailleurs, dans la novlangue qui tient lieu de prêt-à-penser, la « valeur travail » a disparu. […] Il n’est nul besoin d’être féru de marxisme pour savoir que l’unique source de création de richesse est le travail, manuel ou intellectuel. Sans intervention humaine, l’entreprise n’est rien », idem.

« Dans les journaux, à part dans L’Humanité, les rubriques consacrées aux questions sociales ont quasiment disparu. On trouve des rubriques sur l’économie, l’emploi, l’argent (évidemment), la Bourse, mais pas sur l’univers du travail, comme s’il n’y avait rien à en dire. Chaque quotidien, ou presque, a son supplément économique, dont le contenu est peu ou prou interchangeable tant on y retrouve le discours consensuel formaté. Mais, sur le social, pratiquement rien. Pourtant, dans les rédactions, on trouve encore d’anciens gauchistes ayant participé à la révolte de mai-juin 1968. Aujourd’hui, il faut accepter que l’entreprise soit un bunker inaccessible, à moins de montrer patte blanche à un service de communication qui transformera chaque demande de visite en voyage touristique à l’intérieur d’un monde enchanté. Rencontrer des ouvriers sur leur lieu de travail est devenu aussi difficile que visiter un lieu de commandement de l’armée de terre. », idem.

« Le texte de l’appel (voir ci-dessous) signé par les organisations qui invitent à descendre dans la rue dénonce « tous les racismes et le fascisme ». Très bien. On s’attend donc à une condamnation ferme d’une des formes contemporaines du fascisme, à savoir le djihadisme qui sème la terreur au nom des préceptes d’un Etat islamique dont l’interprétation violente du Coran fait des musulmans ses premières victimes. Or il n’est fait aucune allusion au fascisme islamique. Le texte dénonce » l’extrême droite » (classique et normal). Il met en garde contre des « lois liberticides » (ça peut se discuter). Il ressert en plat de résistance le brouet fumeux de » l’islamophobie » qui permet à certains d’assimiler toute critique de l’islam à du racisme. Il ne souffle mot du djihadisme, comme si ce dernier était une école d’art contemporain, alors qu’il est le bras armé d’une folie fasciste et raciste qui assimile les « mécréants » à des gens destinés par nature au couteau purificateur de l’islam pur et dur », Marianne, 20 mars 2015.

« Non seulement l’antisémitisme est chassé de la catégorie du racisme, mais il existerait une forme nouvelle de xénophobie baptisée « philosémitisme d’Etat ». Bref, l’Etat est coupable d’allégeance envers les juifs. Sauf erreur on n’avait jamais lu ça depuis les pires atrocités sur « la France juive » et ses relents nauséabonds. Que des partis de gauche ayant pignon sur rue, des syndicats reconnus ou des associations respectables puissent défiler aux côtés de gens assumant un antisémitisme décomplexé sonnent comme une défaite morale dont certains auront du mal à se remettre », idem.

« Se former à « l’antiracisme politique » entre deux balades, quoi de mieux ? Seulement voilà. Je suis blanc de peau. Je ne peux donc pas prétendre mettre les pieds dans un endroit où il faut montrer patte non blanche, vu qu’il est expressément réservé « aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français ». Je suis du mauvais côté de la barrière, car je n’ai pas la bonne couleur de peau. Bref, je suis victime du délit de sale gueule, à l’instar des jeunes Beurs à l’entrée de certaines boîtes de nuit. La France étant décrétée blanche, coloniale et raciste, tout Blanc est raciste et je me découvre donc raciste à l’insu de mon plein gré, ce qui fait toujours un choc » Marianne, 27 avril 2016.

« Quand la frappe est russe, c’est un scandale humanitaire. Quand elle est occidentale, c’est une bavure », Twitter, 20 juillet 2016, au sujet de frappes aériennes françaises qui ont causé de 100 à 120 morts civils à Manbij (Syrie)

« Ceux qui vantent le modèle israélien de sécurité devraient envoyer des cartes postales des colonies installées dans les territoires occupés », Twitter, 23 juillet 2016.

ON L’A DIT À SON SUJET

« Notre ami Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, prend le risque de se faire traiter de passéiste, en publiant son salubre petit essai : il préfère le temps d’avant, celui où le Parti socialiste voulait « changer la vie » plutôt que de « changer d’avis au gré des foucades de conseillers en communication interchangeables, tous convaincus que l’on ne peut rien faire d’autre que de s’adapter aux “contraintes” du marché » ».

Son réquisitoire est chargé, mais argumenté et politiquement engagé. Il préfère la hiérarchie des salaires de 1 à 30 des années 80, à celle d’aujourd’hui de 1 à 400. Il regrette la tranche d’imposition sur le revenu à 65 % de ces années 70 où un salarié travaillait quatorze jours de l’année pour les actionnaires, contre quarante-cinq maintenant. Il préfère, au « My government is pro-business » de Manuel Valls, la consigne du général de Gaulle : « La politique ne se fait pas à la Corbeille ». La force de son livre vient de l’association de la colère du militant de gauche qu’a toujours été Jack Dion à une synthèse édifiante des renoncements qui, en trente ans, ont livré le peuple à la « guerre des pauvres contre les pauvres » dont se repaît le néolibéralisme auquel se sont soumis Bruxelles et Paris », Marianne, 17 janvier 2015.

« Le peuple n’est pas défini par Jack Dion. Nous comprenons à la lecture qu’il s’agit essentiellement du « petit peuple » industrieux, ouvriers, artisans, employés, chômeurs… Or, politiquement, le peuple représente l’ensemble des citoyens de la Nation. Être un patron ne fait pas de vous un salaud, pas plus qu’être ouvrier ou employé ne vous métamorphose en parangon de vertu robespierriste. Ceci étant posé, nous charrions quelque peu : Jack Dion dénonce, et démontre, la réalité du mépris des classes populaires avec force chiffres et exemples circonstanciés. Disons que Dion entend comme peuple ceux qui n’ont pas la maîtrise de l’argent, qu’ils soient travailleurs ou non, pauvres ou non », Le Nouveau Cénacle, 30 mars 2015.

« Le dernier commandement établi par Jack Dion, « la France tu maudiras » est le plus inquiétant. Dénigrer la France est devenu le lieu commun le plus tendance de l’oligarchie. La gauche résume la France à la colonisation et à Vichy. Coupable, forcément coupable, les Français doivent se repentir et accepter l’explosion de la Nation et du corps social en acceptant le communautarisme culturel et religieux, et l’ouverture à tous vents des frontières. La droite économique ne cesse de casser du sucre sur le dos du fameux modèle français. Trop cher, système de privilégiés… Il est nécessaire de faire des réformes (mais à condition qu’elles soient au détriment des pauvres et des travailleurs, pas de ceux qui les réclament à cor et à cri, qui les exigent même). » idem.

« Quand le supposé Jack Dion écrit, dans le dernier paragraphe : « Jacques Sapir se complaît ainsi à semer avec délices les petits cailloux de l’ambiguïté », le supposé Jack Dion non seulement profère un mensonge, mais un mensonge typique de ceux utilisés par les soi-disant socialistes qui sévissent dans la presse de « gôche ». Vous savez, ceux qui sont passés de Jaurès et Blum à Macron et El Khomri… Car, tout lecteur honnête aurait vu que mes multiples citations de Maurice Godelier sur la question de l’ethnicité et la nature politique du peuple vont dans un sens radicalement contraire à l’extrême droite et que ces passages sont clairement dépourvus d’ambiguïté. Et, quitte à parler de principe, il faut faire référence à celui d’honnêteté. C’est le principe auquel tout journaliste se devrait d’adhérer. Il implique de faire une critique honnête, sans chercher à interpréter de manière malveillante, sans aller au contraire de ce que dit un texte. Très clairement, « Jack Dion », qu’il soit homme ou machine, a rompu avec ce principe d’honnêteté », Jacques Sapir, 21 février 2016, au sujet de la critique de son livre par Jack Dion.

Crédit photo : Twitter@DionJack2

Lu sur l’OJIM

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