M… au lobby gay !

Si dimanche soir, vous avez un moment , n’hésitez pas à regarder l’émission “Hondelatte Dimanche” diffusée sur la chaîne Numéro 23 vers 22h30. Si vous ne pouvez pas, elle sera sur le site de la chaîne, dès la semaine prochaine, et sans doute ailleurs… J’ai été invité pour y présenter mon petit livre : M…au lobby gay !, publié par les éditions Mordicus. j’étais comme le jambon entre un débat qui opposait M. Asselineau à un Président d’Université de Toulouse sur les cours en anglais dans les facultés françaises et la question des retraites abordée par l’excellent Michel Godet et Christine Poupin, interessant témoignage du niveau record que peut atteindre l’ignorance économique dans notre cher pays. Peut-être aurait-elle dû intervenir dans le premier échange pour justifier les cours, même en anglais, tant il y a du retard à rattraper.

Ce petit livre très dense est le récit de mon exécution publique par un lobby dangereux pour la République et la démocratie qui est parvenu à m’interdire de parler et qui a réussi le lynchâge politique d’un élu du peuple grâce à la complicité active de la mafia UMP (dixit Fillon) dont chacun connaît aujourd’hui l’hypocrisie foncière, l’arrivisme effréné et l’imposture systématique d’un grand nombre de ses ténors. Autrement dit, ce texte n’est pas du tout une charge contre les personnes qui se disent ou se croient homosexuelles. Il y a même des remarque plutôt sympathiques à leur égard. C’est un pamphlet contre un groupe de pression manipulateur et liberticide, contre la décadence de notre vie politique et singuliérement du parti qui ose prétendre représenter les électeurs du centre-droit, en les bernant un peu plus chaque année qui passe.

Je pensais faire passer le message suivant : voici les faits, qui ont été systématiquement déformés par les médias. Je ne suis pas « homophobe », car ce mot est un outil de répression policière de la liberté d’expression. Je défends une conception conservatrice des valeurs qui m’ont été enseignées aussi bien en tant que citoyen français formé à l’école de la République qu’en tant que catholique et qu’on voudrait m’obliger à abandonner au profit d’une mode aussi tyrannique qu’irrationnelle, que démentent mes lectures et mes connaisances. Je ne suis pas obsessionnel pour avoir en trente ans d’activité politique abordé deux fois le sujet de l’homosexualité avec le fracas injustifié que l’on sait. Si l’on suit mon parcours, de nombreux sujets y occupent infiniment plus de place que celui-là. Le fait que cette obsession soit établie dans les médias est la preuve, s’il en était besoin, de la puissance d’un lobby dont les préoccupations ont envahi la sphère médiatique comme le dit justement Christine Boutin.

Sans le vouloir, l’excellent Christophe Hondelatte a planté le décor. Il annonce ma présence en disant que je vais être mis sur le gril et en m’accolant le qualificatif de « sulfureux ». L’hérétique était convoqué au tribunal de l’Inqusition. Il y a une dimension comique involontaire : qu’un catholique conservateur soit hérétique et relaps aux yeux de la pensée unique des médias est finalement assez cocasse. Dans un premier temps, ce fut caricatural : les inquisiteurs, le rappeur Rost, Joseph Macé-Scaron de Marianne, Calixthe Beyala m’ont expliqué ce que je pensais en me disant : « Vous êtes toujours sur le fil rouge. On entend ce que vous dîtes, mais aussi ce que vous ne dîtes pas, et c’est ce que vous ne dîtes pas qui est très grave. » Extraordinaire, ce numero d’intolérance chez des gens qui sont persuadés d’être du bon côté de la liberté ! La palme revient au rappeur qui voudrait que Guy Béart m’nterdise de citer sa chanson : « Le premier qui dit la vérité. » À aucun moment, il ne songe que la seule question est de savoir si oui ou non je dis la vérité. Il va même jusqu’à glisser qu’en histoire, les choses sont toujours relatives. Bref, il justifie le négationnisme pour m’interdire de proclamer que je ne suis nullement négationniste… Calixthe Belaya tentera une psychanalyse et essaira de montrer que je suis aussi un peu raciste. Trop, c’est trop. J’ai sonné la charge en dominant les commissaires politiques de ma voix. Christine Poupin, du NPA, s’était jointe à eux, mue par une haine évidente pour tout ce que je représente, et que j’avais ressentie avant même le tournage. Guillaume Perrault, du Figaro, et Joseph Macé-Scaron, le premier avec une distance objective, le second dans une esprit plus polémique mais non totalement hostile ont souligné l’aspect politique de ma mésaventure, notamment le cynisme de Sarkozy qui m’a donné au lobby pour compenser son refus tactique du « mariage » gay. Un peu décontenancés par ma fougue, j’ai vu la belle Calixthe apprécier au moins le caractère, et ressenti chez d’autres un certain respect. Mais je ne peux m’empêcher de constater que le rouleau compresseur médiatique est passé : on continue à parler de condamnations qu’on n’a pas le droit d’évoquer puisqu’elles ont été annulées par la Cour de cassation. Christophe Hondelatte a rappelé que Serge Klarsfeld m’avait donné raison sur l’affaire de la déportation, mais le mensonge est encore présent dans les esprits. Personne n’a évoqué mon action contre Eva Joly qui a osé me traiter de négationniste, ni la mystérieuse disparition de mon dossier de plainte contre L’Express, pour les mêmes raisons à Nanterre. Moi-même, je n’en ai pas eu le temps tant il n’est pas facile d’être à peu près seul contre tous même quand on est sûr de la cause pour laquelle on se bat.

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25 Comments

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  • 0 / 10
  • Aaron , 2 juin 2013 @ 23 h 36 min

    Cela vous fait beaucoup de qualités, mais il serait bienséant d’éviter les grossièretés. Laissez donc cet apanage aux Bartolone, Vals et autres sbires du gouvernement.

  • Mordicus , 3 juin 2013 @ 0 h 19 min

    Bravo M.Vanneste, continuez! On a besoin de vous!

  • Power Pourfendeur , 3 juin 2013 @ 18 h 02 min

    Ce qui est surprenant, c’est que M. Vanneste s’en soit aussi bien tiré dans une émission aussi déséqulibrée. Il eu, il est vrai, beaucoup de chance.

    Car c’est chose faite, Eric Zemmour peut aller se rhabiller. Il est vrai qu’un Alain Soral sous acides aurait à peine osé caricaturer les détracteurs de M. Vanneste comme ils le firent eux mêmes et de bonne volonté. Dans une unité digne d’un rayon de supermarché d’ex Union Soviétique, ils réussirent l’exploit de dépasser les pires clichés qu’il soit possible de s’imaginer au sujet de ce prétendu milieu que Bouvard décrivait comme, je cite “gauchiste, sportif et homosexuel”, oubliant le beat et le petit livre rouge mais on lui pardonnera volontiers.

    Bref, si la merde devait être vouée aux arts de la table, la soirée avait trouvée dans M. Hondelatte son Bocuse le plus enthousiaste, dans les intervenants ses produits les plus frais et dans M. Vanneste son goûteur le plus charpenté.

    Et avec d’autant plus d’aise que pour la porte comme pour la chasse, le geste de la libération sera somme toute similaire.

  • miette , 6 juin 2013 @ 9 h 05 min

    Il en faut des comme vous, M. Vanneste ! Droit dans ses bottes, et sur une ligne droite, morale, pour nous empêcher de tomber dans la fange, où ce gouvernement veut nous entraîner.

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