Nicolas Doze : « La Grèce va quitter la zone euro »

Lundi sur BFM TV, Nicolas Doze a rappelé que “l’événement d’hier, c’est l’élection présidentielle française pour nous. Mais c’est l’élection législative en Grèce pour l’Europe. 68 % des Grecs viennent de dire ‘non’ aux solutions proposées par l’Europe pour le maintient de la Grèce dans la zone euro ». Rendez-vous compte : “la Nouvelle démocratie, qui est l’équivalent de notre UMP, perd 15 points par rapport à l’élection de 2009 et le Pasok, l’équivalent de notre PS, perd 28 points (…)”. Et l’éditorialiste d’asséner dans sa chronique quotidienne que “la Grèce va quitter la zone euro. Il n’y a plus maintenant d’équivoque là-dessus. Personne ne connaît la suite mais tout le monde sait que ce sera véritablement un précédent et un précédent historique”. Puis d’ajouter : « Le seul moyen pour redonner de l’espoir et une dynamique et une chance aux jeunes de France, c’est de les libérer de la dette. Car compte tenu du stock de dettes que nous avons, il n’y a qu’un seul moyen pour libérer notre pays de la dette, c’est de reprendre la main sur notre politique monétaire, de dévaluer la monnaie qui sera suivie d’une forte inflation, il n’ y a pas d’autre solution ! »

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3Commentaires

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  • Chris du Fier , 8 mai 2012 @ 9 h 10 min

    Les études et autres sondages faits en Grèce démentent totalement le souhait des Grecs à quitter la zone euro comme Nicolas (encore un !) Doze le laisse croire.. A 62-65 % ils souhaitent garder l’ euro plutôt que de retourner au drachme !… Ils me semblent plus sérieux que certains nationalistes et autres souverainistes français qui veulent brûler aujourd’hui ce qu’ ils ont tous adoré hier. Heureusement, ils sont encore trés minoritaires, même dans ces partis. Sauf dans leurs état-majors respectifs…

    Car enfin! Grâce à l’ euro nos pays ont réussi à se dégager des singes politiques nationaux de droite comme de gauche qui utilisaient nos monnaies au gré de leurs fantaisies et de leurs besoins électoraux et maitriser ainsi une inflation chronique que nous avons subi pendant trés longtemps. Je me rappelle des 17,5 % d’ intérêts réclamés par mon banquier, le C.A., en 84 pour acheter mon petit appart !!! Par ailleurs, à ce que je me souvienne la monnaie européenne de l’ époque la plus forte, le D. Mark, n’ a pas empêché la RFA à se propulser en tête de peloton des exportateurs européens …

  • Frédérique , 8 mai 2012 @ 9 h 34 min

    @Chris du Fier Les grecs ne sont pour le maintien de l’euro que parce que les partis opposés à l’austérité leur ont fait croire qu’ils pourraient rester dans l’Europe et continuer à profiter de ses avantages, sans contrepartie. Ils ont fait campagne sur le fait qu’une sortie de la Gréce ferait écrouler l’UE, et que tous les autres pays se mobiliseront pour leur payer leurs dettes plutôt que de voir l’UE s’effondrait. Affaire à suivre…

  • Helvète , 8 mai 2012 @ 9 h 51 min

    Il faudra que l’on explique comment les Grecs peuvent espérer rester dans l’euro s’ils ne veulent pas parvenir à un budget équilibré.

    Et espérer que la France puisse repartir d’un bon pied en traçant d’un trait les dettes passées est illusoire: le déficit annuel de de -70 milliards, le coût de la dette de 55 milliards. Il va falloir trouver encore 15 milliards et surtout faire l’impasse sur les investissements étrangers qui risquent d’être échaudés par la manière dont les français gèrent leur obligations financières.

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