Fillon à Hollande : «Ne prenez pas, Monsieur le Président, le risque d’une nouvelle manifestation» sur le mariage

Invité le 8 avril 2013 dans le journal télévisé de France 2, François Fillon a déclaré : “Il faut (que François Hollande) suspende l’examen du projet de loi sur le ‘mariage pour tous’. Pourquoi ? Même s’il considère, et c’est son droit, que c’est une réforme ‘juste’, c’est une réforme qui est en train de diviser profondément les Français, et je lui dis, dans le contexte politique et social d’aujourd’hui, qui est explosif, ne prenez pas, Monsieur le Président, le risque d’une nouvelle manifestation sur ce sujet.”

“Il faut une réorientation complète de sa politique économique, il faut cesser le matraquage fiscal qui étouffe l’économie française. Il faut s’attaquer sérieusement – pas comme on l’a fait jusqu’à maintenant – à la question de la compétitivité du coût du travail, et enfin il faut réduire la dépense publique”, a-t-il continué.

“Et j’ai envie de dire à François Hollande : la question – parce qu’il est au pied du mur maintenant, et c’est pas avec ses projets de loi qui sont des moyens de dissimuler les choses qu’il va s’en sortir – la question c’est : est-ce qu’il aura le courage qu’a eu François Mitterrand quand en ’83 il a changé de politique économique parce qu’il allait dans l’impasse et quand en ’84 il a suspendu – arrêté – une réforme de société à laquelle il croyait, parce qu’elle divisait les Français.”

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25 Commentaires

  • Charly , 10 Avr 2013 à 7:59 @ 7 h 59 min

    Oui, mais les forces de l’ordre ont moins de scrupule à réprimer les “Français, propres sur eux”.

  • pauledesbaux , 10 Avr 2013 à 7:59 @ 7 h 59 min

    super poème on devrait l’apprendre comme les fables de LAFONTAINE……sen est tout à fait le style

  • JEROBOAM , 10 Avr 2013 à 8:09 @ 8 h 09 min

    Fillon, l’homme qui déserte plus vite que son ombre et qui ne se présente à une élection que s il est sur de la gagner…
    Déserteur en LoireAtlantique, déserteur de son siège de député et maintenant déserteur à Paris dont il est pourtant l’élu..
    En voilà un de beau… de neuf… de sur…
    Prêt à trahit avant même qu’on le le lui demande.
    Quand je pense que certains français comptent sur ce genre de gugusse pour sauver la France.
    Sarko sans charisme, c est dire la majesté du Monsieur.

  • mariedefrance , 10 Avr 2013 à 8:17 @ 8 h 17 min

    ON en arriverait à penser que Hollande a passé un contrat avec Bergé et Augier…..

    c’est vrai quoi !! qu’est-ce qu’il fait qu’il ne tient pas compte de la colère de tant de Français ?

    quel mépris.

    çà va se payer très cher.

  • Pat64 , 10 Avr 2013 à 9:11 @ 9 h 11 min

    Déserteur durant la campagne présidentielle de 2012 ! Pourtant bien engraissé à Matignon pendant cinq ans !

  • Daniel DL , 10 Avr 2013 à 11:33 @ 11 h 33 min

    Vous avez bien délayé, merci à vous.

    Par contre, évitez les formules en tant soit peu trop présomptueuses du genre “Ouvrez les yeux. Brisez vos chaines mentales, car vous n’avez pas de chaines physiques pour vous interdire d’agir.” => Toute est question de référentiel, là où vous imagineriez que vos interlocuteurs puissent ouvrir les yeux, ces derniers pourraient bien en faire de même là où votre regard se serrait atténué. Merci de prendre en compte que nulle personne n’a la science infuse et n’est encore moins détentrice de vérité absolue.

    Focalisons nous sur l’objet de votre réponse : l’existence d’une norme juridique supérieure à la constitution, le traité.

    En tant que français, la norme de base sur laquelle le peuple français peut agir de manière la plus pragmatique (suite à un insurrection par exemple) c’est bel et bien le bloc de constitutionnalité ( constitution, préambule, références préambules antérieurs, principes dégagés des lois de la République, principes supérieurs républicains…..)

    Vous invoquez le Traité de Lisbonne, qui lui relève du droit communautaire, et non du droit international. Toutefois, le droit communautaire procède à l’origine des conventions internationales. La différence vient du fait que le droit communautaire va plus loin, en ce qu’il créée des organes politiques communautaires (CJCE, parlement européen) ce qui est moins le cas en droit international (qui se cantonne à la CIJ qui elle même peut être remise en cause).

    Il y a une chose que vous semblez oublier (là aussi “Ouvrez les yeux), c’est que le Traité de Lisbonne ne peut avoir de force obligatoire que le lien à travers lequel un peuple de la communauté européenne désire s’y soumettre. cela signifie, en d’autres termes, que si on ne désire pas s’assujettir au droit communautaire, il faut prendre la responsabilité de dire “merde” à l’Union Européenne”, quitte à en assumer la sortie. Même si la sortie n’est pas prévue par le dispositif des traités communautaires, une chose que vs journalistes semblent bien oublier, c’est que toute sortie d’une convention internationale est possible dès lors qu’un Etat le désire ou que celui-ci ne respecte plus le principe de réciprocité.

    En résumé, oui il est indispensable de modifier la constitution,et si l’UE y fait obstacle, l’envoyer se faire voir ailleurs. Et là, au grand miracle, l’UE sans la France ne pourra jamais exister, car l’exagone est la connexion entre le nord et le sud, l’est et l’ouest, et ce jour là, c’est bien l’UE qui se pliera comme une **** .

  • Daniel DL , 10 Avr 2013 à 11:53 @ 11 h 53 min

    “Une Assemblée Constituante est tout ce que nous devons travailler à obtenir.”

    Oui, en quoi cela change t’il quoi que ce soit aux propos tenus ? je dirais même que cela va dans le même sens que mon première intervention. Cela étant, vos inquiétudes au niveau européen peuvent être apaisées si l’assemblée constituante en question permet de disposer ( et non pas de stipuler, les contrats stipulent, les conventions stipulent, les traités disposent, les lois disposent ) de la non supériorité des normes de droit international, de droit communautaire sur les normes constitutionnelles.

    De la même manière que des actes administratifs, des règlements, ou des clauses contractuelles puissent être contra legem, ici les conventions internationales, directives et règlements européens peuvent être contra constitutio

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