Question gênante pour un président de la République !

Mardi matin, François Hollande, le Président de la République, répondait aux questions de Jean-Jacques Bourdin, après deux ans de mandats à la tête de l’État. La veille, je m’étais inscrit sur BFM TV car j’avais vu que l’on pouvait réagir sur ce qui nous préoccupait. Ma question dépassait les rebondissements économiques que la majorité des commentateurs donnaient. La voici :

“M. le Président, pendant deux ans, j’ai observé votre attitude concernant les relations entre l’État et les religions et en particulier la religion catholique. Trois choses m’ont profondément indigné. La première est l’inégalité de traitement qu’elles subissent. Ainsi, les religions juives et musulmanes sont pratiquement adulées par les médias et la classe politique au nom de la diversité mais la religion catholique est détestée. Par exemple, les profanations des lieux de cultes des premières sont médiatisées et les hommes politiques prononcent des discours dénonçant ces actes mais les profanations des lieux de cultes catholiques sont passées sous silence. De même, on peut se moquer des catholiques mais on ne peut pas se moquer des juifs et des musulmans.
La deuxième chose qui m’a choqué est la stigmatisation des catholiques. À chaque fois que nous nous prononçons sur un sujet de société, nous sommes accusés de faire régner le mal dans notre pays alors que nous exerçons nos droits et devoirs de citoyens. Par exemple, lors du “débat” sur le “mariage” et l’adoption par les homosexuels, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, le 22 janvier 2014, a dénoncé, écrit le journal Le Monde, “une première menace (qui) vient, selon lui, ‘des intégristes de l’ultra-droite catholique, rejoints par une partie de la droite’ lors des débats sur l’avortement ou sur le mariage homosexuel. Les socialistes ont, selon lui, ‘réagi’ sans hésiter pour les stopper”.
La troisième chose qui m’a choqué est la légitimation de ce climat antichrétien par des ex-ministres et ministres actuels :
– Michèle Delaunay, ex-ministre des Personnes handicapées : “Si les catholiques étaient cohérents, ils condamneraient la sainte famille” (sur Twitter).
– Vincent Peillon, ex-ministre de l’Éducation nationale : “On ne peut pas faire un pays pacifié avec le catholicisme” (La Révolution française n’est pas terminée).
– Bernard Cazeneuve, aujourd’hui ministre de l’Intérieur : “Évoquer les valeurs chrétiennes de la France, c’est avoir une vision faussée de l’histoire” (Le Nouvel Observateur, en avril 2012, à propos du discours à Latran de Nicolas Sarkozy).
M. le Président, je suis très inquiet pour la liberté religieuse. Ma question est double : est-ce que vous allez rétablir l’égalité de traitement entre les religions ? Est-ce que vous allez considérer les catholiques comme des citoyens à part entière ?”

Visiblement, cette question n’a pas plu à BFM TV car quelques minutes plus tard, elle a été supprimée. Croire que François Hollande se moque de la liberté religieuse est parfaitement possible…

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47 Commentaires

  • JSG , 9 mai 2014 @ 17 h 33 min

    Ils se comportent comme les racailles qu’ils dénoncent avant des elections, pour les aduler ensuite et leur trouver des excuses dans leur comportement !
    J’en reviens encore une fois, à ce viol d’Evry d’une jeune fille de 17 ans par quatre individus visiblement d’une religion où l’on considère la femme comme un truc à planquer sous un drap noir, et celles qui ne sont pas de ce “bord” comme des putes !
    On n’en parle plus !
    Deux heures durant elle aurait subit les pires sévices!
    Va-t-on faire un film sur le martyr des “putes” de notre pays ?
    Tous ces prétencieux qui nous gouvernent n’ont rien qui puisse nous les rendre sympathiques, ils donnent l’impression d’être complètement débordés, englués dans une idéologie criminogène qui nous a amené là où nous en sommes.
    Le seul espoir que les gens lucides puissent avoir maintenant :
    S’en débarrasser.

  • nictep , 9 mai 2014 @ 21 h 54 min

    Cela n’a rien à voir avec le catholicisme mais avec l’ethnie: certains ayant constaté que seul le peuple européen, par son inventivité, son imprévisibilité, sa curiosité et sa soif de liberté, pouvait s’opposer à leurs sombres dessins de domination planétaire, ont décidé que la seule solution était de l’éliminer.
    En France les catholiques sont blancs et c’est pour cette raison qu’ils sont persécutés.
    Il est toutefois stupéfiant que les catholiques se plaignent alors que leur Saint Père va accueillir des réfugiés à Lampeduzza et qu’ils sont adeptes d’un dieu oriental, (la croix européenne étant celtique et non chrétienne) et de la repentance perpétuelle (pêché originel).
    Et Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les effets.

  • margouilla , 9 mai 2014 @ 23 h 19 min

    entièrement d’accord avec vous JSG on se demande parfois si nos gouvernants actuel sont bien Français ! a voir la démolition chaque jours de notre pays .Il y en a que pour la RACAILLES et la taubira fait tout pour détruire la France !!!

  • Gisèle , 9 mai 2014 @ 23 h 40 min

    Qui vivra verra ……..Un jour ou l’autre , il paiera ses erreurs . C’est la règle pour tous .

  • Gisèle , 9 mai 2014 @ 23 h 42 min

    Monsieur Chirac a refusé que l’Europe soit fondée sur les principes chrétiens . Voyez ce qu’il vit maintenant .

  • Denis Merlin , 10 mai 2014 @ 7 h 30 min

    Excellent !

    Cela m’évoque monsieur Apathie qui se moquait de l’Église en confondant volontairement “péchés capitaux” (appelés “péchés” par abus) et péchés actuels. Personne n’est venu rétablir la vérité à la télévision.

    On constate que les classes médiatique et politique refusent le débat dès qu’on leur oppose des arguments justes. S’enfermant dans le village Potemkine de la démocratie frelatée des débats entre compères, elles sont étanches à tout progrès.

    Continuons donc à militer pour la liberté religieuse. La liberté religieuse de la France !

  • le taquin , 10 mai 2014 @ 7 h 45 min

    C’était hier, en école communale (j’ai 70 ans) L’instituteur m’a demandè de ne pas porter la croix que je portais autour du cou. Mes parents sont intervenus et l’instit est resté intraitable et j’ai été changé d’école a la rentrée suivante.
    L’intolérance n’est pas nouvelle et les français portent le béret enfoncé depuis longtemps

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