DOCUMENT | La réponse standard des socialistes quand on les titille sur le « mariage » gay

Jean-Marc Germain, député PS de la douzième circonscription des Hauts-de-Seine, Danièle Hoffman-Rispal, députée PS de la sixième circonscription de Paris… La réponse qu’ils envoient aux Français qu’ils sont censés représenter et qui les interpellent sur la question du “mariage” gay et de l’adoption est toujours la même :

Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier par lequel vous me faites part de votre opposition au mariage pour tous et à l’adoption par des couples homosexuels.

Je ne partage pas vos inquiétudes et encore moins votre vision de la société, du mariage et de l’homosexualité, qui est fondée sur des préjugés erronés et, il faut bien le reconnaître, souvent énoncés de manière choquante.

Si le mariage n’était destiné qu’à assurer la pérennisation de la société, alors il devrait être interdit aux couples infertiles ou trop âgés pour concevoir des enfants, par exemple. Il faudrait même imaginer de faire signer aux candidats à l’union un engagement à la procréation. Pour certains, le mariage constitue une reconnaissance juridique et sociale qui leur est nécessaire, sans même qu’il soit question de filiation.  Au-delà, plus de la moitié des enfants naissent aujourd’hui hors mariage sans que cela ne constitue une menace pour la cohésion sociale.

J’ajoute que, nous aussi, nous sommes particulièrement attentifs aux droits de l’enfant. Et c’est même dans l’intérêt de ces derniers que nous discutons aujourd’hui du mariage pour tous. Des dizaines de milliers d’enfants vivent déjà avec des parents – ou beaux-parents – homosexuels. D’ailleurs, tout montre que ces enfants ne développent ni plus ni moins de problèmes psychologiques ou sociaux que ceux qui sont issus d’une union hétérosexuelle.

Le groupe socialiste, depuis longtemps, considère que l’ouverture du mariage aux couples  homosexuels est un combat essentiel pour l’égalité des droits.  Les homosexuels, qui ont vécu – et vivent encore – des discriminations insupportables, ont des vies conjugales et familiales que la loi doit reconnaître à égalité avec celles des hétérosexuels. C’était notre engagement de campagne : les Français ont tranché en mai et juin derniers. Cet engagement sera tenu.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes salutations les meilleures.

Une réponse assurément très travaillée sur la forme,  pour faire oublier qu’elle est anti-démocratique sur le fond ? Quand on la lit, on croirait entendre “I Am The Gay Lobby And I Approve This Message”…

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11 Commentaires

  • Jane07 , 9 Oct 2012 à 18:06 @ 18 h 06 min

    Excellente reponse de Jean-Marc Germain qui repond point par point et avec sagesse a toutes les inquietudes des francais opposes au marriage ‘pour tous’.

  • Robert , 9 Oct 2012 à 18:23 @ 18 h 23 min

    Pris sur le salon Beige et plutôt bien vu.

    Le “mariage gay” est une revendication d’un lobby microscopique

    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

    “Je parle de « mariage gay » et non de mariage homosexuel, non par goût pour le « franglais », mais parce que le mariage gay est une revendication d’un lobby microscopique qui se prétend représentatif des homosexuels. Dire que tous les homosexuels le suivent est aussi absurde que dire, naguère, que tous les ouvriers suivaient le PCF. Officiellement, ce lobby affirme vouloir lutter contre les « discriminations ». Toutes les discriminations ne sont pas forcément nuisibles. Mais, ici, il n’y en a aucune: tout le monde peut se marier avec une personne du sexe opposé. D’ailleurs, il n’est pas absurde de traiter différemment des situations différentes. Or, les couples hétérosexuels se constituent notamment pour engendrer et éduquer des enfants. C’est pour remplir cette mission indispensable à la société que le mariage présente un certain nombre d’avantages. Je sais bien qu’il existe des couples stériles, mais relisez le Code civil et vous verrez à quel point celui-ci lie la stabilité du lien conjugal à l’éducation des enfants. En tout état de cause, il serait singulier de légiférer sur la base d’exceptions.

    On oublie trop souvent de prendre en compte la double dimension du mariage. Celui-ci est, d’une part, un contrat et, d’autre part, une institution. (Notons, au passage, qu’il n’est pas la reconnaissance sociale d’un sentiment amoureux.) Comme tous les contrats, il est « négocié » librement et confère des droits et des devoirs. Et, en tant que contrat, il n’y a aucune raison que les couples homosexuels en soient privés. Pas davantage qu’il n’y a de raison d’interdire ces droits à deux frères ou à plusieurs personnes célibataires. C’est probablement cela que voulaient dire François Lebel, le maire du VIIIe arrondissement de Paris, ou le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, lorsqu’ils ont déclenché des polémiques sur ce sujet: je doute qu’ils aient voulu établir un lien entre homosexualité et inceste ou polygamie. En revanche, il est clair que, si le mariage civil est regardé comme un contrat « comme les autres », il n’y a aucune raison de le réserver aux couples.

    Mais le mariage est aussi une institution. Ce qui se manifeste notamment dans le fait que le contrat ne se rompt pas par simple lettre recommandée, comme la plupart des contrats. S’il en était ainsi, nous serions revenus à la répudiation – et je n’imagine pas que les socialistes proposent d’en revenir à ce régime ! Le mariage n’est donc pas « n’importe quel contrat », mais bel et bien un cadre dans lequel la famille, cellule de base de la société, peut prospérer. Il faut noter, d’ailleurs, que le mariage gay est lié à la question de l’adoption. Et c’est ici que l’on va introduire de graves discriminations : certains enfants auront été engendrés et éduqués dans le cadre immémorial d’une relation sexuée entre leurs parents. D’autres seront issus d’une autre relation. Et, surtout, ils auront été éduqués par deux hommes ou deux femmes, privés de cette richesse éducative que constitue l’altérité sexuelle des deux parents. Il convient aussi de noter qu’en ne parlant que de l’aspect contractuel, on ne fait pas une « promotion » des couples homosexuels, on propose une régression du mariage, qui s’approchera toujours plus du Pacs, sorte de CDD patrimonial et fiscal.

    La gauche ayant toujours manifesté une haine à l’égard de la famille, elle est, sans doute, dans son rôle dans cette dégradation du mariage. Mais elle devrait prendre garde aux conséquences. J’en vois au moins deux graves. La première concerne les enfants. Contre toutes les conventions internationales, en adoptant le mariage gay, nous consacrerions un droit à l’enfant, faisant de ce dernier un simple objet – alors que le seul droit défendable dans ce domaine est le droit de l’enfant. Par ailleurs, nous consacrerions aussi l’idée d’une société de l’éphémère, où tout ce qui compte, c’est le plaisir des adultes du moment, sans égard pour les anciens qui nous ont précédés, sans égard pour les enfants qui nous succéderont. Une société de déracinés qui constitue peut-être le rêve des déracinés qui nous gouvernent, mais qui risque de tourner au cauchemar!”

  • Marre des gauchistes , 10 Oct 2012 à 9:35 @ 9 h 35 min

    « Au-delà, plus de la moitié des enfants naissent aujourd’hui hors mariage sans que cela ne constitue une menace pour la cohésion sociale.»

    Euh, en quoi est-ce un argument pour le mariage gay puisque hors mariage pas de problème pour les enfants à venir ?

    (De plus c’est en partie faux : les enfants des familles décomposées et surtout monoparentales ont plus de difficultés que les autres)

    De toute façon, on peut facilement se moquer des raisons des homosexuels pour se marier de la même façon : comment ? ils veulent se marier pour renforcer leur amour ? Vieille lubie rétrograde, ils existent plein de couples non mariés qui s’aiment, plein de couples mariés qui divorcent dans l’amertume, etc.

  • Macina , 10 Oct 2012 à 9:40 @ 9 h 40 min

    Merci de ce texte. Je suis entièrement d’accord avec votre position. Je me suis permis de reprendre votre article sur l’un de mes sites (http://www.debriefing.org/31213.html) en l’introduisant ainsi :

    “Quand le sophisme tient lieu de raisonnement logique et de justification morale. On retiendra l’impudence de l’argument pseudo-démocratique : le mariage et l’adoption pour les homosexuels était « l’engagement de campagne » du candidat-président. «En l’élisant, les Français ont tranché». On reconnaît là les méfaits de l’idéologie politique qui érige en dogme cette mesure démagogique dans un domaine aussi grave que celui de la famille et de l’éducation des enfants, et refuse de la soumettre à l’arbitrage de la population par référendum. En quelques mois, les socialistes ont déjà plusieurs fois retourné leur veste sur des « engagements de campagne » et s’apprêtent à faire de même en matière de fiscalité des entreprises. Le mariage et l’adoption d’enfants pour les homosexuels seraient-ils le seul « engagement de campagne » immuable du parti socialiste ? Et depuis quand le fait qu’une courte majorité de votants aient élu un candidat oblige-t-il TOUS les Français à se plier à un tel diktat dans un domaine aussi sensible – voire sacré, pour certains – que le mariage et la famille traditionnels ?”

  • Cyrano , 10 Oct 2012 à 22:30 @ 22 h 30 min

    Question : En légalisant le “mariage” gay pour remercier les gouines et les pédés d’avoir voté pour elle, la gauche au pouvoir ne risque t-elle pas de “heurter la sensibilité” de nos compatriotes musulmans dont les voix lui sont pourtant tout aussi nécessaires ? Quel dilemme mon Dieu !

  • Corbeyran , 11 Oct 2012 à 7:40 @ 7 h 40 min

    Encore heureux que c’est toujours la même réponse. Les préjugés contre les homosexuels ont brisé assez de vies comme ça. On est obligé de vivre avec des gens plein de préjugés, voire de haine, mais la République n’a pas, en plus, à les encourager.

  • Robert , 11 Oct 2012 à 18:14 @ 18 h 14 min

    Corbeyran,
    Un mensonge et une insinuation diffamatrice ne deviennent pas, à force d’être ressassé, des vérités.

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