L’hostilité de Macron à l’Eglise se confirme, mais les “cathos” votent pour lui!

L’hostilité de Macron à l’Eglise se confirme, mais les “cathos” votent pour lui!

Deux  événements  significatifs viennent de se produire.

Le premier : le parquet s’est pourvu en cassation contre la  décision de la  Cour d’Appel de Paris ordonnant la reprise  de l’alimentation  de Vincent Lambert .

Le second : l’ambassade du Kosovo à Paris ayant été autorisée à fêter le 22 mai le 20e anniversaire de l’émancipation de cette province serbe   à la cathédrale  Saint Louis des Invalides, un appel à la prière musulman  a été lancé en chaire , en un lieu tenu pour sacré par  les catholiques. Une  centaine d’officiers ont  fait part de leur indignation .

Sur  le premier sujet, la justice est mise en cause, sur le second,  le gouverneur  des Invalides. Mais comment imaginer que de telles décisions aient pu être prises sans que le président de la République Emmanuel Macron  en ait donné  l’ordre ou au minimum les ait  avalisées ?

Compte tenu du bruit  médiatique considérable qui a entouré l’ affaire,  c’est  vrai de la saisine  de la Cour de cassation contre la continuation de la nutrition de  Vincent Lambert   –  rappelons que le parquet est subordonné au Garde des sceaux, et  lui-même au  président.

C’est également vrai  de la fête organisée dans la cathédrale Saint-Louis  des Invalides. Nos relations avec le Kosovo sont  une question diplomatique importante qui  ne pouvait être arbitrée  qu’en haut lieu.  D’autant que la faveur faite à cet Etat  (non reconnu par l’ONU) est cohérente avec  la manière privilégiée dont il avait été traité lors  des cérémonies du 11 novembre dernier, centième  anniversaire de la victoire de 1918. Tandis que le protocole, qui ne dépend nullement des armées, humiliait le président   de la Serbie  relégué au dernier rang  des  cérémonies, alors qu’elle  avait été notre proche  allié au cours de la Première, puis  de  la Seconde Guerre mondiale, dont elle a gravement souffert, le  président du Kosovo , Hachim Thaci, y  figurait en place d’honneur. Un choix d’autant plus choquant   que ce dernier a été  accusé de trafic d’organes de prisonniers durant la guerre de Yougoslavie   par le procureur auprès du Tribunal spécial pour l’ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte puis par le Conseil de l’Europe. Il ne s’agit donc pas, comme on l’a entendu dire, d’une « erreur diplomatique » mais d’un acte délibéré .

Rappelons que la guerre de Yougoslavie  aboutit  à une victoire des musulmans du Kosovo, appuyés à la fois  par l’OTAN  et par toute la mouvance islamique mondiale, contre les chrétiens orthodoxes de Serbie. Que, dans le camp kosovar,  certains aient voulu fêter cette victoire en  investissant un symbole chrétien, n’aurait  rien d’étonnant. Que le feu vert à cette cérémonie blasphématoire ait été donné en haut lieu  témoigne d’un singulier parti pris.

Ces faits prennent tout leur relief quand nous apprenons la même semaine que , selon un sondage, 43 %  des catholiques pratiquants ont  voté aux élections européennes pour  la liste Loiseau – En marche.

Au premier tour  des présidentielles,  ce public avait plutôt  voté pour Fillon, mais il a glissé vers Macron  au cours des derniers mois.

Le paradoxe est d’autant plus grand que ces signes  d’une hostilité profonde à l’héritage chrétien au sommet de l’Etat  ne sont pas isolés  : le maintien obstiné  du projet de loi instituant la PMA pour femmes seules, malgré l’hostilité  de l’Eglise, les efforts  heureusement  non couronnés de succès de  prolonger la guerre  de Syrie, si terrible aux  chrétiens d’Orient,  un discours sur l’incendie  de Notre-Dame de Paris ne mentionnant ni la   destination religieuse de l’édifice ni les  catholiques.

Dans le discours qu’il avait fait aux évêques de France aux Bernardins ( suivi d’une scandaleuse standing ovation) , Macron  n’avait  d’ailleurs pas  caché ses  positions: au milieu d’une  rhétorique  pieusarde en accord avec le lieu  mais qui ne  relevait que de la forme, il précisait  clairement qu’en matière sociétale, il avait ses idées et  qu’il ne concédait  à l‘Eglise  que le droit d’ « interroger », pas de contredire. On espère qu’au  vu de évolutions récentes, les évêques de France  auront un peu ouvert les yeux.

Mais à quel degré d’aveuglement  a pu sombrer le public catholique, celui  des paroisses ordinaires, de droite  comme de gauche d’ailleurs,  pour que l’actuel président en  devienne l’homme politique favori ?  A ce degré  d’égarement , il est permis de   penser qu’on n’est pas seulement confronté à un phénomène politique ou sociologique mais   à  une crise spirituelle  profonde.

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1 Commentaire

  • Daniel PIGNARD , 10 Juin 2019 à 12:26 @ 12 h 26 min

    « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume. Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois.
    Il prononcera des paroles contre le Très Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.
    Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais. » (Dan 7 :24-26)

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