Christianophobie : Pierre Bénichou accuse l’Eglise catholique

Dans l’émission “Langue de bois s’abstenir” diffusée jeudi sur Direct 8, Pierre Bénichou a poussé un coup de gueule :

“Moi je ne crois pas qu’on puisse rire de tout. Personne n’ose rire avec les fours crématoires. Personne n’ose rire, mettre des fours crématoires en disant : ‘Esther, ça va ? T’as pas trop chaud ?’. La religion juive est mise en dehors de tout cela par compassion, par le fait qu’il y a eu le plus grand masscacre de l’histoire moderne, il n’y a pas assez longtemps. La religion musulmane dit : ‘moi, il ne faut pas toucher mon Mahomet et si vous touchez mon Mahomet, vous verrez’. Qui est le grand responsable ? C’est l’Eglise catholique ! L’Eglise catholique a été tellement tellement vilipendée et n’a rien dit. On peut montrer le Christ dans des positions épouvantables ! Elle a donné l’exemple : on peut tout dire des catholiques. Mais moi, si j’étais catholique, mais je deviendrais fou !

Et Pascal Perri de renchérir :

“Moi aussi, je pense comme Pierre que finalement, les catholiques n’emmerdent pas assez le monde Ils sont trop souples. On peut représenter le Christ n’importe comment et personne ne dit rien.”

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6Commentaires

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  • Isabelle Morguill , 10 novembre 2011 @ 18 h 02 min

    Ce n’est pas charité, en effet, que se laisser insulter en laissant penser à l’autre que son attitude n’est pas injuste. Et ce n’est pas parce que nous sommes prêts à pardonner qu’il faut condamner du bout des lèvres, avec réticence, comme si l’offense que l’on commet à notre égard était moins grave que l’offense faite à autrui : on ne peut pardonner qu’une faute avouée. Si elle n’est pas reconnue par son auteur, elle ne sera jamais pardonnée par ceux qu’elle a offensé. Ainsi, quelqu’un qui a dans le cœur le désir de pardonner celui qui l’a insulté devrait le supplier sans cesse de reconnaître sa faute. La Charité chrétienne exige la vérité. Benoît XVI l’affirme dans son encyclique Caritas in Veritate (paragraphe 4) : “Un Christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n’ayant qu’une incidence marginale. Dans ce cas, Dieu n’aurait plus une place propre et authentique dans le monde. Sans la vérité, la charité est reléguée dans un espace restreint et relationnellement appauvri.”

    Contrairement à ce qu’on pourrait espérer, ce n’est pas parce qu’on agit avec amour qu’on est aimé ; en effet la vérité n’est pas toujours agréable, ni à dire, ni à entendre. Ainsi que Tolkien le fait dire à Gandalf, “Pour des yeux déformés, la vérité a un visage grimaçant”.
    Le début sur lacorbeilleapapier.hautetfort.com !

  • CARON , 10 novembre 2011 @ 20 h 43 min

    on ne peut pardonner qu’une faute avouée.
    Je suis tout à fa

  • CARON , 10 novembre 2011 @ 21 h 13 min

    “on ne peut pardonner qu’une faute avouée”.
    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Le discours “catholiquement correct” tend aujourd’hui à dire qu’il faut toujours tout pardonner, sans attendre le repentir du coupable. C’est à mon avis une énorme erreur, à la limite de l’hérésie, aux conséquences sociales (et spirituelles) dévastatrices. Dieu pardonne tout, mais il faut le repentir sincère du pécheur. L’homme aurait-il plus de pouvoir que Dieu pour pardonner sans le repentir du pécheur ?
    Même lorsque Jean Paul II a pardonné à son agresseur, on n’est pas bien sur que ce dernier s’est repenti, en tout cas il ne l’a pas exprimé…
    Il y a une différence entre, être dans une attitude d’esprit ouverte au pardon en attente du repentir, et le pardon effectif.
    Le femme adultère est pardonnée par Jésus (“Je ne te condamne pas”).
    Mais à ses bourreaux il ne dit pas la même chose : “Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font”, c’est à dire que leur pardon est suspendu à leur repentir.

    Quant à savoir s’il faut réagir ou pas, et comment, en cas de provocation manifeste, on peut prendre exemple lorsque Jésus a bien usé de force physique pour déloger “manu militari” les riches marchands qui souillaient le temple.
    Mais sans abus, c’est à dire sans violence ni injustice :
    Aux pauvres vendeurs de tourterelles, qui ne sont là que pour gagner leur pitance quotidienne, il demande juste d’aller vendre un peu plus loin.

  • Dominique , 11 novembre 2011 @ 12 h 05 min

    Cela me touche beaucoup qu’un non-catholique défende les catholiques qui n’osent pas se défendre sous de mauvais prétextes, face à une république hargneuse et persécutrice qui, dans sa genèse, les a génocidés et qui refuse de reconnaître ce génocide et de faire repentance alors qu’elle oblige la Turquie à reconnaître le génocide arménien, république qui leur a été imposée contre leur gré dont ils sont les idiots utiles en votant républicain, c’est-à-dire pour leurs bourreaux. Certains, de plus en plus nombreux, gardent cependant la tête haute, se souvenant que la monarchie protégeait notre peuple et votent, en accord avec eux-mêmes, Alliance royale pour préparer le retour du Roi qui se fera inéluctablement. « Le droit du Prince naît du besoin du peuple. » (Pierre Boutang). Cela fait 200 ans qu’on souffre, 200 ans, ça suffit !
    Pierre Bénichou, peut-être sans le savoir, développe l’idée de saint Thomas d’Aquin qui disait ceci : « Si supporter les injures qui n’atteignent que nous-mêmes est un acte vertueux, supporter celles qui atteignent Dieu est le comble de l’impiété. »
    Merci à Pierre Bénichou !

  • c. , 11 novembre 2011 @ 18 h 02 min

    En disant cela ils tirent encore sur les catho.! “C’est de votre faute”. C’est un peu facile comme raisonnement. C’est un raisonnement qui rentre dans le principe du communautarisme, ce qui correspond d’ailleurs peut-être à une certaine mentalité pour certaines personnes issues de certaines communautés confessionnelles. Mais pour un catholique (catholique se rattache à la notion d’universalité dans la signification littérale également), sa vision des choses est toute différente, c’est une vision universelle (que d’ailleurs la déclaration des droits de l’homme, même si elle a oublié de mentionner le Dieu chrétien, en a repris toute la substantifique moelle). Tout homme sur terre est amené rejoindre sa vision universelle. Le respect est une notion universelle que chaque homme, de par son humanité, doit rechercher pour son prochain (mais aussi lui-même car par exemple en écrivant des pièces ou ayant des idées “artistiques” avilissantes, il s’avilit lui même.Serrano qui d’ailleurs déclare qu’il n’a pas eu de père, fait pipi dans un bocal, et y met un crucifix puis photographie la chose. Alllez faire cela avec le souvenir que vous a transmis un parent très cher…Ce n’est pas forcément la première idée que vous aurez pour vous en rappeler avec tendresse, respect filial et pour être heureux en contemplant ce souvenir…)
    Dans les comités qui assurent les choix pour financer des films qui se révèlent antichrétien, cette recherche du respect d’une religion devrait être rechercher par tous pour toutes les confessions et non pas: les juifs votent contre une oeuvre non respectueuse de leur croyance, les musulmans contre ce qui est contraire aux leurs, et les catholiques à leur tour; quant aux non croyants, ils tapent en toute impunité sur ceux qui ne diront rien ou presque rien, c’est à dire les chrétiens. J’ai vu récemment pour Nouvelles Frontières une réclame avec un homme que l’on peut supposer polynésien, avec un magnifique tatouage traditionnel, – donc dans l’absolu avec un minimum de signification spirituelle, que l’on avait modifié en son centre en mettant SOLDES. Cet image n’était pas respectueuse pour l’homme que l’on pouvait considérer comme solder ni pour l’éventuelle religion ancestrale même si elle n’est plus pratiquée. Certes c’est un exemple peut-être insignifiant mais cela montre que le non respect est vraiment rentré dans le mode de fonctionnement de beaucoup.
    En conséquence il faut que chacun se dise que le respect de l’autre n’est pas lié à sa capacité de résistance, au nombre des membres de la communauté à respecter, mais que le respect est du à toute personne individuellement (même si bien sûr un humour bon enfant version Robert Lamoureux ou dans les gendarmes de St Tropez avec les bonnes soeurs, n’a jamais choqué). Ce serait cela le vrai témoignage de fraternité et de solidarité humaine et non pas confessionnelle.
    Les démonstrations de jeunes catholiques français qui en ont eu marre et qui pour une fois l’ont montré alors que les plus hautes autorités catholiques françaises semblaient beaucoup plus profil bas, seront elles un peu plus entendues que celles des coptes égyptiens écrasés sous les chars de l’armée de leur pays ne le sont?…Du non respect par les mots, découlent toujours des non respects par d’autres moyens bien plus graves, l’histoire pas si lointaine en Europe même nous l’a parfaitement déjà démontré

  • Panisse , 12 novembre 2011 @ 21 h 16 min

    Sauf que quand les catholiques osent émettre un désaccord avec l’image du Christ souillé de merde on crie au fascisme ou je ne sais quel autre qualificatif… Y compris même par des représentants de l’Eglise. (Vingt-trois et de la Morandais). Vatican “d’eux” montre toute sa perfidie en cette trouble époque. Msgr Lefebvre avait raison : Rome a perdu la foi.

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