Constance Delmas : «La jeunesse fait une overdose de la culture de mort !»

Constance Delmas est une des organisatrices de la “marche pour la vie et la famille” de Bordeaux qui a lieu le 24 mars prochain. Elle a répondu aux questions des Nouvelles de France.

Pourquoi une marche pour la vie ? Est-ce vraiment utile ? Tout le monde est-il le bienvenu à cette marche ?
Les motifs ayant poussé à la création de l’association “Oui à la Vie” reposent sur un constat : le caractère sacré de la vie et le rôle irremplaçable de la famille ne sont plus considérés comme des valeurs essentielles de la société. Pour sensibiliser la société, à travers les médias, il est nécessaire d’organiser un évènement médiatique, qui rassemble de très nombreuses personnes, avec un message fort. Cette marche, dont c’est la 4ème édition, est un signe de la solidarité entre les générations.

La fréquentation de la marche de Bordeaux est-elle en progrès chaque année ou stagne-t-elle désormais ?
Si l’on s’en tient uniquement aux chiffres donnés par la préfecture de police de Bordeaux, les effectifs augmentent chaque année. Nous sommes des milliers à arpenter les rues de Bordeaux, dans la joie et le respect de tous, mais fermes sur nos convictions.

Comment expliquer que les marcheurs soient si jeunes alors que les grands médias aiment dépeindre le courant pro-vie comme “démodé” ou “moyen-âgeux” ?

C’est un des enseignements majeurs de ces grandes manifestations en faveur de la vie : les participants sont extrêmement jeunes, les 15-25 ans étant très largement représentés (n’hésitez pas à visionner les vidéos sur notre site internet). C’est le signe que cette génération, qui est née et a grandi dans une société où les termes de malthusianisme, d’avortement, d’euthanasie, de droit à mourir, de rationnement des soins, de surpopulation ou de vieux qui coûtent chers à la Sécurité sociale, sont sans cesse mis en avant, fait une overdose de cette culture de mort.

Plus qu’ailleurs, Bordeaux semble l’objet de tensions entre courants pro-vie et pro-avortement. Comment expliquer cela ?
Il faut noter plusieurs éléments pour comprendre la situation. Le milieu pro-vie, alimenté par une nouvelle génération de catholiques sans complexes, est très actif à Bordeaux. Nous sommes la seule ville en dehors de Paris à organiser ce type de manifestation et à rassembler des milliers de personnes. Or, notre discours et nos marches dérangent les tenants du discours unique, celui de l’avortement qui serait un progrès pour les femmes. Ceux-ci tentent donc, avec des méthodes que nous connaissons bien, de nous diaboliser, essayant de nous amalgamer avec des courants politiques décriés, alors que notre marche est apolitique.

Quels sont les rapports entre le collectif et le l’archidiocèse de Bordeaux ? Plus généralement l’Eglise et les autres religions ? Des nouveaux soutiens cette année ?
Nos rapports avec le diocèse de Bordeaux sont excellents. Comme l’année dernière Monseigneur Ricard nous a communiqué officiellement son soutien. De nombreux prêtres diocésains nous appuient et encouragent leurs fidèles à se rendre à notre marche. La hiérarchie orthodoxe nous a toujours soutenue, des protestants participent à cet évènement, ainsi que de nombreuses personnes sans religion, mais mobilisées par la défense du respect de la Vie.

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