La délicate question des réseaux pédocriminels (2/5)

Partie 2 : de la pédocriminalité de classe à la pédocriminalité de masse

Celle-ci est pour certains groupes un plaisir de classe, le pouvoir suprême de « se payer tout et n’importe quoi », une ivresse de sa toute puissance, la jouissance de détruire et d’humilier un enfant innocent et pur. C’est aussi un penchant révolutionnaire et libertaire, la destruction de toute frontière à tous les niveaux, que ce soit celui de l’identité sexuelle ou de la pratique. Fi de l’inceste, de la pédomanie, de la zoophilie ou que sais-je ! Le désir et l’« amour » (qui n’est rien d’autre qu’une pulsion travestie pour ces individus) priment sur toute considération morale et juridique.

Henry de Montherlant, André Gide, Gabriel Matzneff ou Michel Foucault ont fait partie de ces auteurs qui ont affiché un appétit cruel pour les enfants au début du XXème siècle, sans pour autant être dérangés par les pouvoirs publics. Ce goût pour les enfants qu’avait une certaine partie de la classe dirigeante apparut au grand jour lors de l’affaire des « ballets roses » en 1959 (2). Un policier avait piégé plusieurs jeunes filles, toutes mineures (en-dessous de 21 ans à l’époque), la plus jeune ayant, selon les sources, 12 ou 14 ans. Ils leur promettaient une carrière artistique si elles s’adonnaient à des spectacles érotiques, voire prodiguaient quelques services d’ordre sexuel pour certaines personnalités fortunées, dont un coiffeur réputé, un restaurateur et surtout un ancien président SFIO de l’Assemblée Nationale de l’époque, André le Troquer. Il y eut au total vingt-deux condamnations. En 2004, Jean-Pierre Mocky réalisa un film inspiré de cette affaire, appelé « Les ballets écarlates ». Ce film sera interdit par le ministère de la culture, officiellement « trop choquant ». C’est ainsi que seulement quelques années plus tard, parmi les revendications libertaires de la révolution culturelle de mai 68 se trouvait, en toute banalité, la normalisation de la pédomanie, au nom de l’« interdiction d’interdire ». L’inénarrable Daniel Cohn-Bendit en fut bien évidemment l’un des chantres. En 1975, dans un livre intitulé Le Grand Bazar, celui-ci se réjouissait que des enfants voulussent ouvrir sa braguette, et expliquait que son comportement devait viser à développer leur sexualité (3). En 1982, il réitérait ces propos dans l’émission « Apostrophes » (4).

Deux journaux furent des vecteurs assez zélés de ces revendications : Le Monde et Libération. Dans le premier, une pétition fut publiée en janvier 1977, prenant la défense de plusieurs adultes poursuivis pour « attentat à la pudeur sans violence » suite à des attouchements sexuels sur des mineurs. Le texte de cette pétition présente cette affaire comme « une simple affaire de « mœurs », où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence ». Se plaçant sans aucune retenue du côté des accusés, sans la moindre considération pour les victimes, les signataires de cette pétition affirment qu’« aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. […] Cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckardt ne retrouvent pas la liberté. »

Parmi lesdits signataires, on trouve des noms comme Jack Lang, Bernard Kouchner, Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, André Glucksmann… (5) Bien des décennies plus tard, en 2013 Gabriel Matzneff, autre signataire, reconnaîtra être le rédacteur du texte, et affirmera ne rien renier du contenu de celui-ci (6).

Concernant Libération, entre autres ignominies, ce journal faisait l’apologie du « Front de Libération des pédophiles » (FLIP). L’objectif était de détruire les barrières juridiques et morales qui protègent les enfants en modifiant le rapport adultes/enfants et parents/enfants.

 

 

En mars 1979, Libération eu aussi droit à sa pétition pro-pédomane ; prenant la défense d’un inculpé pour viols, notamment sur une fillette de 6 ans, avec des dizaines de signataires, d’ailleurs différents de ceux de la pétition du Monde, comme Pascal Bruckner, Georges Moustaki ou Christiane Rochefort. Ceci entre bien d’autres articles faisant l’éloge des relations sexuelles avec de jeunes enfants,7 dont un particulièrement odieux, publié lui aussi en 1979, et qui donnait la parole à Jacques Dugué, un communiste ayant violé plusieurs enfants dont les siens, loué par le quotidien pour « sa franchise quant à la sodomie » (8). Quand L’Express se permit, en mars 2001, de rappeler cette pétition, et plus généralement ces revendications (9), Libération persista, prenant assez fermement la défense de Cohn-Bendit, à travers plusieurs articles revendiquant la filiation de Mai 68 signés notamment par l’écologiste Alain Lipietz – qui, à l’époque, prétendait être candidat à la présidentielle (10).

Nous n’oublions pas Alfred Kinsey, intellectuel central de cette « révolution sexuelle », connu par de nombreux spécialistes pour avoir mené des recherches sur la vie sexuelle des Américains et l’avoir influencée. Ses études tendent à prouver que les enfants ont des désirs sexuels et sont mûrs sexuellement dès la naissance. Il le prouve par des expériences « in vivo » d’actes sexuels avec des nouveau-nés et des enfants. Un tableau du rapport Kinsley l’explique :

Ce tableau nous montre que Kinsey a été l’observateur ou l’acteur de pratiques sexuelles sur des enfants de 5 mois à 14 ans. Par exemple, un enfant de 11 mois aurait eu 14 orgasmes en 38 minutes ; un enfant de 2 ans, 7 à 11 orgasmes en 9 et 65 minutes. Comment Monsieur Kinsley comprend-il l’orgasme chez des enfants de 11 mois à 14 ans ? Il le définit par « des cris, des pleurs, des convulsions ». Tout esprit sain ne pourrait y voir un orgasme, mais bien des réactions défensives d’enfants violentés et horrifiés ! Il est estimé que plus de 2 000 enfants dont une majorité de garçons ont été violés, certains pas leur propre famille, et devant des caméras, afin de réaliser ces « travaux » (11).

L’après Mai 68 fut la tentative la plus débridée de démocratiser la pédomanie. Et malgré un échec heureux auprès du peuple, qui garde une saine répulsion pour ces pratiques, une réalité effective en demeure dans la culture moderne. La sexualité omniprésente dirigée sur les enfants est une violence que nous observons tous les jours : des cours d’éducation sexuelle, aux dessins animés connotés et « teen movies » (films pour adolescents) largement explicites, à la sexualisation des jeunes filles, tout se positionne pour favoriser un abaissement de la majorité sexuelle et de la conscience sexuelle chez nos enfants. Depuis plusieurs décennies, la pratique pédomane tend concrètement à être normalisée au nom de la liberté, du choix, de l’amour et de l’indifférence.

A suivre…

Lire aussi :
> La délicate question des réseaux pédocriminels (1/6)

Notes :

2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ballets_roses_%281959%29

3. http://www.enquete-debat.fr/archives/extrait-du-livre-noir-de-la-gauche-chapitre-sur-la-pedophilie-52393

4. « Daniel Cohn-Bendit révèle en 1982 des chatouilles pédophiles sur de très jeunes enfants »

https://www.youtube.com/watch?v=Y-0V4csPx_c

5. Texte complet de la pétition et liste des signataires :

http://pedocriminalites.blogspot.nl/2012/03/le-monde-petition-du-26-janvier-1977.html

6. https://www.boywiki.org/fr/P%C3%A9tition_du_26_janvier_1977_%28Le_Monde%29#Auteur

7. Florilège de plusieurs de ces articles : http://www.altermedia.info/france-belgique/gnral/libe-face-a-son-passe-pedophile_84666.html

8. http://4.bp.blogspot.com/-gnGv3fU2W-A/T7SZ-BFJU-I/AAAAAAAAdkk/mnna19NbTIs/s1600/Jacques+Dugu%C3%A9+02.jpg

9. http://www.lexpress.fr/informations/le-devoir-d-inventaire_641580.html

10. http://web.archive.org/web/20050404190912/http://www.decadi.com/dignaction/Fpetit.html

11. http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/06/16/27446894.html

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14Commentaires

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  • 0 / 10
  • eric-p , 13 août 2014 @ 11 h 55 min

    Très bon article. Il faudrait d’ailleurs interpeller Christiane Taubira quant à savoir pourquoi
    un pédophile notoire comme Gabriel Matzneff (mais il y en a bien d’autres) n’a jamais
    été inquiété par la justice pour sa pédophilie avérée mais également revendiquée
    (voir la fameuse émission Apostrophe ).

    J’espère pour ma part que l’auteur de l’article fasse une enquête objective sur
    “l’évolution” de cette pratique et les rapports avec la “justice” (évolution du nombre de cas traités, affaires étouffées, évolution des peines infligées,etc…).

  • Gisèle , 13 août 2014 @ 23 h 59 min

    Comptez le nombre de fois où vous entendez le mot * sexy * à la télévision !!!
    Franchement , pendant qu’ils sont attentifs à ce qui les chatouille et les gratouille bien bas , ils se privent de l’averse d’Amour qui leur est offerte à profusion et gratuitement beaucoup plus haut …..

  • propatria , 14 août 2014 @ 8 h 35 min

    II faut pendre et brûler ces ignobles monstre sur les places publiques:comme disait le Christ,que celui qui scandalise un de ses petits mieux vaut pour lui qu’il soit jeté à l’eau avec une meule autour du cou…
    Après le mariage pour tous ces élites seraient capables de mettre pédophilie pour tous…

  • David Berton , 14 août 2014 @ 9 h 38 min

    Dans les prochaines parties, j’aborde ces sujets !

  • scaletrans , 14 août 2014 @ 11 h 34 min

    Très bon article. Il faudrait cependant ajouter que les “études” de Kinsey, et le rapport du même tonneau sont complètement bidonnés, ce qui a été démontré.

  • bribrilanarchistededroite , 14 août 2014 @ 21 h 14 min

    Je suis désolé de l’écrire, mais la majorité des noms sont juifs et dans le talmud la pédophilie est autorisée tout comme dans l’islam

  • chromosomeY , 15 août 2014 @ 23 h 50 min

    on va voir ce qu’on va voir !

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