Liberté, responsabilité, prospérité !

par Pascal Dray*

J’ai fait le rêve d’un homme libre dans un pays libre, j’aurais pu dire d’un homme responsable dans une société responsable.

J’ai fait le rêve d’une monnaie libre dans un pays libre, d’une monnaie qui ne serait que cet intermédiaire des échanges généralement accepté, d’une monnaie en concurrence avec d’autres monnaies, où la responsabilité serait la seule règle, d’un pays où l’échange libre et les droits de propriété seraient nos seules règles, l’appropriation, l’usage et la transmission de ces droits constitueraient la base de notre droit, la paix et la prospérité pour tous seraient les résultats de cet état.

Dans un tel pays, point ne serait besoin de politiciens mais plutôt de gardiens des droits fondés sur l’appropriation, l’usage et la transmission des ressources rares de la collectivité.

Trouver les méthodes pour lutter contre la rareté de manière efficace et pérenne serait notre objectif : les entrepreneurs et les hommes seraient à la base de la prospérité générale pour tous, avec pour but la paix, l’échange, la prospérité, le développement humain, économique et financier.

Richesse au sens large, beauté, luxe dans une société apaisée et prospère telle serait notre société si l’homme n’y introduisait pas sans cesse l’irresponsabilité.

Car c’est bien l’irresponsabilité qui est au cœur de tous nos conflits humains, l’ego des uns ne compensant jamais l’ego des autres et le cynisme étant de règle. La responsabilité bafouée à chaque action de ces êtres irresponsables gangrène la société dans son ensemble.

À ce jour, nous n’avons trouvé qu’une suite de solutions pacifiques pour lutter efficacement contre la rareté des ressources dans un environnement pacifique de coopération fondé sur l’amélioration de la situation de tous :
– un système de droit de propriété,
– une protection efficace de ces droits,
– des règles quant à l’appropriation, l’usage et à la transmission de ces droits,
– un système d’échange et de division ou partage des tâches.

Certes, ces solutions existent mais elles sont entravées par l’interventionnisme étatique.

Ceci n’est pas une utopie mais bien la réalité de ce que devrait être la société libre et responsable si chacun fondait son action sur la responsabilité et sur la recherche de solutions pacifiques.

Ce rêve deviendra réalité le jour où nous accepterons vraiment les conséquences de la liberté dont la responsabilité.

J’ai fait le rêve d’une société libre…

*Pascal Dray est chef d’entreprise et docteur en économie

Du même auteur :
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2 Commentaires

  • Pierre-François Ghisoni , 15 Mai 2013 à 15:25 @ 15 h 25 min

    Il est incontestable que l’Etat actuel agit comme une prison. Parmi ceux qui se disent “hommes politiques” combien de matons ripoux, combien de justes gardiens? Quelle que soit la réponse, le premier devoir d’un prisonnier dans ces conditions est de s’évader. A nos scies… et autres outils efficaces !
    Le devoir concomitant est d’éviter que la prison continue son sinistre travail d’enfermement.
    Il y a des portes à briser, des murs à défoncer… et tant pis ceux qui auront voulu rester dans les décombres.
    Cela dit, combien sont aussi responsables les aveugles de service, cocus périodiques et satisfaits, d’avoir, d’urnes en urnes, rempli leur devoir de citoyens, comme aiment à le dire les journalistes. Combien sont aussi responsables tous ceux qui grognent et qui finissent par dire : “mais il n’y a personne pour les remplacer” et se justifient ainsi de redonner le pouvoir à leurs matons préférés.
    Il y a un moment où un pays n’a que ce qu’il mérite, quelles qu’en soient les conséquences.

  • Daniel , 19 Mai 2013 à 23:44 @ 23 h 44 min

    Vous décrivez les relations professionnelles les plus normales qui soient et que j’ai vécu pendant une quinzaine d’années avec les milieux agricoles d’après guerre. Je pourrai ajouter beaucoup d’éléments, de détails, de règles ou d’avantages extrêmement satisfaisants à ce mode de rapport à autrui au point que beaucoup le classerait comme utopie alors que ça n’est qu’une question de culture et de règles communes pour un intérêt général commun reconnu comme le seul satisfaisant.
    Satisfaisant pour l’esprit avant de l’être financièrement. Juste une question de niveau de conscience.

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