Projet 1856

Ce n’est pas une base secrète. Ni un programme de recherche scientifique confidentiel visant à créer un humanoïde cyborg asexué et inapte à la reproduction naturelle.

C’est sous ce numéro que lundi 19 mai s’ouvre le débat parlementaire sur la possibilité pour un individu d’exercer une forme d’autorité parentale sur l’enfant de son conjoint, copain, compagnon, concubin, partenaire, époux, etc.

Enrobée dans un miel préliminaire de « droits accrus » pour les parents séparés, la pilule fait la part belle aux « beaux parents ». Vous l’avez compris, il ne s’agit pas des beaux parents d’un couple marié mais d’un abus de langage passé dans un certain vocabulaire courant. Car leur vrai nom est moins charmant : parâtre ou marâtre.

La common low anglo-saxonne reconnait le principe in loco parentis en vertu duquel une institution (scolaire par exemple) peut agir à la place des parents, dans l’intérêt des enfants en l’absence ou sur délégation des parents. Notre droit civil romain lui, est bien plus restrictif. Or, c’est ce principe que le législateur français entend inscrire dans notre corpus, entérinant une dérive qui s’est installée depuis des décennies.

“Si la République est une et indivisible, si les frontières de l’Ukraine doivent être respectées, alors, que la famille le soit aussi, et que ses frontières soient intangibles.”

Même aux États-Unis, modèle du libéralisme mondial, ce principe in loco parentis est restreint, pour protéger la liberté des parents. Car, on le devine, il a pu être détourné. Certaines institutions, certains lobbies du même ordre que ceux qui affirment péremptoirement un « changement de civilisation » ou bien « les enfants n’appartiennent pas à leurs parents » (…) « mais à l’État » entendaient imposer une éducation et une conception dénaturée de la famille. Dieu protège l’Amérique, c’est le principe de liberté des parents qui a été affirmé.

Les belles âmes vont objecter :

Mais l’intérêt des enfants ? L’intérêt des enfants est de grandir entre leur père et leur mère. Hélas, en dépit des proclamations de Ségolène Royal lors de la loi dite de « coparentalité », les choses n’ont fait que s’aggraver. Un million d’enfants vivent dans des familles recomposées nous dit-on pour vendre ce projet. Certes, mais 80% de ces familles recomposées sont « monoparentales » donc pas recomposées, mais … décomposées.

Et ces parents indignes qui « abandonnent » leurs enfants ? L’argument est bref. La réalité du divorce est celle d’un appauvrissement, qui fait nécessairement de l’un ou de l’autre voire des deux parents des exclus. Le divorce, pour l’un ou l’autre des parents, c’est la case compte double du scrabble : tout multiplier par deux, et verser une pension, tout en perdant les aides liés à une charge de famille. Comment, dans ces conditions, pourrait-il en être autrement ?

Et le souhait des enfants ? Et bien, si un inconnu offre des bonbons à votre enfant dans la rue, il y a fort à parier qu’il voudra le suivre. Est-ce que pour autant il faudra le laisser partir ?

Si la République est une et indivisible, si les frontières de l’Ukraine doivent être respectées, alors, que la famille le soit aussi, et que ses frontières soient intangibles.

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6 Commentaires

  • Le Nouveaau Croisé , 19 Mai 2014 à 14:48 @ 14 h 48 min

    A quoi nous mènera le libéralisme mondial à l’américaine ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_libre-%C3%A9change_transatlantique

  • Le Nouveau Croisé , 19 Mai 2014 à 14:58 @ 14 h 58 min
  • V_Parlier , 19 Mai 2014 à 17:25 @ 17 h 25 min

    Mais il faudra continuer de dire que les USA sont nos bienfaiteurs et qu’il faut leur obéir en se fritant avec tous ceux qui ne sont pas d’accord, au moyen de guerres et de coups d’Etat. Et le public suit toujours, après avoir protesté çà-et-là contre les USA juste pour faire bien, tout en continuant sa marche aveugle vers la destruction: l’européisme, le libre échange, les états sans pouvoir, l’achat temporaire de la paix sociale. On joue les gendarmes du monde à coups de bombes et de révolutions, alors qu’on laisse délibérément le peuple français en proie aux hordes barbares impunies sur leur propre sol.

    Bref, ce traité est un témoignage de plus de l’œuvre de destruction en cours.

  • Le Nouveau Croisé , 19 Mai 2014 à 18:15 @ 18 h 15 min

    Hélas oui , la destruction a commencé en 1944 .

  • Cirsedal , 19 Mai 2014 à 19:02 @ 19 h 02 min

    Il ne s’agit pas d’un projet (gouvernemental) mais d’une proposition (parlementaire) donc non soumise à obligation d’étude d’impact et d’avis préalable de constitutionalité.
    Le n° 1856 est celui de l’inscription de la PPL, à présent le texte est numéroté 1925 à l’issue du rapport de la commission des lois.
    Avant passage pour la 1ère lecture au sénat, il recevra un nouveau cardinal.

    D’accord sur ceci : en effet ce texte a été exigé par la passionnelle des BEAUPS’, une Irène Théry qui feint d’avoir oublié les leçons de droit de Jean Carbonnier, et qui fort marrie par la reculade anti-Bertinotti (verbalisée un lundi matin par Valls pré-suppléant Ayrault) a alors écumé les cryptes d’influence pour extorquer ce forcing.
    En somme , à part l’homobsession visible dans quelques amendements “verts” mais anti-écologiques, le danger de ce pensum réside dans une nouvelle utopie anti-nature, anti-biologie, anti-parité, anti-ADN : la mise à l’encan devant le juge (du mur des cons) de l’autorité parentale, une sorte de “tutti-parentalité” qui finira par rejoindre une “zéro-parentalité” à la soviétique ou à la nazie… (parentalité partout, parentalité nulle part)
    Donc concédons une partie lucide et pertinente à ce billet.

    Mais la nostalgie irréaliste revient au galop en deuxième partie : il est insensé de fantasmer à un retour à l’avant loi Naquet. Si une femme déjà mère veut se séparer de son conjoint et père des enfants, cette affaire entre adultes est à accepter comme aussi bien en république islamique d’Iran. En revanche si la femme veut séparer les enfants de leur seul et unique père PAR la Vie et POUR la Vie, alors c’est ici qu’il faut résister. Parce qu’un néo-matriarcat judiciaire, subreptice, manipulatoire, hypocrite, sournois est aussi bien une régression anti-chrétienne, anti-laïque et anti-scientifique. Le patriarcat originel -qui a rendu des services- a été à juste titre réformé jusqu’à en faire un patrimoine culturel historique mais sans force phallocratique : et c’est bien ainsi ! Mais alors avec la même vigilance et la même détermination il convient de barrer la route à ce matriarcat bêlant qui revient à métamorphoser le symbole de l’utérus en arme anti-famille et anti-sociale.
    La phallocratie est jugulée et c’est tant mieux, alors symétriquement refusons en miroir l’hystérocratie.
    D’autant que par démarche tactique, les activistes du néo-matriarcat cherchent l’appui des LGBT colonisateurs de média, et applaudissent à tout ce qui scandaleusement peut agresser les nouveaux pères ordinaires, les innocents de l’après-patriarcat.

  • Matthieu , 21 Mai 2014 à 18:59 @ 18 h 59 min

    Tout à fait, je vous conseille de visionner cette vidéo qui montre très bien que tous ces projets anti-famille viennent des cerveaux détraqués de l’intelligentsia transnationale LGBT : http://www.youtube.com/watch?v=lmoebMp-N30

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