Un homme peut-il survivre en démocratie ?

L’auteur pense que non. Ce papier devrait faire réagir, notamment parmi les femmes qui nous lisent (plus de 40% du nombre total de lecteurs). Le débat est lancé : la loi ne l’interdit pas (encore), alors profitons-en !

Eric Martin, rédacteur en chef

“Leurs prédécesseurs mettront les meilleurs d’entre eux à la tête de l’État; mais comme ils en sont indignes, à peine parvenus aux charges de leurs pères, ils commenceront de nous négliger, quoique gardiens, n’estimant pas comme il conviendrait d’abord la musique, ensuite la gymnastique. Ainsi vous aurez une génération nouvelle moins cultivée. De là sortiront des chefs peu propres à veiller sur l’État, et ne sachant discerner ni les races d’Hésiode, ni vos races d’or, d’argent, d’airain et de fer. Le fer venant donc à se mêler avec l’argent,et l’airain avec l’or, il résultera de ces mélanges un défaut de convenance, de régularité et d’harmonie – défaut qui, partout où il se rencontre, engendre toujours la guerre et la haine. Telle est l’origine qu’il faut assigner à la discorde, en quelque lieu qu’elle se déclare.”

Livre 8 de La République de Platon

Platon a très bien décrit comment sa République idéale peut devenir d’étapes en étapes, une tyrannie puis redevenir une démocratie dans un cycle qui ne s’arrête pas. Le plus important dans sa réflexion, ce ne sont pas les exemples qu’il emploie mais la logique qu’il déploie : des mécanismes internes à la démocratie la font pencher immanquablement du côté du totalitarisme. Chez lui, le conflit entre créateurs de richesses et pauvres finit par changer une démocratie en tyrannie. Cependant, il est bien d’autres mécanismes qui poussent la démocratie à devenir tyrannie.

Vivant une époque orgueilleuse, nous n’avons pas accepté de faire nôtres ses leçons en nous croyant plus « évolués ». Et ayant oublié volontairement de cultiver ses leçons, notre système de gouvernance subit une décadence qui était bien prévisible. Parmi ces mécanismes de décadence j’aimerais étudier plus particulièrement la place respective que tiennent les hommes et les femmes au sein du système électoral dans une nation démocratique en utilisant l’exemple de la France.

Selon le cadre d’analyse de Platon, notre pays serait récemment passé du système presque parfait, la royauté, au système le pire durant la révolution de 1789 : la tyrannie, puis par alternance, de cette royauté, au contrôle oligarchique, et enfin à la démocratie que nous connaissons actuellement. Platon avait donc raison et tort : dans l’ensemble, son plan s’est réalisé, mais avec quelques accrocs (dont de brusques soubresauts démocratiques). Selon lui, le prochain stade que nous devrions connaître sera celui de la tyrannie quand pauvres et riches seront montés les uns contre les autres (par paranoïa ou à juste titre). Et il est vrai que de forts mécanismes penchent en ce sens dont un que je voudrais étudier plus particulièrement : celui de la répartition du pouvoir entre hommes et femmes, phénomène que Platon ne pouvait connaître puisqu’il n’existait pas de manière directe d’influence des femmes dans le domaine politique (hommes et femmes étant nécessairement solidaires dans leur complémentarité et, du fait de leurs unions, poursuivaient les mêmes intérêts).

Que s’est-il passé au niveau du vote des femmes ?

Le suffrage censitaire ou la censure de classe a été la règle durant le plus clair du XIXe siècle. Les hommes riches influencés par leurs épouses gouvernaient la France. L’oligarchie de l’argent et du pouvoir selon Platon. On ne peut donc parler de sexisme à cette époque, puisque la femme de bourgeois avait énormément plus d’influence que le moindre paysan. Progressivement, les institutions ont élargi les possibilités de voter, d’élire et d’être élu. Au début, seuls les hommes riches le pouvaient. Progressivement, tous les hommes ont été appelés aux urnes, sans qu’ils n’aient la possibilité d’être élus puis en pouvant l’être. Enfin, les femmes et tous les métiers dits « sensibles » (comme les militaires) ont pu accéder au vote, et être élus. Cela ne veut pas dire qu’une forme d’oligarchie n’a pas persisté et on le voit bien encore aujourd’hui : tout le monde peut théoriquement être élu, encore faut-il en avoir les moyens. Les systèmes de réseaux, de classes sociales, d’alliances d’intérêts, le coût d’une campagne électorale, le système des partis politiques, tout cela concourt à réduire le pouvoir de l’électeur, qu’il soit homme ou femme. Ainsi, l’élection présidentielle qui est la plus proche du peuple et donc, où le taux de participation est le plus élevé, se fait au suffrage universel direct. Pour se présenter, il aura toutefois été nécessaire de regrouper la signature de 500 élus, de 500 notables pourrait-on dire, ce qui limite drastiquement, là-encore, les possibilités de choisir et de se présenter. Mais, il faut tout de même le reconnaître : la démocratie a fait son œuvre. Les électeurs ont pris de l’assurance, ils ont appris à s’organiser politiquement, à se situer, à exercer leur influence, raison paradoxale pour laquelle, la démocratie est certaine de s’effondrer.

L’effondrement programmé de la démocratie

Comme le souligne Platon, la démocratie ne va pas mourir pour avoir été supplantée par un autre système politique, mais parce que la démocratie tend naturellement vers la tyrannie. Que se passe-t-il dans une démocratie pour que la liberté débouche nécessairement sur l’absence de liberté ?

Le problème de la démocratie n’est pas tant la liberté qui est toujours contenue par des intérêts divergents, mais l’égalité. Cette « passion de l’égalité » corrompt toute démocratie prétendait Alexis de Tocqueville. Aujourd’hui, nous pouvons voir que l’égalité des chances est une bonne chose, mais que cette égalité des chances s’est rapidement muée en égalité tout court et maintenant en égalitarisme. Tout le monde doit être égal, hommes et femmes, riches et pauvres. Or on n’arrive à cette forme d’égalité qu’en privant les gens de liberté et de manière restrictive. En retour, les riches renforcent leur pouvoir caché. Tout cela a été déjà étudié et c’est bien le chemin que nous suivons immanquablement aujourd’hui. Encore faudra-t-il décrire le rôle des hommes et des femmes dans ce cadre, ce qui n’a pas été encore réalisé.

Le rôle de la majorité

« La foi dans l’opinion commune y deviendra (ndlr : en démocratie) une sorte de religion, dont la majorité sera le prophète. » (Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique)

Mais qui peut faire majorité en démocratie et qui est donc capable de créer cette « opinion commune » ? Quand, après 1946, le suffrage est réellement devenu universel et malgré toutes les entraves institutionnelles que j’ai énuméré supra, un long travail de « fabrication de majorité » a commencé. De manière étrange, après la guerre, catholiques et communistes se sont retrouvés côte à côte pour former la majorité. Les femmes qui pouvaient voter n’avaient pas encore investi pleinement ce pouvoir. Elles se sentaient encore étrangères à cette question et beaucoup plus que les hommes, elles votaient en petit nombre (13). Cependant les femmes ont très vite compris leur intérêt, au-delà des luttes partisanes et idéologiques. Et à partir de l’élection présidentielle au suffrage universel direct, leur pouvoir a été tel qu’elles ont fait élire leur président à toutes les élections excepté celle où François Mitterrand a été élu la première fois, en 1981 soit 8 élections sur 9 (23). Pour 6 élections sur 9, elles ont élevé la moyenne du score du candidat gagnant. Pour 4 élections, elles ont même réussi à faire élire leur candidat en opposition à celui des hommes (les hommes n’y sont arrivés qu’une fois en 1981 pour faire élire Mitterrand). Pour pondérer ce tableau édifiant, on peut remarquer que depuis que le début de la phase de retournement de croissance (1974), le choix des hommes et des femmes tend à se niveler, bien que les femmes restent encore meneuses d’opinion (les hommes n’élisent que des hommes très favorables aux femmes).

Références 2, 35678. (en rose, les élections présidentielles en France où les femmes ont fait gagner le Président de la République, en bleu l’élection où les hommes ont réussi à imposer un président de la République contre les femmes, en gris les situations où le candidat masculin et féminin à l’élection présidentielle a été le même).

Le pouvoir des femmes en démocratie, la fin des hommes

L’idéologie est morte avec la multiplication des minorités. Au fur et à mesure que la majorité féminine a pu décider de l’avenir de notre société, nos représentants politiques ont multiplié les lois en faveur des femmes, faisant payer toujours plus l’indépendance de ces dernières aux hommes (allocations familiales, mères isolées, fonctionnariat…). Les hommes, en minorité, n’ont pas su résister à ce tsunami politique. Ils ne l’ont même pas compris. Encore aujourd’hui, ils perçoivent mal la solidarité féminine sur ce point quand ils ne l’encouragent pas inconsciemment (en votant, contre les électrices femmes mais pour défendre les femmes, en faveur de Mitterrand en 1981). Ce mouvement a été encore renforcé par le fait que cette majorité de femmes a su apparaître comme une minorité oppressée et qu’elle a pu regrouper autour d’elle d’autres minorités : LGBT, étrangers. Ainsi dans nos démocraties occidentales modernes, ce sont ces « minorités » qui font la loi. Les femmes constituent une très grande majorité d’électeurs qui va bien au-delà de leur majorité numérique. Cette majorité qui pouvait contrôler toute la société sans démocratie, peut désormais faire sentir son pouvoir de manière directe (12). Or j’affirme que c’est un mouvement naturel à nos démocraties : quand le scrutin devient universel, les femmes, beaucoup plus solidaires que les hommes s’approprient progressivement le résultat des scrutins. De plus, la tendance historique de la femme à apparaître comme un individu social devant être protégé, renforce encore ce pouvoir auprès de ces hommes qui pensent devoir voter pour protéger ces femmes et non défendre leurs intérêts. Si on rajoute à cela le vote féminisé homosexuel des hommes et des femmes, le bilan est tout simplement catastrophique pour les hommes : ils ne peuvent plus regrouper de majorité qui puisse défendre leurs intérêts, le système démocratique est progressivement phagocyté par l’idéologie féminisée, et tout esprit masculin devient antisocial tandis qu’une société saine devrait justement pouvoir s’appuyer en priorité sur ses hommes en ce domaine. La maternité nécessitant toujours de s’occuper de soi et de sa famille, les femmes seront généralement inaptes à prendre en compte les autres familles (1011). À l’inverse, l’homme, qui a toujours dû réfléchir pour deux d’un point de vue distant et social, est beaucoup plus compétent quand il s’agit de ce genre de questions.

La démocratie tue l’idéologie

Au début, les groupes minoritaires peuvent encore réfléchir en terme de « bien être général », mais très vite, ce sont les intérêts de groupes qui s’imposent. La démocratie liée au libéralisme est la recherche de son propre profit et donc de son profit de classe-sociale. Tel est le péché originel de la démocratie, pourrait-on dire. Seul un reste de timocratie (pouvoir de l’honneur pour Platon) qui persiste en démocratie sous la forme républicaine et telle que Régis Debray l’a définie (4) peut contrer ce mouvement général. Cependant ce mouvement d’honneur et de conscience collective s’efface au fur et à mesure qu’une nation s’éloigne du temps où elle s’était donnée un système royal sain pour gouvernance. L’honneur qui sous-tend ce système idéologique plus ou moins complexe du passé, laisse place à l’intérêt pur qui est une sorte de retour au culte de la nature (La main invisible d’Adam Smith). Or sans croyance, une société évoluée ne peut survivre. Les humains qui font sa richesse s’individualisent totalement au fur et à mesure qu’ils descendent dans l’échelle de l’humanité. Cette régression est vécue durement pour les plus croyants d’entre eux, et à l’inverse comme un grand progrès de la part de ceux qui ont fini par vouer un culte à l’égalité. Ainsi certains humains peuvent souscrire à leur déchéance tout en s’en défendant. Croyant avancer vers plus de démocratie, ils se préparent en inhumanité à soutenir quelque tyran qui saura répondre à leur soif d’absolu déviante. Comme le pressent Platon, n’importe quel système politique doit avoir des bases religieuses saines pour le soutenir. Or le système libéral tend à remplacer la religion catholique qui lui a permis d’émerger et de survivre, par la croyance en sa propre valeur. En cela, la religion protestante se rapproche un peu plus du culte du libéralisme et en subit moins directement les contradictions. Cependant, même cette religion protestante finit par être sapée d’autant plus rapidement que des mécanismes d’Église unitaire n’existent plus en son sein. Quant aux autres religions, elles sont balayées en quelques années, ou bien leurs sociétés doivent refuser le développement économique. Il ne reste plus alors place pour le lien social qui fait aussi de nous des êtres humains. Les individus assoiffés de leur propre liberté, mais ne supportant pas que leurs voisins soient plus égaux qu’eux, et n’ayant plus les moyens catholiques de gérer cette contradiction (serment de réconciliation, communion au corps du Christ, reconnaissance de son péché), finissent par s’enfermer, se contrôler les uns les autres et surtout surveiller que personne ne dévie du groupe, tout en se croyant individuellement supérieurs et collectivement plus évolués. À ce stade, nous sommes plus proches que jamais d’une forme de catharsis mimétique telle que l’a définie René Girard. Malheureusement, cette catharsis ne prend plus l’apparence d’un déchaînement de haine collective. Ce genre d’exaction serait trop facile à identifier dans une société d’héritage chrétien. Non, la société s’étant individualisée, la haine collective peut s’exercer sur des individus de manière isolée, et surtout sur les plus faibles d’entre eux. Les suicides, les dépressions, les personnes jetées à la rue (principalement des hommes), les infanticides (principalement quand l’enfant est encore dans le ventre de sa mère) sont les nouveaux Christ que notre civilisation sacrifie. Ils peuvent mourir par millions sans que personne ne s’en émeuve. Sans rien y laisser paraître, la bête a pu se rassasier collectivement et faire grandir la culpabilité refoulée de chaque individu.

La démocratie finit par tuer les hommes (principe masculin)

Les hommes ne peuvent souscrire à un système démocratique où aucun pouvoir social ou familial ne peut limiter le fait qu’ils soient opprimés. Les hommes, les vieux, les enfants ne peuvent devenir l’unique variable d’ajustement d’une société qui se féminise totalement, et qui, donc, régresse entièrement. Nous ne pouvons revenir à un système tribal en pleine modernité, du moins, je ne le crois pas. Pour que la société puisse survivre, les hommes vont devoir apprendre à en rabattre dans les années qui viennent : non, hommes, vous n’êtes pas en position de force dans votre environnement naturel, et vous ne l’avez jamais été (9). Non, vous ne devez pas vous comporter en femmes pour espérer sauver cette société, même si cette attitude favorisait temporairement votre insertion sociale. Oui, vous êtes le sel de la terre et sans votre lutte acharnée et vos sacrifices glorieux, rien ne se fera de bon et de bien dans notre société. Les enfants naîtront toujours sans vous, mais pour le malheur. L’Église même a besoin de vous, en particulier, pour survivre. Une Église féminisée est comme une société féminisée, elle ne porte aucun fruit viable, elle ne peut s’extraire de son péché.

Le rejet du système politique actuelle

Nous ne pouvons donc plus accepter dans sa forme actuelle cette République qui devient progressivement une démocratie. Le retour des hommes suppose un système institutionnel nouveau, à l’inverse d’une tyrannie qui est le summum de la féminisation (et que Platon définit déjà comme essentiellement parricide). Aujourd’hui, nous nous dirigeons à grands pas vers cette tyrannie. Les moyens modernes de contrôle et d’extermination n’ont jamais été autant au point sans que nous n’ayons pu élaborer de contre-pouvoir, sans même que nous ayons les moyens de les dénoncer. Il est urgent que nous réfléchissions à un système alternatif catholique républicain, ou royal, rien n’étant exclu en la matière, tant que ce système saura défendre le peuple contre les réseaux d’intérêts (LGBT, puissances d’argent…) mais aussi contre la médiocrité contrôlante. Le progrès humain ne s’étant jamais développé que dans notre soumission à Dieu et la maîtrise de notre environnement, puissent les servants de cette future nation respecter ce fragile équilibre entre ces deux tendances antagonistes qui signe là encore, notre condition pécheresse.

> Durandal Léonidas anime un blog

1. « Editoriaux d’une résistante sur le vote des femmes », aimeles de mars 2013.
2. « Comment votent les Françaises », Figaro du 25/04/2012.
3. « L’évolution du vote des femmes », Janine Mossuz Lavau
4. « Etes-vous démocrate ou républicain ? », Régis Debray 1995.
5. « Le général de Gaulle et le droit de vote des femmes », Solange Troisier, Site Charles de Gaulle.
6. « Le vote des femmes en France 1945-1993 », Persée.fr.
7. « Les paradoxes du gender gap à la Française », Mariette Sineau, 2007.
8. « Le vote des femmes au premier tour de l’élection présidentielle 2012 », Terra femina avril 2012.
9. « La domination féminine », Vincent Dussol, 2011.
10. « Féminisation, incompétence et totalitarisme à l’Assemblée Nationale », Dailymotion du 08/02/2014.
11. « Féminisation de la politique : des décisions sentimentales et individualistes », Youtube du 15/04/2013.
12. « Féminisation du milieu politique, le dernier bastion tombe », Youtube janvier 2013

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16 Commentaires

  • Catholique & Français , 19 Mar 2014 à 17:25 @ 17 h 25 min

    « La démocratie est la souveraineté de l’ignoble. On peut m’en croire, moi qui l’ai aimée et dont l’amour a été tué par le dégoût. Elle nivelle les individus et menace les êtres originaux. J’ai beau chercher la vérité dans les masses, je ne la rencontre que dans les individus. »
    Jules Barbey d’Aurevilly.

  • Libre , 19 Mar 2014 à 20:02 @ 20 h 02 min

    Une monarchie de droit divin tempérée par le clergé et dans une certaine mesure par la noblesse…

  • Frédérique , 19 Mar 2014 à 21:55 @ 21 h 55 min

    Monarchie, démocratie, dictature, un fait est certain, c’est qu’il faut un chef.
    Qu’importe s’il est élu de dieu ou du peuple, autoproclamé ou plébiscité, le problème, c’est qu’une fois que lui et les siens ont goûté au pouvoir, ils ne veulent plus le lâcher, ils en oublient pourquoi ils sont arrivés au sommet (diriger un pays et un peuple) et c’est la corruption qui prend le dessus et le peuple qui trinque.
    Le pouvoir, c’est le sentiment de supériorité, d’impunité, la possibilité de se prendre pour Dieu et malheureusement il faut toujours une révolution ou une guerre pour remettre les pieds sur terre pendant quelques temps, le temps d’une génération pour oublier ou déformer le passé et on recommence.
    L’homme est mauvais par nature, mais il refuse de le reconnaître. Pourtant reconnaître ses défauts, c’est déjà faire un pas en avant pour les corriger.

  • Christin , 20 Mar 2014 à 9:34 @ 9 h 34 min

    Durandal Léonidas, vous devriez faire un jour le pèlerinage des pères de famille, un autre regard sur la nécessaire réhabilitation du masculin dans nos sociétés, mais sans la guerre contre le féminin.

  • Pierre-François Ghisoni , 20 Mar 2014 à 10:48 @ 10 h 48 min

    Cet article est pour le moins “viril” et il est excellent. Viril, non pas entendu sottement comme sexiste (les mots à la mode), mais comme paré de vertus spécifiques de l’homme (vir en latin) qui se positionne dans une culture sexuée et réfléchit sur son histoire. Là encore, le risque serait de penser en lutte des classes reprise comme lutte des sexes. Risque d’autant plus réel que la définition d’un terme, quel qu’il soit, induit en filigrane celle de ses frontières, de ses “non-lui”. Dans ce genre de discussion, il appartient à chacun de faire le difficile travail d’analyse et de synthèse, cette dernière ayant plus souvent pour (ou contre) elle, les caractéristiques de la subjectivité auxquelles l’analyse peut échapper plus facilement.
    Quoi qu’il en soit, nous sommes là au coeur d’un des grands mystères de la création, et pour les personnes souhaitant reprendre la discussion quelques millénaires en arrière, n’oublions pas de relire la Genèse (disons plutôt les genèses des grandes religions, et leurs commentaires).
    On voit alors que ceux-ci traversent déjà toutes les formes de pouvoir, et dépassent nos cadres induits et castrateurs de République, la Démocratie, etc.

    Bref, encore un débat “sexuellement correct”, mais combien vivifiant.

  • Catholique & Français , 20 Mar 2014 à 10:57 @ 10 h 57 min

    Le merveilleux écrivain normand a pourtant dit cela longtemps avant… l’attribution du suffrage universel au sexe féminin. Rappelons également que les Lois anti-cléricales de la “Belle Epoque” ont pu être finalement votées car les femmes ne votaient alors pas; les “républicains” (au sens large) étaient les plus opposés à cette nouveauté car ils craignaient fortement le vote “réactionnaire” des femmes, les croyant totalement soumises à la “calotte” et à leurs curés. Les exemples des couples Jaurès ou Loubet, qui ont défrayé la chronique de la “Belle Epoque”, sont à cet égard, particulièrement croustillants.

  • Lieutenant X² , 20 Mar 2014 à 11:42 @ 11 h 42 min

    Très intéressant! 🙂

    En Belgique aujourd’hui la médiocratie est en train de voter un texte donnant la possibilité de donner le nom du père ou de la mère, ou des deux dans le sens qu’il plait pour soit-disant “rétablir l’égalité homme-femme”. Encore une fois il est fait abstraction de la réalité biologique: la femme porte l’enfant et le met au monde, elle est naturellement mère. Le père s’affirm(ait) en tant que père par la transmission de son nom. Cette loi “d’égalité” est au contraire sexiste et discriminante à l’heure où justement il faut encourager la responsabilisation des hommes pour le bien des femmes et des enfants ils font le contraire.
    Ce “femminisme” de combat veut tout: considérer que le femme est un homme comme les autres mais que l’homme doit se comporter avec elles comme si elles étaient toujours des femmes (galanterie, bienveillance, protection etc). C’est un non sens! Et aujourd’hui ces même féministes s’étonnent des comportement déplacés ou de la grossièreté de certains et du manque de réaction des autres mais c’est une conséquence malheureusement logique de ce “néo-sexisme” qui n’ira qu’en s’aggravant.

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