Sortir de l’euro ?

Sortir de l’euro ?

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service Politique, de Liberté Politique et de France Audace, interroge la pertinence et les résultats de l’euro en tant que monnaie unique :

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5 Commentaires

  • Charles , 20 Mar 2017 à 13:32 @ 13 h 32 min

    Les seuls critiques de l’euro rigide dés la création de cette utopie teutonique
    sont Charles Gave et P de Villiers.
    Ayant moi-même une expérience des marchés, j’avais rédigé une étude
    critique remise en mains propres à Charles Pasqua en 2001.
    Sapir et Stiegnitz ne sont devenus critiques que plus tard,vers 2008 (Sapir) ou après.

    Un des aspects méconnus du plan B est constitué par le retour a la capacité d’émission monétaire de la BDF dans un but de relances segmentielles.

    Un autre aspect concerne l’impact stratégique en particulier pour l’état tampon
    constitué par la Belgique qui est le siège du QG de l’OTAN (tout est lié).
    Si l’industrie flamande peut survivre à un ajustement monétaire interne à la zone,
    ce n’est pas le cas de l’agriculture en Wallonie qui devra être subventionnée…

    Comme le dit Nigel Farage, l’industrie allemande veut un euro sous évalué par rapport au dollar pour faciliter ses propres exportations en dehors de la zone euro.
    Ceci en ayant intégré en son sein des pays a faible productivité du club des 5 du sud.
    Ceci tout en ayant un euro non allemand (club des 5 du clubmed) surévalué
    pour soutenir la capacité de ses pays d’acheter des produits allemands…

  • borphi , 20 Mar 2017 à 15:43 @ 15 h 43 min

    Depuis 1992 il y a un enfumage permanent des promoteurs de l’euro.
    Pour souvenir je me rappelle la documentation ,de je ne sais plus combien de pages, qui nous avait été soumise à l’occasion du référendum de Maastricht rédigée en vocabulaire économique et juridique des plus obscurantistes.

    pendant la campagne électorale du référendum il y avait Maurice Allais , prix Nobel Français de l’économie , qui n’avait de cesse de démontrer autant que faire se pouvait l’ineptie d’un tel projet de monnaie unique.
    Mais il lui était laissé bien peu de place dans les colonnes des journaux économiques et politiques. Et le quidam avait bien du mal à suivre ce débat d’experts.

    Bien sûr il y avait aussi des politiques comme De Villiers , Seguin , Pasqua etc … qui s’efforçaient d’éclaircir ce débat occulté par l’idéologie européïste. mais cela n’avait pas suffit pour faire échoué cette entreprise funeste monétaire.

    Depuis beaucoup d’économistes et de politiques se sont penchés sur la question pour démontrer et vulgariser l’ineptie et la nuisibilité de l’euro.
    Pendant ce temps les européïstes sont restés sur leur positions idéologiques sans chercher et surtout admettre leur erreur.
    Ils perdront! Malheureusement au dépens de l’intérêt général pour ce qui est du passé et heureusement au bénéfice des économies européennes pour ce qui sera de l’avenir.
    En attendant il est de nombreux conflits d’intérêts qui empêchent de revenir à des règles économiques et monétaires classiques.
    Celles-ci permettraient avec sérénité aux pays européens à qui la monnaie unique n’est pas adaptée de faire des réformes indispensables à leur assainissement économique et social.

    C’est en effet tout ce travail pédagogique économique qui peut apporter la lumière aux français. Parce qu’il ne faut compter sur les européïstes seulement pour mettre la confusion dans les esprits par des assertions infondées sur la sortie de l’euro.

  • Charles , 21 Mar 2017 à 21:38 @ 21 h 38 min

    A compter de 7 mn 10;, Nicolas Bay explique enfin l’option euro monnaie commune
    par opposition à euro monnaie unique.
    Il ne parle pas encore de Fond Monétaire Européen (FME), mais cela finira par venir.
    D’un seul coup la sortie de l’euro unique fait moins peur.

    Il a raison de dire que si nous les Français sortons, alors l’euro unique saute puisque
    les 4 autres pays du sud (GRESPI)sortent en courant et les Allemands
    se retrouvent avec les Belges et les Luxembourgeois comme principaux alliés…

    Pour l’évolution du pouvoir d’achat, il faut distinguer 3 groupes de consommateurs.

    1.Les personnes actives (ou au chômage) qui bénéficieront les premiers de la reprise induite.
    Donc plus d’offres sur le marché de l’emploi et de meilleures conditions de salaires liées
    à la reprise et une inversion du rapport de force employés/entreprises.
    On ne sera plus obligé de coucher pour trouver du travail ou obtenir une promotion.

    2. Les personnes retraitées a petites pensions qui pourront être protégées par des mesures segmentielles, telles que une pensions indexées aux variations de prix sur un panier défini selon leurs besoins. Un telle indexation n’étant pas nécessaire pour les actifs qui seront les 1ers bénéficiaires de la reprise. cette indexation étant plafonnée aux petites pensions.

    3. Les personnes retraitées à hautes pensions qui roulent en BMW-Audi-Porsche-Mercedes et passent Pâques aux Maldives ou a Miami seront un peu perdant car les prix sur ces services ou objets augmenteront. En revanche, ils pourront encore aller aux sports d’hiver 4 fois par an en France sans augmentation de prix.

    https://www.youtube.com/watch?v=3DMhf599-GQ

  • Jean NOGUES , 22 Mar 2017 à 1:38 @ 1 h 38 min

    A Charles et ses partisans :

    s’imaginer que notre dette se détachera de l’euro au moment même ou la France abandonnera cette monnaie, c’est ou être irresponsable ou mentir cyniquement. Notre dette abyssale nous lie à l’euro mieux qu’un boulet lie l’esclave à son propriétaire.

    Nous avons encore environ 2500 tonnes d’or en réserve comptabilisés à la Bqnque de France, plus 300 tonnes investis dans l’euro qui sont à l’abri à Francfort dans les coffres de la BCE. Au prix moyen de 35 euros le gramme, ces 2800 tonnes d’or valent environ 10^(11) euros. Notre dette se monte environ à
    2,2 X 10^(12) euros, soit VINGT DEUX FOIS la valeur de notre stock d’or.

    Pour rembourser la dette en trois ans, il faudrait prélever en moyenne DIX MILLE EUROS PAR AN PENDANT CES TROIS ANS sur chacun des 30 millions de contribuables français. Le total annuel actuel des recettes fiscales françaises Y COMPRIS L’IMPOT SOCIAL DES COTISATIONS SS, avoisine, tous impôts et taxes réunis, sensiblement moins de 10^(12) euros.

    Face à ces monstruosités, à part François Fillon, tous les candidats, tous les politicards, tous les journaleux, spécialistes de la spécialité, bavardent et donnent le change au populo ahuri.

    Les chiffres sont là, cruels et implacables. Ne pas rembourser mettrait automatiquement la totalité de notre économie aux mains de nos créanciers. Ce n’est tout simplement pas gérable, pas imaginable.

    Pour que le remboursement ait lieu dans les dix ans, il ne suffira pas de demander des sacrifices accablants aux français, il faudra nécessairement, EN PLUS, trouver des revenus consistants et durables, donc investir dans l’industrie de pointe, massivement, et on sera FORCES d’abandonner les 35 heures, c’est une nécessité absolue, ainsi que reculer sérieusement l’âge de la retraite..la seule issue possible sera de reconstruire un nucléaire civil performant qui fasse de nous le fournisseur principal d’électricité à l’Europe des 28. Que ceux qui ont de meilleures idées que celle-là ne se gênent pas pour nous en faire part !

  • Charles , 22 Mar 2017 à 9:19 @ 9 h 19 min

    Il est impossible de vraiment rembourser le principal d’une dette publique
    sans faire, au préalable, un excédent budgétaire.
    Notre situation sociale et économique actuelle nous empêche de devenir excédentaire.

    Il se trouve que la France est en situation de déficit budgétaire continu.
    Donc nous remboursons les dettes en principal par des ré-emprunts sur le marché financier.
    Cela s’appelle de la CAVALERIE.

    Votre contrepartie métallique est un concept dépassé du fait
    de la dimension même de notre masse monétaire émise.

    Lorsque notre dette publique qui était libellée en FF, personne n’a été consulté
    pour la convertir en Euro, ni les créanciers ni les débiteurs.
    Donc ce qui a été légal et légitime dans un sens peut
    tout aussi bien l’être dans l’autre sens.

    Ce n’est pas par la simple réduction des dépenses publiques
    que nous pourrons relancer notre économie moribonde, droguée à la dépense publique.

    La remise en place du Franc en format euro franc dans un scénario de mixité monétaire avec l’euro monnaie commune et le Franc monnaie française (Euro-Franc) permet de respirer.
    Non seulement nos dettes publiques seront converties en Euro Franc,
    mais en plus nous pratiquerons la vérité des prix en appelant un chat un chat.

    A savoir que notre dette publique “remboursable”est en réalité une dette non remboursée
    puisque nous remboursons en réempruntant sur les marchés…
    cela porte un nom, cela s’appelle une dette perpétuelle (perpetual) dont seul l’interêt
    est servi par l’emprunteur au créancier et cela permet au créancier de revendre sa créance
    (si il le désire) sur le marché obligataire secondaire.
    Sur ce marché, d’autres investisseurs sont disposés à reprendre ces dettes perpétuelles pour le simple bénéfice de trouver un placement qui rapporte un taux d’intérêt supérieur à la moyenne des rendements.
    De cette manière on re-solvabilise tous les grands emprunteurs
    bloqués par leur dette publique, tel que la Grèce.

    Actuellement, les grandes entreprises italiennes et autres du sud déplacent leurs dépots vers les banques du nord européen pour un encours évalué a 800 milliards €.
    Chaque mois , le flux des transferts continue du sud vers le nord.
    De la même manière les Grecs ne laissent plus de solde créditeur dans les banques grecques
    car ils retirent leurs soldes en billets pour les conserver chez eux ou les déposer au Nord.
    Du coup la BCE se retrouve avec une position de créancier malgré elle sur les pays du sud (les banques centrales) pour compenser les départs et les fuites du sud vers le nord.
    Cette situation est intenable a moyen terme.
    ce sont maintenant les Allamands qui ont envie de sortir…

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