De l’homo festivus à l’homo rebellis


Dans cet article, nous proposons une convergence de la lutte, toujours dans cette démarche de recherche de la vérité. En effet, il nous apparaît que la loi Taubira n’est que la suite logique de l’idéologie libérale, qu’il est temps de viser intégralement, avec pour garantie le succès qui fit la force des manifestations précédentes. Nous militons donc pour une véritable union populaire contre la loi Taubira, l’accord national interprofessionnel (ANI), la corruption, et l’évidente anti-démocratie qui se mesure à coup de gardes à vue, et qui se révèle être l’âme de la République. En effet, la République n’a vraisemblablement de la démocratie que le nom avec une majuscule, et l’idée, mais une idée  déconnectée de la véritable et réelle démocratie, celle de la localité. Nous insistons sur la dramatisation nécessaire de la tragédie qui s’affirme, et condamnons l’ambiance festive qui nuit au réveil des consciences. L’heure est à la révolte et à la résistance sérieuses, pas à la fête.

La manifêtation

J’étais un de ceux qui manifestaient dimanche soir avec La Manif Pour Tous, pour « accueillir » Hollande, à 500m des locaux de M6. L’ambiance était, comme d’habitude, festive, les gens étaient souriants, contents d’être là, de retrouver leurs amis, leurs compagnons de garde à vue… ; le tout était rassemblé par une euphorie, une joie d’être tous ensemble à manifester contre François Hollande et sa clique de fossoyeurs de la famille.

Mais voilà, le problème, c’est justement cette ambiance festive. De la musique de supermarché était crachée à plein volume sur un char, et un homme sympathique animait la foule. Nous ne dérangions personne à vrai dire, à part les bourgeois qui venaient prendre leur café tranquillement aux alentours.

La police politique était là : au moins une centaine de camions. Une débauche de rues fermées, de boucliers, de barrières… Tout était bouclé, tout cela pour 1500 manifestants incapables de forcer la moindre entrave.

Après la dispersion commença seulement la partie intéressante et véritablement résistante : une virée sur les Champs, histoire de montrer aux touristes ce qu’il se passe en ce moment dans notre pays, et de conquérir une fois de plus ce lieu symbolique, là où nos troupes, qui seront peut-être salutaires quand il le faudra, défileront le 14 juillet.

La veille s’était d’ailleurs déroulée une téléportation pour tous baptisée Opération 1984, un grand succès et une première, puisqu’elle s’attaquait plus largement à la logique libérale, avec des slogans comme « le bon sens »(en référence à Orwell) et « ANI PMA GPA »  barré en rouge. Elle se termina par une dizaine d’interpellations musclées par des motards et des policiers de la BAC, une forme de routine pour les courageux militants du printemps français, bien décidés à ne rien lâcher.

Comment ne pas se lasser de la fête de La Manif Pour Tous après avoir goûté à la fièvre tragique des cache-cache et des téléportations pour tous ? Ces formes de manifestations ont pour but de mettre à bout la police de la République, jusqu’à ce qu’elle s’en prenne enfin aux véritables délinquants et voleurs, à commencer par ceux qui nous dirigent, plutôt qu’à quelques jeunes qui ne poseront jamais de problèmes ; sans compter qu’ils n’auront rien, pas une miette de retraite. La génération sacrifiée que nous sommes se fait maltraiter sur les ordres d’une mafia (au-delà du PS, l’UMP a bien préparé le terrain) de menteurs et de voleurs qui ont profité de l’idéologie libérale, et nous transmettent une France exsangue que nous aurons à restaurer : voilà les faits.

L’avenir est en effet tellement incertain qu’il est inconséquent de continuer à mener une contestation festive, et qu’il est urgent de prendre conscience de l’ampleur de ce qui se trame, afin de ne pas seulement jouer sur la scène de la société du spectacle et d’entrer véritablement en résistance, progressivement, tout en proposant des solutions, afin de garder l’Espérance dans nos coeurs.

La fin de l’homo festivus

Soyons clairs, ce qui se passe est une tragédie, car cette supercherie du « mariage pour tous » et la théorie du genre sont le cache-sexe de l’aboutissement de l’idéologie libérale [1], dont l’ANI, ce scandale instaurant un véritable chantage à l’emploi et dont quasiment personne n’a parlé, est encore une étape vers la dictature mondialiste du marché et de la société de consommation.

La destruction des derniers repères, homme et femme, père et mère, famille, achève en effet l’ « œuvre » de destruction qu’est l’idéologie libérale, qui prend ses racines dans le libre examen du protestantisme et s’achève dans le socialisme, comme l’écrit Antoine Blanc de Saint-Bonnet, philosophe et sociologue français du XIXe, maître trop souvent méconnu : « L’erreur commence au protestantisme et finit au socialisme. Les autres erreurs sont les diverses stations de la même pensée » (in Restauration Française). Chacun ayant « sa morale », la porte est ouverte à l’économie de la dette, de l’absence de limites et de la spéculation, de la croissance effrénée, alors que le monde et ses ressources sont limités, finis.

« L’erreur commence au protestantisme et finit au socialisme. Les autres erreurs sont les diverses stations de la même pensée »
(Antoine Blanc de Saint-Bonnet in Restauration Française).

Le constat est simple : nous avons un monde et des ressources limitées d’un côté, rendues utilisables par un travail déterminé, et de l’autre une spéculation sans aucune limite, notamment à cause de la monnaie fiduciaire complètement désincarnée, et des jeux d’écritures.

D’un point de vue anthropologique, l’idéologie libérale produit un être complètement assujetti à l’avoir personnel, à l’égoïsme, tout en étant limité (et c’est la seule limite, qui permet de maintenir le système) qu’à l’avoir d’autrui.

Au lieu d’une multitude d’êtres que sont vraiment  les êtres humains, l’idéologie libérale nous a transformés en une multitude d’assoiffés, de beati possidentes[2],  croyant que notre liberté est dans notre capacité à tout avoir (et sachant que le désir est illimité, la liberté devient alors Liberté), alors qu’elle est un bien à acquérir, dans l’être, comme l’enseigna le Christ.

L’erreur est là. En réalité, la liberté réelle, contre la Liberté spéculative qui fonde la religion républicaine, se trouve dans l’être, aux désirs de posséder limités par la conscience de l’autorité du réel, c’est-à-dire de ce que les choses sont. La loi naturelle est ainsi la forme du réel, ce qui le structure, et s’y opposer, ce n’est pas s’opposer ni à une idée, ni à une idéologie, mais c’est s’opposer à ce qui structure la réalité, l’ensemble de ce qui est. Retirons les murs porteurs d’une bâtisse pour les remplacer par notre « idée » déduite d’on ne sait où puisque la réalité serait soit-disant subjective, voire inexistante, et vous verrons le résultat. Le fait est qu’un mur porteur est un mur porteur, et que rien ne peut le remplacer.

Or nous arrivons à un degré tel  de mépris et de destruction de ce qui forme le réel, que la société actuelle s’écroulera vraisemblablement dans peu de temps, à cause de la dette.

Antoine Blanc de Saint Bonnet analyse dans Restauration Française l’abus de commerce, c’est-à-dire la spéculation et l’usure :

Antoine Blanc, dit Antoine Blanc de Saint Bonnet

[quote]

« Résultats de l’abus de commerce : disette dans les choses utiles , surabondance dans les choses superflues, pénurie dans le sol et dès lors dans les masses, ruines des capitaux, c’est-à-dire paupérisme.
(…)

Ecouterons-nous les faits ? Premièrement, le commerce substituant la valeur vénale à la valeur réelle bouleverse les lois de la production. Secondement, le commerce se substituant aux besoins renverse les lois de la consommation. Troisièmement, le commerce substituant les richesses de superfluité aux richesses de nécessité détruit la population.

L’affaire du négociant n’est pas d’être utile, mais de vendre. Le commerce n’est plus, comme dans les livres d’économie politique, cette industrie qui, transportant le produit au lieu de sa consommation, crée devant le besoin une richesse réelle. Il devient cette puissance accélérant partout la consommation par un bas prix qui vient de ruiner quelque part une branche du travail. L’institution du voyageur de commerce est un fait qui explique tout. »

[/quote]

Quand nous nous rendons compte de ce qui arrive, de ce qui point à l’horizon, et que la crise ne fait que commencer à se ressentir, nous n’avons plus envie de faire la fête, nous n’avons plus envie d’être un homo festivus, selon le mot de Muray, mais un homo rebellis.

La nécessité du rapport de force

Les Veilleurs   © Athanase Ducayla

Cela, le Printemps Français l’a compris, mais pas LMPT, qui continue manifestement de faire la fête. Qu’attend-t-on pour ne serait-ce que diffuser lors des manifestations de la musique un peu plus épique et dramatique, en accord avec la catastrophe qui arrive ? N’endormons pas la colère populaire dans une révolte sucrée et bisounours, c’est une erreur : cela ne tiendra pas. Il s’agit d’être non pas le sucre, mais le « sel de la terre » (Mt 5 :13). Cette parole du Christ n’est pas anodine.

Aussi, lorsque nous pouvons voir Albéric Dumont évacuer [3] Béatrice Bourges, nous ne pouvons manquer de tirer la sonnette d’alarme : il est évident que si LMPT n’évolue pas vers quelque chose de plus dramatique, de plus offensif et de plus fort, le mouvement s’étiolera. Jouons le rapport de force en mettant la pression sur le gouvernement, et si les manifestations deviennent interdites, la colère montera, de plus en plus, et les connexions se feront, naturellement, entre les différents soucis que subissent les français, car ces problèmes ont tous pour dénominateur commun l’idéologie libérale : la croissance comme principe, par nature liée à la dette, la morale individuelle, l’intérêt contre le bien…

Nous ne demandons pas à LMPT de faire un coup d’État, mais d’être plus offensive, plus menaçante, au risque d’être interdite, ce qui est justement ce que craint le pouvoir, car ce sera là montrer le vrai visage de la République. Il faut bien se rendre compte que LMPT joue le rôle du rebellocrate bien malgré elle : en effet, LMPT assure la dose de rébellion nécessaire à la dissipation de la colère populaire, mais sans explosion : elle est un régulateur de pression. Mettons la pression, et si la régulation n’est plus assurée, ne donnons pas cher de nos gouvernants…

“La montée de pression ne peut être assurée que par la recherche de la vérité, seul moteur d’union politique, et donc la généralisation du combat contre l’idéologie libérale”

La montée de pression ne peut être assurée que par la recherche de la vérité, seul moteur d’union politique, et donc la généralisation du combat contre l’idéologie libérale : qu’attend-t-on pour faire le lien entre le « mariage homosexuel », la théorie du genre et la République — véritable religion du progrès, fondamentalement issue de l’idéologie libérale,  fondamentalement gnostique et déconnectée de la réalité ? Qu’attend-t-on pour lier la crise économique qui ne fait que commencer et qui est causée par la dette, et la précarité de l’emploi déguisée par l’ANI, à l’idéologie libérale ? Cette idéologie libérale, qui ne pose comme limite au désir de posséder que le désir de posséder d’autrui… De plus, en restant dans un système qui cantonne la morale à l’individu et en utilisant la terminologie très explicite et libérale d’ « intérêt » plutôt que de « bien », comment peut-on s’opposer au « mariage pour tous », à l’adoption pour tous ?

Soyons cohérents : il s’agit de rechercher le bien propre des individus et le bien commun. Mais ce bien n’est possible que dans la conformité intégrale à l’être des choses, à la loi naturelle, parce que le bien commun est dans cette harmonie. Enfreindre la loi naturelle en n’ayant plus une démarche inductive à partir de la réalité,  mais déductive à partir de principes sortant d’on ne sait-où (entre autres la Liberté et l’Egalité), c’est détruire les êtres, parce qu’elle est leur fondement, ce qui les structure. C’est la raison pour laquelle la lutte doit être intégrale.

Un enjeu intégral et international

C’est effectivement une lutte intégrale contre l’idéologie libérale qu’il s’agit de mener, afin de converger vers la conformité des esprits à la loi naturelle, qui définit l’être des choses, indépendamment des idées que l’on y projette.

Aujourd’hui, le monde entier est quasiment acquis à l’idéologie libérale à travers la participation à la croissance globale, à une économie fondée sur l’offre et non pas sur la demande. Mais c’est en France que se lève l’embryon d’une restauration intégrale: une restauration économique, morale et anthropologique : le retour non pas temporel (erreur de l’idéologie conservatrice[4]), mais ontologique, c’est-à-dire vers l’être des choses, vers les repères immuables du réel, de la chair de la réalité. C’est le retour à la vie contre la pulsion de mort de la consommation ; l’être contre l’avoir.

D’un point de vue économique, il ne s’agit pas de communisme (course vers un bien commun déconnecté de la réalité, et donc la détruisant), mais tout simplement d’une économie réelle fondée sur la demande, et non plus sur l’offre, car la demande vient de l’être, tandis que l’offre sollicite l’avoir. La fatalité du travail doit être utilisée pour assurer le bien de l’être, et non pas l’assouvissement du désir de possession superflue.

Ceci est possible dans le cadre d’une remise en cause intégrale, avec un retour à l’économie réelle et la suppression de la spéculation, un retour du corporatisme et des systèmes de sécurités sociales adaptés à chaque corporation… Il est à craindre toutefois qu’il faudra lutter contre le système mondialiste, qui ne se laissera pas faire malgré sa destruction programmée par sa nature, sans compter un risque de guerre civile imminente, puisqu’il suffit d’un krach comme en 1929 pour tout précipiter, en une ampleur sans précédent.

Et anthropologiquement, la restauration intégrale ne peut s’affirmer que dans la primauté de l’être sur l’avoir, et le rétablissement de l’autorité de la loi naturelle, c’est-à-dire l’ordre charnel des choses telles qu’elles sont, contre un pseudo-ordre qui n’est qu’une idée tellement anti-naturelle qu’elle détruit le monde. Cette restauration intégrale permettra des échanges plus humains et plus respectueux ; ces échanges qu’un pouvoir régalien incarné par un Roi doit réguler pour en limiter les abus, sachant qu’il est lui aussi, comme ses sujets, soumis à l’autorité de la loi naturelle. Contre l’idéologie qui accuse, qui a les mains tellement propres qu’elle n’a pas de mains, opposons le corps imparfait mais incarné du Roi, qui assume et se sacrifie,  au service de son peuple.

“Contre l’idéologie qui accuse, qui a les mains tellement propres qu’elle n’a pas de mains, opposons le corps imparfait mais incarné du Roi, qui assume et se sacrifie,  au service de son peuple.”

Si ce modèle réaliste n’est pas encore bien ancré dans les esprits, qu’il soit au moins débarrassé des scories révolutionnaires et de la vision manichéenne moderne, parfaitement méprisante envers nos ancêtres[5], pour être au moins considéré comme ayant été ce qui fit la grandeur de la France pendant près de XIII siècle, face à la République qui détruisit les localités, enrichit les voleurs et les assassins, réprime encore récemment ses opposants pacifiques, et continue son oppression de jours en jours, depuis les paquets de cigarettes et l’hygiénisme incessant jusqu’à l’impôt outrancier. Réveillons-nous, et devenons homo rebellis !

 


[1] Nous ne sommes pas pour autant étatistes, mais nous pensons que la liberté est un bien à acquérir dans l’être, et que nous n’avons que le libre-arbitre, qui est la capacité de choisir la voie du bien, ou la voie du mal, c’est-à-dire la voie de l’être ou la voie de sa dégradation. En réalité, nos amis qui se disent libéraux sont avant-tout des réalistes comme nous, mais qui revendiquent la liberté de lutter contre le contrecoup de l’idéologie libérale : un État tendant vers le totalitarisme qui tente de contrôler toutes les morales individuelles. Ce totalitarisme est spécial car il est anti-être, et pousse au déracinement, afin de rendre les êtres humains aptes à devenir la matière première de la machine libérale. Le libéralisme ne résiste en tout cas pas à une critique ontologique. D’un point de vue plus abordable, lire l’œuvre de Jean-Claude Michéa.

[2] « Bénis soient ceux qui possèdent »

[3] J’en profite pour faire une remarque sur ce qu’il a répliqué sur NDF : « Afin de préserver l’indispensable unité entre tous les opposants à la loi Taubira, La Manif Pour Tous a toujours invité les manifestants à ne pas venir avec des banderoles, bannières ou autocollants autres que celles qu’elle fournit lors des manifestations qu’elle organise officiellement comme c’était le cas hier soir. C’est le respect de cette consigne par tous qui a contribué au succès des centaines de mobilisation organisées à travers la France depuis près de 8 mois ainsi que des 3 journées de mobilisation nationales contre la loi Taubira à Paris les 13 janvier, 24 mars et 26 mai. » Ceci est faux, dans la mesure où ce qui unit les français et fit de ces manifestation un succès est la vérité, qui transcende les idées de chacun, puisqu’elle est la conformité de l’intelligence avec le réel, seule forme d’union possible.

[4] De même que pour le libéralisme, nous critiquons le conservatisme en tant qu’idéologie, mais nous ne voulons pas froisser les conservateurs qui sont en réalité des réalistes. Le conservatisme est une imposture, car il est fermé à l’  « imprévisible nouveauté » bergsonienne qu’accueille le réalisme.

[5] De quel droit croyons-nous que nos aïeux furent gens à se laisser opprimer sans réagir, sachant que le courage et la force se perdent de nos jours ? Si la royauté dura tant, c’est parce qu’elle était la plus humaine et la plus démocratique (parce que liée au système corporatif) des façons de gouverner.

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33 Comments

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  • 0 / 10
  • Géodith , 22 juin 2013 @ 20 h 51 min

    Franchemen, pourquoi un roi ?
    on a testé et raccourcit
    Ensuite hollandescu et sa maitresse, c’est du pareil au même.
    Non, démocratie directe
    Au fait vous avez signé la pétition contre les privilèges des députés ?

  • Géodith , 22 juin 2013 @ 20 h 53 min

    Manque le “T” à franchemenT.
    Sorry !

  • ads , 23 juin 2013 @ 13 h 29 min

    Le système de corporation obligatoire d’ancien régime était justement un obstacle à la libre entreprise …

  • Athanase Ducayla , 23 juin 2013 @ 18 h 18 min

    Il est possible de rendre le système corporatiste plus souple, je ne suis pas conservateur, mais réaliste : le réalisme est ouvert à “l’imprévisible nouveauté”.

  • Athanase Ducayla , 23 juin 2013 @ 18 h 22 min

    Pourquoi un roi ? Parce qu’il faut sortir de l’infernal spirale sacrificielle qui continue avec la modernité, de façon de plus en plus “technicisée”. Girard montre que l’attitude christique est la seule et unique façon de briser cette tendance par le sacrifice de soi. Pour cela il faut un corps, et non pas une idéologie qui serait entretenue une démocratie directe.

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