DOCUMENT | « Mariage » homosexuel : Jacques Bompard écrit aux maires de France

Monsieur le Maire, cher collègue,
Madame le Maire, chère collègue,

Vous le savez sans doute, le gouvernement présentera, fin octobre, un projet de loi visant à permettre le mariage civil entre deux personnes d’un même sexe. Si cette loi est votée, c’est nous, les maires de France, qui devrons l’appliquer.

Or, comme beaucoup de Français, je regrette que ce projet ne fasse pas l’objet d’un référendum alors même qu’il vise à bouleverser ce qui forme la base de toute société humaine : la famille. Je regrette également que ne soit pas suffisamment relevé le fait que cette loi introduira le communautarisme dans notre code civil.

Cette loi n’est pas une loi parmi d’autres. Il ne s’agit pas de changer les règles de l’urbanisme ou d’ajouter une taxe supplémentaire. C’est une loi qui touche à la structure même de notre société, en même temps qu’à la conscience de chacun. À ce titre, il n’est pas admissible qu’un élu se trouve privé de cette liberté primordiale. Je propose donc d’introduire, dans cette loi, un article instituant un droit au retrait, en vertu d’une clause de conscience, pour les maires et les adjoints aux maires qui le souhaiteraient.

Afin de favoriser le vote de cet article de loi, je crois important que tous les maires se mobilisent et sensibilisent les parlementaires de leur circonscription à ce droit au retrait. C’est la raison pour laquelle je vous adresse ce courriel en vous demandant de ne pas attendre que la loi soit votée pour vous préoccuper de ses conséquences directes pour nous les maires, nos adjoints et l’ensemble de nos conseillers municipaux.

Il ne s’agit pas, ici, d’entrer dans le débat de fond sur le mariage civil des homosexuels. Il s’agit de garantir un équilibre entre, d’un côté, ce que cette loi va promouvoir sur le plan moral et, d’un autre, la liberté de conscience de chaque citoyen et donc de chaque élu.

Je reste à votre disposition pour en discuter et, le cas échéant, mettre en place une action commune.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, Madame le Maire, à l’expression de mes sincères salutations.

Jacques Bompard, député-maire d’Orange

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10 Commentaires

  • jejomau , 24 Sep 2012 à 15:54 @ 15 h 54 min

    Il est très important que tous donnent courtoisement son avis ici :http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire et là : http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp?legislature=14 On pourra trouver une aide sur ce site : http://www.catholiques-en-campagne.fr/index.php?option=com_chronoforms&view=form&Itemid=75 et agir également par ici : http://www.nonaumariagehomosexuel.com/

    .. Aaaaahhhh ! ça défoule….!

  • K. , 24 Sep 2012 à 16:49 @ 16 h 49 min

    “droit au retrait = droit de se laver les mains”

    M. Bompard ne demande qu’à faire comme pilate, soit à laisser faire les autres.

  • Goupille , 24 Sep 2012 à 17:47 @ 17 h 47 min

    C’est exactement ce que je pense… Nous l’avons connu plus courageux. A croire que la multiplication des mandats finit par déposer des plaques d’atérome dans la tête…

    Peut-être cette histoire va-t-elle faire pschitt, car Flamby 1er, déjà mal élu, s’effondre dans les sondages, coule à 43% de sympathisants.

    Flamby 1er n’a pas une tête de masochiste ou de kamikaze ou de héros d’une cause quelconque… Et peut-être va-t-il finir par penser que ses couillonnades branchouilles ne le mènent nulle part.

  • S , 25 Sep 2012 à 0:40 @ 0 h 40 min

    Le problème, c’est que le gouvernement veut faire passer cette loi coûte que coûte, au besoin en passant outre l’opinion du peuple. M. Bompard a déjà demandé un référendum sur la question, Taubira a répondu en disant que le code civil s’appliquait à tous, et Belkacem a également dit “qu’en votant pour Hollande, les électeurs ont donné leur accord pour cette loi, puisqu’elle était dans les propositions du candidat Hollande”, donc qu’un référendum n’était pas nécessaire.

    Le PS a surtout peur du résultat d’un référendum… Donc il vaut mieux faire du forcing et ne pas sonder les français… Pauvre France…

  • Yves Tarantik , 25 Sep 2012 à 13:04 @ 13 h 04 min

    Le PS et son gouvernement de gôche ont froid au cul et la précipitation qui préside à ces lois (Mariage homo et vote des étrangers) a pour principal but, ça crève les yeux, de détourner l’attention des français sur leur vacuité par quelques tours de passe-passe.

    Le socialisme c’est comme le lierre : au début ça produit de jolies feuilles d’un beau vert tendre, puis peu à peu ça envahi tout et ça descelle les pierres du bâtiment.

    En son temps Mitterrand avait utilisé Le Pen en lui donnant accès à la télé, pour pleurnicher ensuite sur le racisme…
    Et avait eu cette parole historique : Si j’échoue je radicaliserai !
    Comprenez : si ma politique de gauche échoue, eh bien je mettrai la barre encore plus à gauche !

    Incompétents et irresponsables jusqu’à miner les fondements de la Société pour avoir un électorat.
    Avec ces gens-là, la France n’a pas fini sa descente aux enfers…

  • Lach-Comte , 25 Sep 2012 à 14:18 @ 14 h 18 min

    le problème, c’est qu’avec les autres Elle a fait facilement la moitié du chemin.
    “Il y a en France deux grands partis de gauche; l’un s’appelle, par commodité, la droite”
    M. Druon qui en savait quelque chose puisqu’il en était de cette droite !

  • Olivier , 25 Sep 2012 à 15:30 @ 15 h 30 min

    Un maire doit faire appliquer la loi votée au Parlement et au Sénat. Si sa conscience entre en conflit avec l’application de cette loi, je vois une solution: la démission.

    En se retirant ainsi, c’est le droit d’une partie des citoyens de sa municipalité qu’il brimera. Donc se pose la question de sa qualité de maire.

    Je rappelle que tous les sondages des instituts officiels donnent une majorité écrasante de Français favorables au mariage homosexuel, et une courte majorité, mais absolue, favorables à l’adoption. Un référendum serait anticonstitutionnel, mais même ainsi, la loi passera.

    Je conseille aux détracteurs de tourner la page et de passer à autre chose, au lieu de ressasser ce problème.

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