Alexandre Pesey : « L’IFP va lancer une nouvelle formation à destination de ceux qui veulent se présenter dans leur commune en 2014 »

Nouvelles de France a rencontré Alexandre Pesey, directeur et co-fondateur de l’Institut de formation politique (IFP). Il nous explique son projet, ses objectifs, les nouveautés qu’il propose cette année et la suivante et tire un premier bilan après huit années d’existence. Entretien.

Alexandre Pesey, l’IFP annonce pour la rentrée une nouvelle formation fondamentale. Pourriez-vous nous en expliquer le principe ? Est-elle ouverte à tous, ou seulement aux auditeurs de l’IFP ?

L’Institut de Formation Politique s’est fixé pour objectif de former aux idées et à l’action des jeunes gens désirant s’engager dans la vie de la Cité. En plus des différents week-ends de séminaires que nous organisons régulièrement, nous avons voulu permettre à nos auditeurs d’acquérir une formation plus poussée dans certains domaines-clés. Réfléchir au sens de son engagement politique, connaître les racines historiques de son pays ou encore comprendre le fonctionnement de l’économie, telles sont quelques-uns des thématiques abordées dans cette Formation Fondamentale lancée en 2011.

La formule est exigeante et souple à la fois. Structurée autour de 10 séances, la formation s’étale sur deux mois et demi entre fin septembre et début décembre. Chaque séance comprend une vidéo de 30 minutes, des textes de référence et trois questions. Une correction personnalisée est ensuite adressée par courriel. Chacun des participants effectue ainsi cette formation chez lui et peut rendre ses travaux à la fréquence qu’il souhaite sous réserve de traiter toutes les séances dans les deux mois et demie.

La Formation fondamentale est réservée aux auditeurs de l’IFP, c’est-à-dire à ceux qui ont participé à au moins un week-end de formation. Pour participer à la prochaine édition, qui portera sur l’Histoire de France, des origines à l’Ancien régime et sera animée par l’historien Philippe Conrad, il faut s’inscrire avant le 1er septembre. Pour ceux qui n’ont pas encore participé à une session IFP, il est encore possible de s’inscrire au séminaire des 12, 13 et 14 octobre.

L’année dernière, la formation fondamentale (nouvellement mise en place) portait sur la philosophie. Pourquoi avoir choisi l’histoire cette année ? À quand l’économie, vu la désinformation qui règne sur le sujet et alors qu’on nous présente l’intervention des pouvoirs publics comme LA solution, y compris à droite ?

La formation fondamentale en anthropologie politique pose les bases d’un engagement politique responsable et vertueux. L’édition portant sur l’Histoire dévoile les étapes fondatrices de notre pays et les racines de l’identité française tout en démontant certains mythes véhiculée par l’historiquement correct. Mais la prochaine édition abordera bien évidemment l’économie, afin de faire découvrir les mécanismes de création de richesse qui font qu’un pays est libre et prospère, à l’opposé du marxisme qui imprègne aujourd’hui l’école et l’Université.

L’IFP, c’est aussi un réseau de jeunes décideurs de droite. Quelles sont les dernières réalisations les plus remarquables dues à vos auditeurs ?

Près de 500 étudiants et jeunes actifs de toute la France ont déjà participé à nos formations depuis 2004. La plupart sont engagés dans leur Université, en politique, dans les organisations de la société civile ou encore dans les médias, notamment sur Internet. Certains font parler d’eux, d’autres travaillent dans l’ombre. Certains mènent une action de très long terme, d’autres s’efforcent d’avoir des résultats plus immédiats. Les réalisations sont donc nombreuses. À noter que lors des dernières élections législatives, plusieurs auditeurs de moins de trente ans ont fait parler d’eux et atteint le 2e tour ce qui est encourageant pour l’avenir. En juin dernier, un auditeur est devenu vice-président d’une grande Université française. Il convient de préciser qu’ils ne sont que deux à être ouvertement de droite dans toute la France ! Certains auditeurs ont décroché un poste de collaborateur parlementaire, d’autres occupent désormais des postes à responsabilité dans des laboratoires d’idées ou groupes de pression. Mais l’une des plus belles réussites récentes me semblent celle d’auditeurs qui animent des sites de réinformation déjà visités par plusieurs centaines de milliers de personnes. Nouvelles de France fait partie de ceux-là et ce n’est pas un hasard si son fondateur, un auditeur de l’Institut de Formation Politique, a reçu le Prix Razel 2012 pour son travail sur Internet.

« En juin dernier, un auditeur est devenu vice-président d’une grande Université française. Il convient de préciser qu’ils ne sont que deux à être ouvertement de droite dans toute la France ! »

L’IFP, combien de divisions ?

L’IFP est piloté par ses fondateurs et dirigeants, qui composent le bureau de l’association. J’en assure la direction opérationnelle et suis assisté de deux salariés. L’IFP mobilise ainsi une centaine de formateurs chaque année pour accueillir 200 étudiants en moyenne chaque année. Mais les acteurs-clés de notre Institut, ceux qui rendent possible ce travail de formation de cadres pour notre pays, ce sont nos donateurs. Avec eux, nous souhaitons que la France soit dirigée par des personnes qui l’aiment et veulent la servir, qui libèrent les énergies au lieu d’enfreindre sans cesse aux libertés de nos compatriotes, qui ne font pas de l’ingénierie sociale, mais respectent un ordre spontané ou naturel. En somme, nous souhaitons voir à la tête de notre pays des gens au cœur bien plein, à la tête bien faite et aux mains habiles.

Où en êtes-vous dans la réalisation de vos objectifs ?

Le chemin est encore très long, mais nous avons réalisé un certain nombre de nos objectifs : être toujours présent et en développement 8 ans après notre création, proposer des formations à la fois intellectuelles et pratiques qui affichent toujours complet, développer un réseau riche de centaines de jeunes gens de bonne volonté, aider certains à prendre des initiatives et des responsabilités, peut-être plus largement participer au développement d’un mouvement français qui s’engage dans un combat métapolitique de long terme.

Quelles sont les projets de l’IFP ?

Nous avons de nombreux projets en tête, mais avançons pas à pas. Après les séminaires, les notes de synthèses, la formation fondamentale et quelques autres activités que nous invitons vos lecteurs à retrouver sur notre site, nous allons lancer une nouvelle formation à destination de ceux qui veulent se présenter dans leur commune en 2014. Ils sauront notamment comment intégrer ou créer une liste, faire campagne, gérer une équipe, collecter des fonds et que faire une fois élu.

La Bourse Tocqueville qui envoie chaque année six jeunes Français(es) à Washington pour leur apprendre le fonctionnement des groupes de réflexion et de pression de droite outre-Atlantique, a changé de partenaires. Comment évolue-t-elle et comment souhaitez-vous encore la voir évoluer ? Quels sont les liens avec l’IFP ?

Elle n’a pas changé de partenaire mais les a complétés. Contribuables Associés est toujours présent. De nouveaux partenaires sont venus les épauler dans cette entreprise au coût important. L’Institut des Libertés lancé par Charles et Emmanuelle Gave, la Fondation iFRAP ou encore M. et Mme Razel, un couple d’entrepreneurs français qui font tout pour laisser à leurs enfants et petits-enfants un pays libre et prospère.

Nous avons modifié le mode de préparation des lauréats qui doivent fournir un travail important en amont du séjour (lectures, recherches, entretiens), qui découvrent la société civile française avant de partir aux États-Unis et doivent, à leur retour, présenter un rapport d’étude devant un jury.

La Bourse Tocqueville est une organisation différente de l’IFP, mais sa vocation éducative, la présence active de son fondateur au sein de l’IFP et le nombre importants de lauréats passés par l’IFP témoignent d’une proximité incontestable.

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2Commentaires

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  • Gauthier Delcourt , 25 août 2012 @ 14 h 15 min

    Au même titre que l’Institut Civitas (et beaucoup d’autres…) qui forme de futurs cadres chrétiens et patriotes, l’IFP a une noble mission, celle de former notre jeunesse au service de la patrie. Le charmant garçon qui dirige cette organisation politique (mais indépendante) est une personne de qualité, fidèle aux valeurs traditionnelles de la droite et à la doctrine sociale de l’Église. Le combat et nos propositions sont à la fois politiques et religieuses (l’un étant séparé de l’autre mais l’un allant de paire avec l’autre, au risque d’être incohérent). L’IFP a pu comprendre cela au début de ce siècle et monsieur Pesey est en cela un visionnaire car il est le responsable direct d’une nouvelle génération de cadres. Les bébés de l’IFP comme Nouvelles de France fonctionnent très bien, c’est une belle preuve de réussite totale ! Alors que la droite nationale, qui a désormais un Institut de formation de qualité, puisse ne plus trouver d’excuses quand il s’agit de trouver des dirigeants, notamment pour ses partis politiques (Front National, Mouvement Pour la France, Debout la République, Parti de la France, Centre National des Indépendants, Parti Chrétien Démocrate, Chasseurs, Pécheurs, Naturistes et Traditions…… et peut-être pour la branche droite de l’UMP (Droite Forte, Droite Populaire…). BRAVO POUR LE TRAVAIL RÉALISÉ, bon courage pour la suite et MERCI à Nouvelles de France pour cette information heureuse !

  • Aaron , 26 août 2012 @ 12 h 16 min

    Dommage, j’ai dépassé l’âge pour m’inscrire!

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