Primaires républicaines : Boulet-Gercourt s’excite à nouveau contre les conservateurs

Tribune libre d’Eric Martin*

Il traite dans le même article Michele Bachmann de “reine des obsédés de la lutte anti-avortement” et de “cinglée” (“mais (…) pas bête”, précise-t-il aussitôt). “Il”, c’est Philippe Boulet-Gercourt. “Il”, c’est l’anti-héros du feuilleton “Un journaliste français aux Etats-Unis”, saison 2 (la saison 1, où le bonhomme croit que seule la droite américaine est organisée en lobbies, est toujours en ligne). L’histoire d’une petite cylindrée intellectuelle bourrée de certitudes et d’a priori sur l’Amérique profonde, persécuté par le réel. Un spécialiste des jugements péremptoires, expert en diabolisation de la droite américaine auprès des lecteurs des publications du groupe Perdriel. Un journaliste qui a des palpitations quand il quitte la ville de New York ou Washington D.C.. Des fois qu’il croiserait un de ces rednecks d’une “Amérique de 2011-2012 (…) tout sauf normale”… 

Anormaux

Être normal, c’est penser comme Boulet-Gercourt. Trouver “délirant” le fait de dire qu’ « il y a des centaines et des centaines de scientifiques, parmi lesquels de nombreux prix Nobel, qui croient au dessein intelligent » qu’il qualifie de “résurgence du créationnisme” ou que si on continue dans l’actuelle direction, « les petits enfants de maternelle vont être obligés d’apprendre que l’homosexualité est normale, naturelle et qu’ils devraient peut-être l’essayer ». Vomir sur une Amérique “dans les cordes, humiliée, en colère, prête à des sautes d’humeur extrêmement dangereuses”. Sic. Une Amérique au PIB en hausse de 2,6 % et 3,1 % respectivement les 3ème et 4ème trimestres 2010 en rythme annuel par rapport aux trimestres précédents : c’est un peu le malade en phase terminale qui se moque de la blessure du bien-portant. “S’il doit y avoir une surprise, mauvaise pour l’Amérique et le monde, elle proviendra sans doute de Michele ou de Sarah » Palin, conclut Boulet. Notez la profondeur de l’argumentation… Vivement la “mauvaise surprise” et la fin du règne médiatico-politique des progressistes. Vivement l’arrivée au pouvoir des anormaux !

*Eric Martin est rédacteur en chef des Nouvelles de France.

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1 Commentaire

  • Roman Bernard , 27 Juin 2011 à 17:12 @ 17 h 12 min

    « Une Amérique au PIB en hausse de 2,6 % et 3,1 % respectivement les 3ème et 4ème trimestres 2010 en rythme annuel par rapport aux trimestres précédents : c’est un peu le malade en phase terminale qui se moque de la blessure du bien-portant. »

    Oui, enfin c’est une croissance gonflée à l”emprunt et à la création monétaire, donc complètement factice…

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