Tsunami en Belgique

210 000. C’est le nombre de citoyens issus des quatre continents qui ont signé la pétition demandant au Roi des Belges de ne pas promulguer la loi autorisant l’euthanasie des enfants (cf. ici, et ). La fondation espagnole « Hazte Oir » (« fais-toi entendre ! ») a permis cette incroyable mobilisation via la plate-forme en ligne CitizenGo. L’événement est porteur de leçons qui dépassent largement le Plat pays :

  1. Le prestige inégalé de la Monarchie. Si les pétitions ont afflué du monde entier c’est parce qu’elles étaient adressées à un Roi. Dans l’imaginaire collectif – à Madrid comme à Montréal – le monarque demeure le protecteur de son Peuple. L’ultime rempart. Le père qui ne peut abandonner ses enfants. Jamais une pétition adressée au Premier ministre Elio di Rupo n’aurait rencontré un tel échos. Philippe est donc bien plus que le notaire de son gouvernement, comme certains s’obstinent à le répéter. Il est un des rares homme d’État à susciter respect, confiance et espoir aux quatre coins de la planète. Le seul dont on ose croire spontanément qu’il renoncera à ses intérêts personnels plutôt que trahir sa conscience. Ni Obama, ni Merkel et encore moins Hollande ne bénéficient d’un tel préjugé favorable.

  2. La révolution Internet. On le savait déjà, mais cet événement le confirme de manière spectaculaire : Internet bouleverse la sphère publique. Sans cet outil, jamais le cri des signataires de CitizenGo n’aurait ébranlé les murs de Laeken. En permettant aux citoyens de s’adresser directement aux dirigeants, Internet fait exploser toutes les officines qui étouffent ou affaiblissent la vox populi. La toile révèle ainsi la terrible coupure entre les aspirations de la base et ceux qui prétendent la représenter. Le succès de l’appel au Roi des Belges est une véritable claque pour tous ceux qui, en Belgique, ont appelé à boycotter la pétition, s’appuyant sur leur pseudo légitimité d’acteurs incontournables du monde « catho ». Tous les « leaders » de ces organisations et autres « médias de réinformation » ont été dépassés par leur base et se retrouvent aujourd’hui KO debout. Pour la première fois depuis (très) longtemps l’insupportable consensus qui étouffe la Belgique a été mis en échec.

  3. La naissance d’une internationale conservatrice. Réactionnaires de tout pays, unissez-vous ! Les citoyens ne sont plus dupes. Ce qui se passe aujourd’hui en Belgique viendra en France demain et au Pérou après-demain. Avec ses lois inhumaines, La Belgique n’est pas une terrible exception mais le laboratoire de la culture de mort. Pour stopper le processus infernal, il faut donc être présent sur tous les fronts. Ecraser la tête du serpent dès qu’elle franchit le seuil de la maison commune. Avec CitizenGo, les citoyens du monde entier prennent conscience que le combat qu’on leur impose dépasse les frontières des États. Ce n’est pas la Belgique, la France ou le Pérou que visent ceux qui détruisent méthodiquement la famille. Ce sont les bases de notre civilisation occidentale. Laquelle est fondée sur le christianisme, faut-il le rappeler…

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30 Commentaires

  • Un Belge , 1 Mar 2014 à 9:13 @ 9 h 13 min

    C’est le seul argument que vous ayez trouvé ?
    Je me permet de rappeler que cette loi vise des situations excessivement précises, ce n’est pas comme si on allait euthanasier des malade de la grippe… Nous parlons ici de maladies incurables, mortelles à plus ou moins court terme et engendrant des souffrances insupportables. Sur quelle base peut-on décider qu’un enfant a moins la parole qu’un adulte ? Cette solution ne sera possible qu’à la demande de l’enfant lui-même après une longue période de réflexion, je ne vois même pas ce que vous trouvez choquant à cette loi…

  • liaison sigma , 1 Mar 2014 à 10:02 @ 10 h 02 min

    je ne reviens pas sur votre analyse relativement juste du %.

    En revanche, je m’interroge sur la notion de souffrance :
    Que connaissez-vous de la souffrance?
    Rien, exceptées celles que vous avez eu dans votre vie.
    Vous avez eu une troisième rechute de leucémie, une énième insuffisance respiratoire nécessitant un hospitalisation prolongée?
    Comment pouvez vous prétendre que la mort est un juste terme à une souffrance que vous projetez sur votre personne?

    Dites plutôt que vous n’aimeriez pas être dans leurs situations, ce serait plus exact et ça pourrait vous permettre peut être de vous rendre compte que vous ramenez tout cela à votre unique et magnifique nombril.

  • liaison sigma , 1 Mar 2014 à 10:02 @ 10 h 02 min

    Evidemment, je répondais au belge…

  • Un Belge , 1 Mar 2014 à 10:31 @ 10 h 31 min

    je vous retourne votre argument si magnifiquement biaisé.
    Que savez-vous de ma vie ? et que savez-vous vraiment de ce qu’est souffrir ?
    Je me raccroche à mon expérience personnelle avec les gens qui m’entourent à défaut d’autre expérience il est vrai. Mais est-ce là du nombrilisme où simplement une manifestation d’opinion aussi valable que pourrait être la vôtre ?
    Je ne défend pas un système d’euthanasie systématique, seulement la possibilité de laisser le choix. C’est humain vous ne croyez pas ?

  • Manuel Atreide , 1 Mar 2014 à 11:04 @ 11 h 04 min

    Eric,

    Votre remarque serait pertinente si cette pétition avait un caractère national belge. Il se trouve que c’est une pétition internationale sur un sujet qui remue les milieux conservateurs voire, je cite l’auteur, “réactionnaires”.

    Je dis donc que 210000 signatures dans un tel contexte, c’est un chiffre ridiculement bas.

  • liaison sigma , 1 Mar 2014 à 11:14 @ 11 h 14 min

    L’argument est magnifique, je l’avoue humblement mais il n’est pas biaisé 😉
    Je ne connais rien de votre vie et n’en souhaite absolument rien connaître, je vous dit seulement que n’ayant pas vécu les souffrances des autres vous ne pouvez prétendre y mettre fin.

    L’euthanasie n’est pas un soin qui soulage une souffrance mais un acte qui tue.

    Cela renvoie donc à des questions centrales :
    Est-ce qu’un enfant a la capacité suffisante de jugement et de discernement pour décider de mettre fin à sa vie?
    Quelles pratiques doit-on regrouper sous le terme “acharnement thérapeutique”?
    Fait-on suffisamment la promotion et l’usage des soins palliatifs?
    Qui pratique cette euthanasie et doit-on créer un diplôme de bourreau ?

  • champar , 1 Mar 2014 à 12:02 @ 12 h 02 min

    “Un belge” … c’est le franc-maçon de service de la culture de mort qui se réjouit de tuer les enfants qui sont nés après avoir organisé le génocide des enfants dans le sein de leur mère, oh le brave homme que ce “belge” !

    Pourquoi jusqu’à ce jour les hollandais venaient prendre leur retraite en France ? (il faut sortir hors des quartiers bobos de la pensée unique) : Parce qu’ils n’avaient aucune confiance dans l’euthanazi si gentiment proposée dans leur charmant pays (l’avantage avec l’euthanazi c’est qu’il n’y a pas de réclamation des personnes tuées).

    “Le belge” vous serez un jour rattrapé par cette culture de mort, vous en êtes content … Lorsque l’on est seul abandonné et dépendant on ne pense pas la même chose.

    Quant à minimiser 210.000 pétitions au Roi de belges, faites en autant si vous pouvez.
    Votre rage vient du succès de cette pétition car si vous n’y attachiez aucune importance vous ne seriez pas intervenu dans ce forum.

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