Pourquoi manifester le 16 octobre ?

Pourquoi manifester le 16 octobre ?

François Billot de Lochner

 

Dans son avant-dernier livre, Dieu ou rien, le cardinal Sarah, très proche collaborateur du pape, n’y va pas par quatre chemins : la légalisation de l’union homosexuelle, conséquence du déclin de l’Occident, précipitera sa chute s’il ne réagit pas.

En effet, la loi Taubira est la clé de voûte de la déconstruction entreprise par les gouvernements successifs depuis plusieurs dizaines d’années. Elle réduit à néant le socle sur lequel repose toute société, à savoir la famille naturelle. Par la légalisation d’une union contre nature, la loi justifie tous les comportements, et détruit par voie de conséquence la filiation naturelle. La loi Taubira est donc évidemment la loi suprême de déconstruction, raison pour laquelle Madame Taubira, à juste titre, a qualifié elle-même son texte de “fondateur d’une civilisation nouvelle”.

Lors des prochaines élections présidentielles, et sous réserve que les tactiques ou combinaisons partisanes n’aboutissent pas un résultat inverse, les forces de droite devraient l’emporter à une forte majorité. D’ores et déjà, la plupart des candidats potentiels de la droite ont pris certains engagements pour lesquels leur électorat s’exprime pourtant majoritairement de façon défavorable. La suppression de l’ISF en est un exemple : elle figure dans les projets de programmes de la quasi-totalité des candidats de droite, contre l’avis majoritaire de leurs électeurs. Ainsi, les candidats à la primaire des Républicains et du Centre ne peuvent développer l’argument selon lequel il leur est impossible de mettre à leur programme l’abrogation de la loi Taubira, sous prétexte que leur électorat ne l’accepterait pas. L’argument est totalement fallacieux : leur position sur l’ISF  montre clairement qu’ils savent faire des propositions contraires à ce que souhaitent majoritairement leurs électeurs.

Concernant la loi Taubira, le raisonnement doit être le même. Un changement de civilisation imposée par les forces de gauche peut parfaitement être annulé par une loi de quelques lignes abrogeant la dite loi. Or, mis à part Jean-Frédéric Poisson, aucun des candidats à la primaire des Républicains ne veut cette abrogation. L’exemple de l’ISF montre clairement que leur position n’a pas de rapport avec ce que pense leur électorat. D’ailleurs, qui oserait affirmer que la droite pourrait perdre les élections parce que la loi Taubira risque d’être abrogée ? La réalité est simple : les candidats ont intégré ce changement de civilisation et n’entendent pas y toucher. Nous le savons depuis longtemps : sur le plan   « sociétal », ces candidats sont profondément imprégnés de l’esprit libertaire qui ravage notre pays depuis un demi-siècle. Nous le savons, et n’en sommes pas étonnées. Le courageux Poisson est l’exception qui confirme la règle.

Dans ces conditions, le monde de la résistance acharnée à la loi Taubira doit, plus que jamais, faire pression sur la classe politique pour son abrogation. La manifestation du 16 octobre prochain est donc importante : les organisateurs auront évidemment le devoir de marteler, tout au long du parcours, que  « Taubira, ta loi, on n’en veut pas ». De façon certaine, l’immense majorité des manifestants reprendront avec puissance ce slogan, fondateur de leur présence. Nous comptons bien qu’il en soit ainsi, car la déception serait immense en cas contraire : l’objet du rassemblement serait dévoyé  ! La loi mère de tous les maux (PMA, GPA, adoption par les « couples homosexuels etc.) est bien la funeste loi Taubira : attaquons prioritairement et sans relâche la cause du mal, puis, ensuite, ses conséquences. Bossuet, il y a plusieurs siècles, nous avait fort bien expliqué l’ordre du combat à mener. Les primaires qui se profilent constituent une formidable opportunité politique, à ne manquer sous aucun prétexte ou calcul.

Ainsi, tout ce qui s’est créé depuis trois ans sur la résistance à cette loi ne peut et ne doit avoir qu’un seul mot d’ordre : abrogation de la loi Taubira, sans réécriture. Le collectif On Ne Lâche Rien, auquel participe activement Liberté politique, et qui connaît un développement d’une ampleur insoupçonnée, a été créé pour cela. Ses porte-paroles sont actuellement en contact avec les organisateurs de la manifestation, pour qu’ils aient accès à la tribune et qu’ils puissent s’exprimer avec force sur ce thème : nous vous tiendrons au courant, la semaine prochaine, du résultat final de notre démarche, que nous espérons évidemment positive… Quoiqu’il en soit, le succès que rencontre le collectif depuis sa création révèle l’ampleur de l’attente des résistants sur le sujet. Plus que jamais, donnons un vrai contenu au slogan « on ne lâche rien » : œuvrons de toutes nos forces pour l’abrogation sans réécriture, et que cela soit le cœur de l’action du 16 octobre !

> François Billot de Lochner préside la Fondation de Service politique, Liberté politique et France Audace.

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13Commentaires

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  • Cap2006 , 2 octobre 2016 @ 9 h 05 min

    @Trucker

    Vos opinions personnelles vous empêchent de lire ce que j’ai écris.

    Et j’imagine que vous n’avez pas de portable construit avec des métaux rares , ni des vêtements fabriqués en Asie du Sud est, tous issus de l’ignoble exploitation de la pauvreté…

    J’ai eu la chance de ne pas avoir subi la pression sociale qui impose à chaque couple d’avoir des enfants. Mais j’ai vu les dégats que cela peut occasionner.
    Je ne suis pas un grand fan de la PMA ou de la GPA, ne vous en déplaise, et ce autant pour les couples hétéros ( l’immense majorité des candidats) que les’couples homos…( Il se trouve que parmi mes nombreuses relations, comme pour vous,il y a des homos)

    Et contrairement à vous, je pense que c’est tres hypocrite de refuser de légiférer pour mieux encadrer et accompagner ces pratiques dans notre pays, pour venir se plaindre que des couples désespérés aient recours à des marchands de vie peu scrupuleux.
    Notez que cela etait dejà le cas pour l’adoption dans des pays pauvres, depuis longtemps. ( er je ne parle pas du goût immodéré de l’église catholique pour le vol d’enfants en Espagne ou en argentine par exemple encore aujourdhui couvert par la complaisance)

    La GPA existe légalement dans des pays riches comme dans des pays pauvres… je me souviens d’un reportage en Inde. Mes yeux d’occidentaux repu étaient comme vous choqués… mais quelle solution j’avais à proposer à ces femmes pour financer l’ouverture d’un petit commerce… qui étais je pour dire que c’était pas bien?

  • Cap2006 , 2 octobre 2016 @ 10 h 19 min

    @jean Nogue

    Je ne vais pas repondre à la place de manuel Atreide, mépermettant juste de vous donner mon avis personnel, et concerné par ma question sur le soit disant humanisme des militants lmpt.

    La barbarie des autres n’exonère pas la responsabillité des personnes ayant accès à l’information, la contre information et tous les témoignages souhaitables pour se forger une opinion.
    Comparaison n’est pas raison.
    Parmi vos proches, il y a des homos. Forcément. Et en particulier des adolescents que vous condamnez à une souffrance inutile, gratuite, et que rien dans votre culture n’oblige à infliger.

    Et la plupart des homos n’ont pas envie de fonder une famille… sans doute parcequ’a force de le répéter, comme vous, eux aussi finissent par croire que c’est pas bien… hors, les’mauvais parents, les’parents nuisibles à leurs enfants, ils y en a trop… et cela ne dépend pas du tout de leur orientation sexuelle.
    Trouvez des arguments svp… pas des croyances.

    Je suis pour la famille… et sous toutes ses formes…

  • Manuel Atréide , 2 octobre 2016 @ 23 h 20 min

    @ Jean

    vous me sommez donc de comparer le comportement inepte de gens qui combattent l’égalité des droits pour leurs voisins voire leurs enfants avec des criminels enragés qui ne reculent devant aucune monstruosité pour asseoir leur pouvoir personnel – car il ne s’agit que de cela, avec daech, une histoire de pouvoir personnel qu’on crée et maintient au prix d’un bain de sang.

    L’exercice est assez facile : d’un coté, vous avez des gens qui, par leur mépris de l’autre ont créé un climat lourd, pesant, difficile à vivre. Ils ont contribué à légitimer la violence verbale envers les LGBT, parfois la violence physique. Leurs actions sont dommageable à la société où nous vivons et créent de la souffrance chez des personnes qu’ils cotoient tous les jours. C’est peu glorieux et peu honorable.

    En face, ces déchets représentent dans le monde contemporain ce que l’humanité peut produire de pire : massacres, viols de femmes, d’enfants, d’adolescents des deux sexe, tueries pour des questions religieuses (toutes religions confondues d’ailleurs, les victimes les plus nombreuses étant de confession musulmanes), exécutions sommaires d’hommes soupçonnés d’homosexualité, exécutions révulsantes, démilition systématique du passé de deux des plus vieux pays du monde.

    Je suis obligé de dire, la nausée aux lèvres, que ces monstres sont humains. Mais si je peux vivre au quotidien avec les gens lmpt, ces criminels doivent être combattus, défaits militairement, capturés, envoyés devant un tribunal international, jugés et condamnés.

    Et si j’ai mon mot à dire, envoyés dans une prison de haute sécurité au large de l’antarctique, là où ils ne pourront plus jamais nuire ni revenir.

    Dernière chose, pour être totalement limpide : une partie de ces bêtes humaines sont sorties des geôles syriennes, libérées par Bashar Al Assad qui les a envoyé pour démolir son opposition modérée. Le régime syrien actuel porte une responsabilité non négligeable dans cette atroce tragédie qui ensanglante le berceau de nos cultures occidentales. Cette responsabilité est aussi partagée – dans une moindre mesure mais quand même – par la Russie de Vladimir Poutine qui soutient ce régime à bout de bras depuis des années sans jamais lui avoir demandé la plus petite modération. Et ne parlons pas de pression pour introduire un peu de justice et de démocratie dans ce qui reste une dictature particulièrement sanglante dans une région qui, pourtant, n’en manque pas.

    Dernière chose Jean : comme cap2006 l’a dit, on n’absout pas les fautes des uns par les crimes des autres. Devant Dieu, vous aurez beau pointer du doigt votre voisin en beuglant qu’il a faire pire que vous, cela ne vous empêchera pas d’avoir à rendre des comptes sur vos actions.

    C’est écrit noir sur blanc dans les évangiles.

    Bonne soirée, M.

  • Robert , 3 octobre 2016 @ 13 h 56 min

    “Etre dans le vent, une ambition de feuille morte ” Gustave Thibon

  • borphi , 5 octobre 2016 @ 13 h 56 min

    Pour enrichir ce débat éthique et humaniste voici le lien d’une réflexion qui mérite le détour:
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/10/une-figure-du-mouvement-f%C3%A9ministe-et-homosexuel-contre-le-lobby-lgbt.html

  • Manuel Atréide , 5 octobre 2016 @ 16 h 05 min

    @ borphi

    Marie-Josèphe Bonnet … cette femme lesbienne, féministe extrémiste – du coté gauche – est désormais en guerre contre les gays parce qu’une partie d’entre eux ont décidé de ne plus vivre dans les marges de la société où ils vivent.

    Pour cette femme, être gay ou lesbienne (les bi.e.s ou trans n’existent pas) doit obligatoirement se traduire par un rejet des normes sociales, surtout bourgeoises. En gros, être minoritaire entraine le fait d’être révolutionnaire.

    Bel exemple d’irrespect de l’autre, de respect des minorités : là où lmpt nous explique que, en tant que LGBT, nous sommes des sous-citoyens parce que dans l’erreur et dangereux, cette femme nous explique que, en tant que LGBT, nous sommes des a-citoyens parce que nous devons rejeter les normes sociales.

    Dans un cas comme dans l’autre, c’est décider en lieu et place des gens ce qu’ils sont et ce qu’ils peuvent faire.

    On est très loin de l’éthique et de l’humanisme. Ou même d’une quelconque réflexion.

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