Montebourg aime tendrement l’inflation et les monnaies faibles

Lorsque la situation va mal, très mal pour le gouvernement, il lui faut, vite, trouver quelques distractions qui permettront aux journalistes de camoufler l’indigence de la politique menée derrière d’épais nuages de fumée médiatique. Heureusement pour nos clowns à roulette, il existe toujours un fort en gueule pour sortir une bêtise et mettre un peu d’animation, ou, à défaut, quelques millions par-ci, quelques millions par-là, et on résout un problème qui traînait en longueur.

Pour le problème et les millions, ça tombe bien : puisque le fiasco mémorable de l’écotaxe continue de faire des vagues puissantes au sein du gouvernement et dans tous le pays, on choisira de payer enfin la rançon des otages qui traînaient depuis un moment et, immédiatement, le bastringue médiatique se met en route. En l’espace de quelques heures, l’écotaxe passe en deuxième puis en troisième position dans les dépêches des agences, noyée par les images, les reportages exclusifs, les interviewes et les pénétrantes déclarations de pimpants ministres pour couvrir l’événement.

Il est vrai que ce n’est pas tous les jours qu’on peut libérer des otages. Mais comme de toute façon, l’État risque bien d’en être pour 800 millions d’euros de sa poche suite aux mésaventures de l’écotaxe, quelques millions de plus ou de moins pour faire libérer une poignée de malheureux passeront totalement inaperçus. Et l’avantage médiatique est déjà palpable.

Parallèlement, et pour être sûr de bien noyer aussi l’actualité économique, on fera intervenir nul autre que le frétillant Arnaud dont la principale des caractéristiques n’est pas la discrétion. C’est, de surcroît, un habitué de la déclaration fracassante de saltimbanque économique : on se souvient de sa célèbre saillie sur Mittal, saillie qui, à elle seule, lui vaudrait, dans tout gouvernement normalement constitué, une bonne mise en orbite géostationnaire à coup de pied au derche.

Pour rappel, il est toujours en poste à l’un de ces ministères croupions dont l’utilité, au-delà de la possible mise en scène médiatique d’un trublion politique, n’a jamais pu être démontrée (entre la date de création de son ministère et aujourd’hui, des centaines de milliers d’emplois ont été patiemment détruits, rendant les gesticulation du redresseur de production particulièrement ridicules). Et puisqu’il est toujours en poste, autant qu’il serve à quelque chose, par exemple en émettant un avis péremptoire et inévitablement idiot sur la monnaie, l’Allemagne et ses bonnes idées pour redresser encore un peu plus la France.

Et si je dit « idiot », ce n’est pas par méchanceté ; je me borne à constater que le petit Arnaud n’a, encore une fois, rien compris à l’économie mais s’empresse d’essayer de trouver une idée, peu importe laquelle, pour montrer qu’il existe (et, par la même occasion, remplir le contrat « distraction » qui lui incombe lorsque le pédalo gouvernemental prend l’eau de toutes parts). Il nous propose ainsi une bonne dévaluation des familles pour l’euro, de dix pour cent, parce que c’est un nombre rond, qu’il est petit et que ça se passerait tout seul :

« Dix pour cent, c’est 13 centimes, ce n’est pas la mer à boire et ce n’est pas une dévaluation, c’est le taux de change à l’équilibre par rapport à ce qu’est la réalité de la zone euro »

Ces 13 centimes, ce 10%, ce taux de change à l’équilibre, c’est encore un coup du Foutriac 2015 et de son programme ministériel Pipothron v2, entièrement basé sous le sabot d’un cheval, qui permet à n’importe quel ministre de sortir n’importe quel chiffre pour n’importe quelle occasion avec une assurance en béton armé.

Et ça marcherait forcément : 10% de dévaluation, ce ne serait pas du tout le synonyme, dans les mois qui suivent, d’une inflation au moins correspondante puisque les pays étrangers continueraient à l’évidence à faire confiance dans notre monnaie, que les consommateurs ne trouveraient pas l’essence plus chère, que les produits d’importation ne verraient pas leurs prix subitement relevés, etc. La dévaluation, c’est l’assurance, le mois où elle intervient, que des produits exportés se retrouvent effectivement moins chers. Et c’est aussi l’assurance, le mois suivant, que les produits importés se retrouvent effectivement plus chers. Joli calcul.

Selon Arnaud, cette manipulation de 10% permettrait la création de 150 000 emplois ! Quelle aubaine ! Dès lors, pourquoi ne pas dévaluer de 50%, ce qui nous fait 750 000 emplois créés facilement, pardi ? Ou mieux encore : dévaluons l’euro de 100%, comme le propose du reste la gentille Marine : dissolvons l’euro dans le franc et roule ma poule, les affaires repartent. Non ?

Comment ça, les pays étrangers auront du mal à nous faire confiance ? Comment ça, les exportations seront peut-être moins chères, mais les importations seront rapidement prohibitives ? Comment ça, notre dette, libellée dans une autre monnaie, risque de nous mettre en défaut de paiement ? Et si on la transforme en francs, hein, mes petits amis ? Non, toujours pas ? Nos créditeurs pourraient s’en débarrasser d’un coup, nous mettant, là encore, en défaut ?

Oh. Que vous êtes mauvaise langue ! Si Arnaud sort une si belle ânerieidée, c’est qu’elle a été validée par les plus hautes instances, comme — par exemple — le FMI (de Mme Lagarde, dite Christine « Les Clignotants Sont Au Vert »)… C’est aussi, à l’évidence, parce que les malheurs français sont exclusivement le résultat des politiques allemandes et bruxelloises : quand un pays comme l’Allemagne s’en sort, la seule explication valable est que c’est au détriment d’un autre, comme la France. Méchante Angela à Berlin. Méchant Mario à la BCE. Méchant José-Manuel à Bruxelles. Tous des méchants.

On peut bien demander de l’inflation, de la dévaluation et des arrangements bidons avec l’économie pour tromper les entrepreneurs et les consommateurs, mais la réalité ne se laissera pas tordre aussi facilement ; le problème, quoi qu’en dise Arnaud Le Preux Frétillant, n’est pas dans la monnaie ni dans la méchanceté de concurrents européens qui ne voudraient faire aucune concession. Non, le problème est, à l’évidence, dans le climat détestable qui s’est installé en France : comme le note à juste titre un récent article du Point, en l’espace d’un an et demi, chaque catégorie de Français aura été copieusement malaxé, broyé, choqué ou tabassé par la politique incompréhensible de l’actuel gouvernement. Les coups se sont abattus, la complexité administrative a atteint des niveaux inouïs, et l’insécurité, l’oppression voire la terreur fiscale sont devenues la seule norme tangible dans ce pays ; pas étonnant, dès lors, que faire des affaires, monter son entreprise en France soit devenu plus qu’un parcours du combattant, un véritable sacerdoce dont l’issue est bien trop souvent catastrophique voire fatale ; à présent, y créer sa boîte est plus difficile qu’au Rwanda. Belle performance !

L’évidence est à ce point lumineuse qu’elle aveugle les simples d’esprits comme Montebourg : non, mon pauvre Arnaud, ce n’est pas en bidouillant lourdement la monnaie que vous relancerez le moteur économique en France. Ce dernier est si grippé, si englué dans une fiscalité démentielle et une administration kafkaïenne que vos propositions ne feront qu’accroître le n’importe quoi bigarré qui règne dans le pays. Si vous voulez vraiment faire du bien aux Français, à la France et à son économie, mon brave Arnaud, je ne vois qu’une solution : laissez nous tranquille. Partez. Fichez le camp. Oubliez-nous.

Et si vous le pouvez, partez avec le reste de la troupe de cirque qui vous entoure, depuis l’Élysée jusqu’à Matignon.

> h16 anime le blog hashtable. Il est l’auteur de Égalité taxes bisous.

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39Commentaires

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  • 0 / 10
  • Jean-Baptiste Vançon , 31 octobre 2013 @ 20 h 01 min

    Je ne sais pas si c’est Arnaud ou vous qui avez une vision basse de l’économie ! Essayer de lire autre chose que Tintin au pays des économistes… pour avoir d’autres points de vue

  • Jo , 1 novembre 2013 @ 7 h 05 min

    La bourse française a été vendue à l’Allemagne par des jeux d’écritures américaines. Le site wiki de la bourse a été modifié et il n’apparaît plus le moindre écrit quant aux magouilles américaines. La bourse a été créée par Napoléon. L’Amérique voulait s’approprier la France en 40, de Gaulle les a mis dehors. Aujourd’hui dans notre dos, des politiques qui ne sont que des traîtres, mais la plupart n’ont aucune racine française, ce qui explique bien des choses, vendent tout le patrimoine français et veulent un sang nouveau dans NOTRE pays !

    Alors on va encore nous bassiner sur les paroles de madame Le Pen pour tenter de faire remonter les scores du fdeg, des verts qui chez moi ont fait alliance, de l’umpsudiuc….

  • Jo , 1 novembre 2013 @ 7 h 07 min

    Observez ! Combien reste-t-il de blondes à la TV ? Vous savez celles que monsieur Mélenchon ne supportent pas !

  • pas dupe , 1 novembre 2013 @ 7 h 26 min

    Sont dans le collimateur les pme, pmi. Elles ne sont pas en bourse ! Donc pas d’opa ! Montebourg est là pour les faire capoter. Souvenez-vous de la société qui produisait les fameux maillots ! Grâce à Montebourg elle a perdu son marché avec la police !

    Pensez à faire des copies des articles que vous lisez car les fonds européens travaillent pour la destruction de l’information dans le but de c…er les français, pour nous du moins, dans la création de leur maudite europe des traîtres !

    Le MES est l’anagramme du MSE franc-maçon. Plan qui existait depuis l’avant guerre objectif la mort de l’empire français !

    “La synarchie d’empire, un concept dévoyé

    2 millions de noms fichés, selon Sophie Coeuré, c’est une oeuvre considérable, qui n’a rien à envier, toute proportion gardée, aux écoutes que Mitterrand avait généralisées. Selon l’historienne Annie Lacroix-Riz, qui s’appuie sur la consultation d’archives récemment publiques (1), « … une partie des élites françaises a mis en application le slogan bien connu « plutôt Hitler que le Front populaire »” (2). On comprend mieux cette collaboration active, ce fichage démesuré, quand on sait que le front populaire devait être évité à tout prix. Mais la maçonnerie d’époque inventa, ou prorogea, une troisième voie : fondée sur une groupe dissident de l’Action Française (qui compte dans ses rangs l’ennemi viscéral des maçons, Charles Maurras), se crée une officine plus radicale, « La Cagoule » (l’appellation fait référence à un cérémonial comparable au Klu Klux Klan), fondée par Eugène Deloncle, et à l’origine de la dynastie Bettencourt. Cette troisième voie prendra le nom de MSE (Mouvement Synarchique d’Empire) et sera popularisée par le Dr Henri Martin, et qui posa un rapport sur le bureau de Pétain indiquant que le MSE est le bras armé de « La Cagoule » :

    « Leurs buts auraient été de faire échec à la révolution nationale mise en place par Pétain, contrôler l’industrie par le biais de groupes financiers internationaux et protéger les intérêts juifs et anglo-saxons. La note va circuler non seulement à Vichy, mais également à Washington, Londres et Berlin. En juillet, le « Rapport Chavin » présente le complot synarchique comme une tentative du capitalisme international pour « assujettir les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupes de la haute banque »Selon A.G. Michel, le «Pacte synarchiste révolutionnaire pour l’empire français» fut rédigé en 1936 et est devenu un agenda politique réel à partir de 1945 à la conférence de Yalta. Ses mots d’ordres seraient ceux qu’ont propagés en France la franc-maçonnerie laïciste et socialiste du Grand Orient de France, tels que l’on peut en faire la synthèse en prenant connaissance des textes publiés lors de leur convents » (3)

    Selon le document intitulé « Pacte synarchique », après la mort de Jean Coutrot, membre du Groupe X-Crise, conclusion fut tirée que le MSE, fondé en 1922, fut le bras armé de La Cagoule sous Vichy (4). Ce qui présuppose que l’activisme du MSE, virulent bien avant la guerre, fit traîner la savate au gouvernement français durant cette période, aux fins de précipiter la défaite française. C’est le montage d’un vaste consortium industriel et financier qui était en gestation avec l’Allemagne, principalement dirigé par la banque Worms et le Groupe X-Crise, suivant l’idée sous-jacente qu’Hitler représentait une alternative solide au communisme, croquemitaine absolu depuis la révolution russe de 1917 (5). L’idée était, selon Ulmann et Azeau, « l’instauration en Europe d’un ordre nouveau, un ordre synarchique qui ne serait pas celui d’Hitler, ni de Mussolini, tombé au rang de faire valoir du Führer, mais l’ordre européen de von Papen et de Goering, celui de Lord Halifax, de Pierre-Etienne Flandin, de Ciano, de Franco ».

    L’oligarchie financière craignait par dessus tout la mise en place du plan Lautenbach par Von Schleicher, juste nommé chancelier, en coordination avec le New Deal de Roosevelt. Une catastrophe en perspective, une relance de l’économie par l’investissement et le crédit, alors que Schacht prévoyait la planche à billets et la conquête militaire : « L’oligarchie financière américaine, anglaise et allemande redoubla alors ses efforts pour obtenir la tête du chancelier [Von Schleicher] […] Il fallait par conséquent agir rapidement. Une manoeuvre organisée par Schacht, impliquant le baron Schröder, von Papen et le fils du président von Hindenburg, Oskar, allait finir par convaincre le Président de congédier von Schleicher et de nommer Hitler à la chancellerie » (6). Schacht avait organisé le plan Young, après l’échec du plan Dawes (en raison de l’alourdissement de la dette allemande), que Lazard Brothers supervisait depuis l’Angleterre, en collaboration avec la J.P. Morgan, destiné à provoquer l’effondrement de l’Allemagne, plan sur le dos duquel s’engraissaient les banquiers. La Reichbank, constituée d’intérêts privés, vit sa direction prise par Schacht (jusque peu après la crise de 29, quand l’atmosphère devint chaude, puis après la prise de pouvoir d’Hitler), Schacht placé par Montagu Norman, qui dirigea la Banque d’Angleterre pendant un quart de siècle, Schacht approché depuis le traité de Versailles par un avocat américain de Wall Street, John Foster Dulles, émissaire du CFR (Council on Foreign Relations), qui fit l’intermédiaire avec la J.P. Morgan
    La City ayant placé son pion Schacht à la tête des finances nazies, elle s’employa à ériger l’opacité de la finance internationale. Le Mécène de Schacht, Montagu Norman, fut l’artisan de la création des banques centrales, et notamment de la BRI (Banque des règlements internationaux), oeuvre de la FED américaine, privée elle aussi, et de la Banque d’Angleterre, dans le but de faciliter les transactions financières que la J.P. Morgan avait monté sous le nom du plan Young (ndlr : on constatera qu’encore et surtout à ce jour, dans toute son opacité, la BRI reste fédératrice des politiques bancaires (elles-mêmes à l’origine des mesures d’austérité), la dernière décision effective étant « Bâle III » (7) ). Schacht finira par imposer l’austérité populaire drastique qu’il défendait bec et ongle, au profit de la militarisation de l’Allemagne, et la BRI passera à travers Bretton Woods sans encombre, soutenue par les réseaux d’influence qui l’ont créée. Wall Street ne perdit pas une miette de ce chaos européen, après s’être gavé des montages financiers de la J.P. Morgan qui suivirent le traité de Versailles, divers scandales firent surface, comme la présence importante d’Henry Ford dans l’actionnariat d’IG Farben, ce géant de la chimie nazie, tristement célèbre pour sa production de Zyklon B, destiné aux camps d’exterminations. Henry Ford (décoré de la croix de l’aigle allemand par le régime nazi), qui avait déjà financé le national-socialisme à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, s’était aussi illustré en finançant l’industrie automobile de Staline. D’autres figures importantes furent dénoncées dans cette participation au régime nazi via Farben : Paul Walburg, un banquier qui fut artisan actif dans la construction de la FED, également membre du CFR, Walter C. Teagle qui collabora, dans le domaine de la chimie, avec Farben, par l’intermédiaire de la Standard Oil dans des recherches de pointes. I.G. Farben & American I.G. étaient sous le contrôle de la FED (C.E. Mitchell, W. Teagle, P.M. Warburg), de Ford, de la Bank of Manhattan (Rockefeller), et de la Standard Oil (8).
    L’oligarchie financière et industrielle avait déjà placé son emprise en Allemagne bien avant la prise de pouvoir d’Hitler, raison pour laquelle, d’ailleurs, elle ne pouvait laisser faire Von Schleicher, et raison pour laquelle elle fit tout pour propulser Hitler au pouvoir. Le financier Averell Harriman avait créé une filiale en Allemagne en 1922 (date de la création du MSE), puis un consortium à New York avec Fritz Thyssen, qui sera financier d’Hitler, la Union Banking. C’est à la tête du holding Harriman que sera nommé président un certain Prescott Bush, grand père de G.W. Bush. Harriman et Lazard travaillèrent étroitement avec Worms en France (Mines, finances, immobilier), qui possédait, selon Annie Lacroix-Riz, plus de la moitié de l’industrie française. La banque Worms étant « l’un des paniers où la Synarchie avait déposé quelques-uns de ses fruits mûrs » (9)

    Si Vichy fut le creuset de l’oligarchie synarchique, elle fut également le creuset du frère ennemi, le planisme qui, s’il partait de l’idée de se détacher du marxisme, en appelait toutefois à l’économie mixte, matérialisée par une nationalisation des finances et de l’industrie, ce qui n’était pas pour séduire Worms et ses partenaires de Wall Street et de la City. Cette dissidence du SFIO, partagée par le syndicalisme dur et incarnée par Marcel Déat, sera largement collaborationniste. Sous l’impulsion d’une tentative d’unification des planistes (néo-socialistes) et des « planistes d’ingénieurs », incarnés initialement par le groupe X-Crise des polytechniciens, par le biais du plan du 9 juillet 1934, ce rassemblement inconciliable cède rapidement de part le caractère trop corporatiste du groupe X-Crise, jugé trop bourgeois par les ouvriers. L’artisan du plan du 9 juillet, Jean Coutrot, polytechnicien et membre du X-crise, est retrouvé mort en 1941. Déat crie au loup, il avait déjà dénoncé Darlan, à la tête de Vichy en 41, comme représentant attitré de Worms, il est vrai que Coutrot avait obtenu des appuis de Maud’hui de la banque Worms : « Son suicide provoque un vaste mouvement de dénonciation du « complot synarchique ». Coutrot est suspecté d’être le Grand maître d’une société secrète, le Mouvement synarchique de l’Empire. L’ »œuvre » martèle son message : les synarques contrôlent Darlan et sabotent la Révolution nationale » (10)
    Les synarques avaient joué en maîtres : en s’associant avec les planistes, ils mettaient dans leur poche les néo-socialistes. Le plan du 9 juillet s’inscrivait dans une réforme constitutionnelle visant à affaiblir le parlement pour instaurer un régime corporatiste. Ce n’est pas pour rien que les polytechniciens étaient les instigateurs du X-Crise, car le pacte synarchique prévoyait précisément : « 429 — Le rang du capital, dans l’ordre de subordination et dans l’ordre des avantages compatibles avec l’entreprise synarchisée, ne peut être que le quatrième, après le technicien, le travailleur et la république (impériale, nationale, régionale, communale, syndicale et corporative). » (PSR, voir annexe) Le technicien comme sommet pyramidal, voilà la pierre angulaire du X-Crise, oeuvre polytechnique, et les raisons de sa lutte pour imposer l’ordre synarchique. Le travailleur, qu’ils avaient rallié un temps en fusionnant avec les planistes, était en second, mais en ratissant large, la réforme constitutionnelle devenait possible. Le retour de Laval au pouvoir contraria leur plan quelques temps, mais l’architecte Coutrot était de toute façon mort, et Laval n’était pas synarchiste. Même si Laval s’entoura précipitamment de francs-maçons, l’oligarchie ne lui pardonnera rien en 45, sa collaboration trop étroite avec Hitler et pas assez constructive avec la troisième voie fut sanctionnée sans égards. Fin 42, alors que Stalingrad marque un tournant dans la guerre, de nombreux analystes avaient déjà prévu la défaite d’Hitler. L’organisation des « ratlines », plans d’évacuation des nazis et collaborateurs trop virulents, les nombreux retournements de veste, ou tentatives, en faveur de la résistance, s’expliquent à partir de 1942 de cette manière. La nomination massive de francs-maçons en 1942 en est une conséquence. Les Etats-Unis iront ensuite recycler de nombreux nazis (11)
    Worms et son Holding furent le terreau des services secrets britanniques en France ; selon Ulmann, le Grand Orient anglais a joué un rôle essentiel dans l’émergence du synarchisme de Vichy (12), ainsi que la société fabienne (installée depuis en France en 2007 avec la bénédiction de la classe politique française, sous l’appellation « Ecole d’économie de Paris ») qui apparaît dans le plan du 9 juillet 1934, la plus belle concrétisation du mouvement synarchique durant l’avant-guerre. La Synarchie de Saint-Yves d’Alveydre se retrouve au ban des accusés. Mais après examen approfondi, on a du mal à penser que le pacte synarchique trouve ses origines dans la synarchie de Saint Yves d’Alveydre, qui dit, dans l’archéomètre : « Il ne s’agit ni de détruire ni de conserver au-dessus des Etats et de leurs chefs un ordre social quelconque puisqu’il n’y en a pas : il faut le créer. Il faut former, au dessus de nos nations, de nos gouvernements, quelle que soit leur forme, un gouvernement général, purement initiatique, émané de nos nations mêmes, consacrant tout ce qui constitue leur vie intérieure ». « Purement initiatique », à entendre au sens théologique du terme. Saint Yves d’Alveydre, chrétien, profondément croyant, voyait une initiation théologique au sommet pyramidal, alors que le pacte synarchique y place le technicien, si l’on se réfère au paragraphe 429. Par quel tour de passe-passe la théocratie serait devenue technocratie, si ce n’est par l’intervention du Saint-Esprit maçon anglo-saxon, si l’hypothèse de Ulmann & Azeau concernant l’implication du GO britannique est exacte ? Une escroquerie purement sémantique, qui a conservé le mot « Synarchie », mais qui en a totalement dénaturé le contenu.

    La mention des techniciens au sommet pyramidal dans le pacte synarchique doit être comprise comme une opération de séduction du patronat français opérée par les rédacteurs du pacte, ce pourquoi les polytechniciens du X-Crise ratissaient large et organisait des réunions ouvertes aux non-polytechniciens, mais toujours « personnalités techniciennes ». L’expertise, par le biais du corporatisme, était appelée à remplacer le politique, jugé trop incompétent. L’appât est de taille, outre le pouvoir, ce sera le côté humaniste qui prendra les polytechniciens dans le sens du poil, une carotte idéaliste qui mettrait fin à des millénaires d’exploitation de l’homme par l’homme, comme le stipule le paragraphe 418 du pacte synarchique : » — Une démocratie économique n’est réelle que si elle satisfait synarchiquement aux conditions suivantes : ― a) fonder l’économie sur la satisfaction des besoins de tous et non plus sur la recherche sordide du profit ; ― b) supprimer en droit et rendre impossible en fait toute exploitation de l’homme par l’homme, de même que toute exploitation de l’homme par l’État ; ― c) faciliter l’accession à la propriété réelle de tous ceux qui la désirent, sous condition de gestion directe, soit sous forme personnelle, soit sous forme communautaire ; ― d) aider à la disparition rapide de la condition prolétarienne considérée comme dégradante parce qu’esclavageante en tout état de cause ; ― e) faire servir autant que possible au bien commun et au progrès social des privilèges de fait que constituent la richesse, même légitimement acquise, et le contrôle, même relatif, des moyens de produire. »….

    lire l’article en son entier ici, avant qu’il ne disparaisse :

    http://www.mecanopolis.org/?p=20711

  • pas dupe , 1 novembre 2013 @ 8 h 05 min

    … suite… il y a parfois des sites qui disparaissent !!!

    “Responsabilités maçonniques majeures

    Le Pacte Synarchique Révolutionnaire, associé au projet polytechnicien X-Crise, jeta les principes de la mondialisation, en entendant promouvoir la Société Des Nations, créée 3 ans avant le Mouvement Synarchique d’Empire, et en définissant, par le biais des paragraphes 592 et 593, « Les cinq fédérations impériales du monde actuel, déjà formées ou en formation, comme base d’une Société Universelle des Nations » (1). Les bases de la mondialisation sont posées, et c’est, encore une fois, le Grand Orient que l’on retrouve en coulisses, par l’intermédiaire de Léon Bourgeois, premier président de la Société des Nations, et récompensé par le prix Nobel de la paix, l’année suivante (où l’on voit que l’escroquerie du prix Nobel de la paix, criarde avec Obama, ne date pas d’hier). La SDN, ébauche de l’ONU, fut soutenue par Elihu Root (lui aussi prix Nobel de la paix), qui fut, de 1919 à 1921 le principal artisan de la fondation du CFR, dont on a vu le rôle actif dans ses collusions avec le régime nazi (John Foster Dulles, secrétaire d’état en 1953, Paul Walburg, artisan de la FED, Averell Harriman, à l’origine de la dynastie Bush, dont la Union Banking fut fermée (seulement en 1951!) en tant qu’organisation nazie), et dont on a vu les protagonistes n’être même pas inquiétés par Nuremberg et plutôt promus à un brillant avenir.
    S’est-on imaginé que le X-Crise n’est plus qu’une vieille relique historique ? Qu’on se détrompe, nos amis polytechniciens ont fait en 2005 de ce prototype une version revue et améliorée, rebaptisée X-Sursaut. Si l’analyse de X-Sursaut semble parfaitement louable – dénoncer l’incompétence de l’état – son objectif n’en demeure pas moins la mise en place d’un système décisionnaire fondé sur une technocratie (gérée par les polytechniciens eux-mêmes), et, qui plus est, d’une technocratie foncièrement libérale dont les règles seraient assimilables à la gestion d’une entreprise privée : « On retrouve là quelques éléments caractéristiques de l’approche à X-Crise. La conférence de Yann Duchesne (X77) s’appuie sur son ouvrage, France S.A., paru en 2002. L’idée de l’ex-directeur du cabinet de consultants McKinsey consiste à appliquer à la France le regard et les méthodes de management d’un dirigeant d’entreprise. Le diagnostic sur l’état de la France est conforme à celui annoncé par Lévy-Lambert dans la profession de foi d’X-Sursaut […] « Comme première explication, on peut incriminer des sur-réglementations sectorielles et une charge financière de l’État étouffante » […] Pour réagir, il faut engager quatre grands chantiers, selon Duchesne, qui tous tournent autour d’une vision libérale de l’économie. Le premier est une véritable révolution culturelle, selon l’auteur, puisque « l’État doit être géré comme une entreprise privée, ce qui conduit à l’externalisation de nombreuses activités. L’évaluation des agents publics heurte une culture imprégnée depuis des décennies » […] » (2). Cette démence du « tout-capitaliste » ferait bien d’écouter le sage Paul Jorion, qui dit à raison « L’état-providence est ce qui permet de rendre supportable le capitalisme », et qu’elle écoute son superbe historique des révolutions, liées à la divergence des 2 concepts (3). Certes l’état-providence est d’une telle incompétence qu’il est à refonder, mais de là à mettre le seul profit en maître d’oeuvre …

    Une « révolution culturelle », Mr Duchesne n’aurait pas pu mieux choisir sa formule, n’est-on pas exactement dans l’esprit de X-Crise, dans la Synarchie d’Empire, colportée précisément par le Mouvement Synarchique Révolutionnaire, qui 70 ans plus tard, tente une nouvelle percée en ayant été soigneusement rebaptisé X-Sursaut, et dépouillé de toute connotation synarchiste ? On n’éveille pas l’attention, on évite soigneusement le mot Synarchie. Sauf qu’à la différence de la collaboration entre les polytechniciens de l’époque et le gouvernement de l’époque, la collaboration actuelle, ou, pour mieux dire, l’asservissement temporaire des polytechniciens aux politiques, caresse l’idée d’une privatisation générale des administrations, selon le modèle américain, privatisation qui matérialiserait ce vieux rêve de Synarchie d’Empire où ils se tailleraient la part du lion. La vassalisation de notre président français, Mr Sarkozy, aux Etats-Unis, qui en vénère le modèle, engage d’ailleurs déjà en ce sens. On pourrait dire que le projet de Synarchie actuel est bien plus avancé que son prototype de Vichy. A cet égard, on comprendra mieux la position d’un Attali, farouche partisan du traité de Lisbonne, imposé de manière dictatoriale, traité dont on sait qu’il est la charpente d’une dictature politique bien plus globale … Préfiguration d’une future société technicienne. Ou la position d’un Jancovici qui nous explique, du haut de sa technicité, tout comme Attali, que nous sommes tous coupables de réchauffer la planète et que le salut du citoyen réside dans l’acquittement d’une taxe Energie … Le propos ici n’étant pas de dénigrer le corps des polytechniciens, dont les compétences sont hors de doute, mais de regretter amèrement que tant de capacités soient mises au service d’une politique à orientation dictatoriale, comme le fait Attali, trahi par son admiration de Delors, depuis Mitterrand, et, bien pire, que le dessein dudit corps réside dans la mise en place d’une dictature privatisée, basé sur un terrorisme du rendement.

    Les rapprochements entre les polytechniciens et la franc-maçonnerie ne sont un secret pour personne, une tradition qui date de l’empire, et qui commença par Gaspard Monge, fondateur de l’école polytechnique, et initié à la loge « L’Union Parfaite du Corps Royal du Génie ». Plus récemment, on trouve par exemple : Christian Pinon, « soutenu par les réseaux maçonniques », Guy Worms, ancien collaborateur de Bérégovoy, auteur du fameux « rapport Worms » dénonçant les magouilles de ses frères du Grand Orient, excédé par les pratiques du milieu. Des appartenances au milieu maçon très souvent ignorées d’ailleurs, secret fraternel oblige, et extensibles à l’ensemble des grandes écoles françaises, ces réputés corps d’élite. Une opacité maçonnique qui est telle, notamment au Grand Orient, que les frères eux-mêmes la dénoncent, comme Hughes Forestier, qui publie « frères à abattre », un maçon intègre, on en trouve, ou Worms, qui, en ayant déposé une plainte maçonnique contre le trésorier, se vit infliger une « Suspension à titre conservatoire » (4), Worms, un autre maçon intègre. Le propos n’étant pas ici de faire le procès des systèmes de croyances propres à la maçonnerie, ni de lui reprocher de faire main basse sur les élites françaises, mais de dénoncer sa participation active depuis plusieurs décennies à la faillite de la France tout en s’engraissant démesurément au passage.

    Le contre-pouvoir eût été pour elle la moindre des positions à prendre, conformément à la manière même dont se définit la franc-maçonnerie : » « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » « , pour reprendre la formule de Wikipédia. Mais plutôt que le contre-pouvoir, c’est, pour le moins, la voie de la complicité active avec les instances gouvernementales que les frères ont choisi, si ce n’est l’acte organisé du dépeçage du patrimoine public français. Moralité maçonnique !? L’image et les symboles deviennent burlesques et font franchement rire, car, sans même parler des « affaires », il sera difficile d’expliquer qu’en dirigeant la haute finance, les banques, les compagnies d’assurances, les administrations, les appareils législatifs et judiciaires, la FM ait appuyé, ou, dans le meilleur des cas, laisser passer, sans même alerter quiconque, toutes les étapes qui depuis 40 ans mènent le pays au mur. Comme par exemple, pour faire court et simple, la « loi Pompidou-Rotschild » du 3 janvier 1973, qui oblige la Banque de France à s’endetter sur les marchés privés, loi qui est responsable de l’endettement astronomique de la France, le contribuable ne remboursant que les intérêts (privés!). Comme la loi du 24 janvier 1984, votée sous Mitterrand par le franc-maçon, membre de la trilatérale et fondateur du think tank « Notre Europe » Jacques Delors (tant adulé par Attali), Jacques Delors père d’une certaine Martine Aubry (membre du groupe « Le Siècle »), une mesure de pointe en avance de 15 ans sur l’abrogation du Glass-Steagall américain en 1999, qui supprima la distinction entre banque de dépôt et banque d’investissement. Cette mesure, qui permit à n’importe quelle de nos banques « d’investir » (lire « jouer au casino »), commença par donner lieu à toute une série de scandales bancaires, comme celui du Crédit Lyonnais, 200 milliards de francs à lui seul aux frais du contribuable. Des amuse-gueules, ces petites affaires, un tour de chauffe des années 90, en comparaison de ce qui allait venir, les expositions bancaires des filiales en Europe et aux Etats-Unis, des centaines de milliards d’Euros « d’investissements » pyramidaux masqués en CDS et autres actifs toxiques, planqués dans des changements de norme comptable modifiés à la va-vite pour l’occasion, mais d’une radioactivité croissante même dissimulés sous le tapis ; « investissements » qui pour l’instant coûtent aux français la bagatelle de 40 milliards d’euros de capitalisation et 320 milliards de garantie, conformément au plan de sauvetage des banques de 2008, le pire restant à venir, que ce soit pour sauver les PIIGS (en réalité les banques exposées dans ces pays), ou que ce soit les mesures d’austérités en cours et à venir destinées à « rassurer les marchés ».

    Tout ce hold-up organisé, le plus grand de tous les temps, la Franc-Maçonnerie, investie dans tous les postes clés financiers, législatifs, administratifs, ou très proche d’eux, parée des meilleures élites françaises, par appartenance ou par influence, ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas, et ne pourra pas se cacher derrière la naïveté. Même si tous les francs-maçons ne sont pas à mettre dans le même sac, puisque bon nombre d’entre eux s’insurgèrent contre leur propre pratique, et même si des légions de non-maçons participèrent aussi à cette orgie, il s’agit bel et bien d’un complot maçon contre le peuple français, les traces de sa préparation se retrouvant facilement, comme l’indique l’ébauche du précédent paragraphe. Que ce complot ne soit qu’une partie d’une internationale synarchique plus vaste encore, dont la naissance fut conjointe au CFR, et qui traîne un triste cursus depuis la seconde guerre mondiale, sans parler d’avant, comme cela a été montré dans les précédents chapitres, n’est pas l’objet de cet article, qui reste dans le cadre de la spécificité française…

    John Lloyds, pour Mecanopolis, le 20 novembre 2010
    http://www.mecanopolis.org/?p=20711

  • l'iconoclaste , 1 novembre 2013 @ 8 h 08 min

    j’en suis resté à la vieille arithmétique qu’on m’a enseignée : 10% ne font pas 13 cm mais 6, 59
    au piquet avec le bonnet d’âne (pour ceux qui savent encore ce que c’est)

  • pas dupe , 1 novembre 2013 @ 8 h 11 min

    Voilà comment ils ont calculé le taux de l’euro pour la France !!!

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