Légitime défense : face à une agression, peut-on encore se défendre en France ? (VIDÉO)

Légitime défense : face à une agression, peut-on encore se défendre en France ? (VIDÉO)

Peut-on réellement se défendre aujourd’hui en France face à une agression? Aussi absurde que cela puisse paraître, tel n’est pas toujours le cas. Nous avons en effet un gros souci avec la légitime défense dans notre pays.

Les violences gratuites augmentent en France et le danger ne peut pas toujours être évité. Quand il est pris au piège, l’agressé en vient quelquefois à se défendre. Il peut alors risquer une condamnation par les tribunaux, notamment si sa riposte est jugée disproportionnée. L’affaire du légionnaire qui a retourné contre lui le couteau de son agresseur, lequel en est mort, a fait grand bruit au début de l’été. Le sentiment d’insécurité, aujourd’hui justifié en France, se double alors d’un sentiment d’injustice.

Comment vit-on une agression? Pourquoi la légitime défense est-elle si difficilement reconnue par les juridictions? Surtout, les textes du code pénal sont-ils adaptés à la réalité d’une agression ? Quel remède peut-on trouver au risque grandissant de fracture entre les justiciables et les institutions judiciaires?

Nous avons écouté des victimes d’agressions, interrogé le député et médecin Joachim Son-Forget, qui a déposé un projet de loi pour assouplir le régime de la légitime défense, mais aussi Me. Guillaume Janson, porte-parole de l’Institut Pour la Justice (IPJ), et Me. Henri de Beauregard, l’avocat du légionnaire qui est venu à bout de son agresseur gare du Nord. Mais peut-être est-ce surtout de la médecine que nous vient la plus grande leçon: la science a quelque chose à nous apprendre sur les réponses physiques et psychologiques face aux menaces. Des réactions qui gagneraient à être prises en compte devant les tribunaux :

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1 Commentaire

  • Jean NOGUES , 21 Sep 2019 à 19:06 @ 19 h 06 min

    On coupe les cheveux en quatre à l’infini dans cette émission.

    La loi est mauvaise, parce qu’elle n’est pas claire. Dans l’affaire, plus on va analyser, ergoter, chercher à comprendre ce qui échappe nécessairement à toute logique humaine, et moins on va pouvoir conclure.

    La bonne, la seule façon d’en sortir par le haut est de déterminer l’agresseur. Il faut une loi qui punisse avec la dernière sévérité tout agresseur, sous réserve de preuves certaines. Le coupable est TOUJOURS la personne qui commence à déraper.
    L’émission démontre cela, car on y voit bien que les dérives consécutives à une agression sont incontrôlables et échappent nécessairement à toute analyse rationnelle, du fait qu’il n’existe pas deux humains rigoureusement identiques et que donc, il n’existera jamais deux séquences analogues d’événements strictement identiques provoquées par deux agressions différentes.
    C’est l’agresseur qui doit être chargé du processus incontrôlable qu’il déclenche. Comment, en effet, espérer qu’on va soumettre à la rationalité des événements qui ne seront jamais deux fois les mêmes, qui n’auront jamais déclenché deux fois les mêmes réactions, le même enchaînement fatal ? la loi n ‘a de légitimité que si elle sanctionne des comportements généraux identiques bien identifiés entre eux.
    La seule rationalité claire possible est donc de savoir qui a déclenché le processus fatal de l’exercice de la légitime défense naturelle, que le sujet lui-même ne peut pas maîtriser ; surtout que bien souvent, c’est ce caractère imprévisible et incontrôlable qui va lui sauver la vie ! ainsi les tribunaux, du haut de leur tour d’ivoire, finissent par sanctionner des comportements qui ont permis à des personnes de sauver leur vie, qu’ils auraient perdue à coup sûr s’ils avaient eu un autre comportement que celui-là. On ne peut donc jamais en sortir si on permet à des juges d’ergoter indéfiniment, de rationaliser ce qui ne peut pas l’être. Le nombre des cas possibles de déroulement d’une affaire de légitime défense est plus grand que le nombre de particules de l’univers, donc on ne peut pas humainement bâtir des jugements et une jurisprudence là-dessus., c’est prétentieux, orgueilleux et ça ne peut déboucher que sur une augmentation de la violence, puisque les agresseurs potentiels espèreront toujours s’en sortir avec des coupages de cheveux en quatre et des juges qui donnent là-dedans.

    Dans le cas du bijoutier de Nice, les agresseurs étaient lourdement armés, ont salement molesté le bijoutier, ont volé et voulaient s’enfuir. De plus, ce bijoutier avait déjà subi dans le passé maintes agressions dessinées à le voler. Ce sont ces voleurs qui ont déclenché la suite. Or la loi dit que l’effraction initiale est un délit, que la violence telle que l’a subie le bijoutier est interdite, que le vol à main armée est un crime grave, il ne faut surtout pas chercher plus loin : ces agresseurs, ce sont eux qui ont déclenché, et même avec réitération, les processus fatals de réaction incontrôlable d’une personne sauvagement agressée.

    La solution de la question posée est donc très claire : TOLERANCE ZERO dans l’application des lois existantes, et détermination, dans les cas qui dégénèrent, de la personne qui a déclenché les réactions de la ou des personnes agressées. Il faut donc que la loi réprime le passage initial à l’acte illégal qui va déclencher l’irréparable. Ainsi, un individu qui s’introduit de nuit dans un domicile privé commet déjà une illégalité susceptible de dégénérer gravement. Donc l’intrusion de nuit dans un domicile privé par des moyens illégaux (escalade d’une clôture, effraction, bris de vitre ou autre) doit charger l’intrus de tout ce qui va s’ensuivre. Seule la tolérance zéro dans ces cas-là est dissuasive.
    Ce principe de la sanction automatique de l’agresseur initial doit d’ailleurs être étendu. Par exemple les seuls pays qui parviennent à vaincre le fléau de la drogue sont ceux qui répriment sans pitié les dealers, petits ou gros.

    Aux Philippines, comme en quelques autres pays, des droits illimités ont été donnés aux forces de l’ordre pour éliminer les trafiquants, petits ou gros, pris en flagrant délit. Les résultats sont là, au bout de deux ans à peine : le fléau de la drogue a été radicalement marginalisé. Des bonnes âmes se sont émues, mais le peuple philippin de la base n’a pas admis ces faiblesses : dans un village, la foule a lynché sur place un dealer pris sur le fait que les policiers hésitaient à éliminer eux-mêmes. Le lynchage par la foule est un acte horrible, un désordre bien plus grand que l’élimination froide, sur ordre des autorités, d’un dealer, qui aurait empoisonné dans sa ”carrière” des dizaines, voire des centaines, d’enfants dès l’âge de douze ans, qui seraient devenus des épaves lamentables qui font honte à l’espèce humaine, destinées à fine leur triste vie inutile de façon abjecte dans une misère physiologique dont le seul spectacle est à devenir fou. Il faut donc, en toute circonstance, traiter l’agresseur impardonnable qu’est le dealer comme un ennemi, exactement comme à la guerre, sans faiblesse. Les agresseurs sont des gens qui se retranchent eux-mêmes de la communauté des humains de bonne volonté. On peut en dire autant des violeurs (je parle de VRAIS viols).

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