« Au bûcher ! » : une tête de Macron, une balle entre les yeux, brûlée à la manifestation du 22 mai

« Au bûcher ! » : une tête de Macron, une balle entre les yeux, brûlée à la manifestation du 22 mai

Dans le cortège de tête de la manifestation de la Fonction publique à Paris, une représentation du président français Emmanuel Macron, balle dans la tête, a été exhibée puis enflammée :

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3 Commentaires

  • Droal , 23 Mai 2018 à 12:31 @ 12 h 31 min

    Maqueron, une autre Jeanne d’Arc ?!

    J’y crois pas.

  • Jean NOGUES , 23 Mai 2018 à 13:20 @ 13 h 20 min

    Cette manifestation est du pain bénit por M. Macron : elle permet en effet de ne pas parler publiquement de l’essentiel. Ceux qui ont organisé cette mascarade causent doublement du tort aux fonctionnaires et aux administrés, : en détournant l’attention du public sur l’essentiel, et d’autre part en donnant une mauvaise image de la mentalité des fonctionnaires. On aurait voulu déconsidérer les fonctionnaires qu’on n’aurait pas trouvé mieux. Ce qui pose des questions troublantes au sujet de ces organisateurs.

    Car l’essentiel, c’est du lourd, du très lourd. Ce que veulent certains cercles du pouvoir, c’est en finir avec le statut de la fonction publique. Ce désir est très ancien, il date des années 1980, peut-être même avant.

    Ce statut, imposé peu après la naissance de la Quatrième République en 1946, a été concocté sous un ministère de Maurice Thorez. Or si on fait abstraction des engagements politiques communistes de cet ex-dirigeant du parti communiste, il se trouve que ce statut est excellent à tous égards. Contrairement à ce qui se dit, il tient compte du mérite, par exemple pour info, la différence entre toujours l’ancienneté et toujours le grand choix, pour un professeur de Lycée, c’est profiter huit ou dix ans du salaire de fin de carrière ou n’en profiter que moins d’un an : une perte énorme. Les procédures prévues pour faute professionnelle ou condamnation infâmante sont accablantes. Les horaires sont stricts, un cours qui commence à huit heures doit être commencé à huit heures et pas à huit heures une. Les salaires ne sont pas gras, même s’ils mettent à l’abri de la misère. Et le travail est plus abondant que l’argent. La démagogie anti-fonctionnaire est indigne.

    C’est cette démagogie facile qui s’attaque à ce statut. Mais l’Etat n’a pas les moyens de le supprimer. Car ce qu’il ne dit pas, c’est qu’en tant que patron, l’Etat ne paie pas les mêmes charges sociales que les employeurs privés. L’Etat fait payer à ses salariés 10 % de retenue sur leur salaire direct pour les retraites et 10 % pour la CSG, en plus il prélève 1 % de plus pour solidarité chômage. Mais au lieu de payer ses propres charges patronales à un niveau équivalent à celui des employeurs privés, il se contente de mettre de sa poche 15 % du salaire direct brut, point c’est tout. Or, un employeur privé doit mettre de sa poche entre 32 et 35 % de plus du salaire direct brut. Pour tenir la promesse : ”tout le monde au même régime”, l’Etat devrait donc payer plus du double de ce pécule de 15 % de charges brutes patronales. Ca fait environ 63 milliards d’euros par an DE PLUS qu’à l’heure actuelle. Où va-t-il trouver cet argent ? il est clair qu’il ne pourra rien payer de plus.

    Mais ces charges patronales, pour le privé, sont la base de calcul des retraites complémentaires. Donc si l’Etat ne les paie pas à leur prix, les retraites complémentaires des fonctionnaires reclassés au régime de tout le monde vont être divisées, en gros, par deux. C’est juste complètement irréaliste, vous ne pouvez pas à la fois précariser en démolissant le statut et diviser les retraites complémentaires par deux, ce qui plongerait les fonctionnaires retraités, qu’ils soient modestes fonctionnaires de la base ou hauts fonctionnaires, dans une pauvreté insupportable. Socialement, ça n’a aucun sens, surtout que dans le régime actuel, les fonctionnaires n’ont droit, à leur départ en retraite, ni au pécule de départ, ni au chômage en cas de perte d’emploi.

    On voit bien que ”le même régime pour tous” n’est qu’un slogan irréalisable, sauf à grever les finance de l’Etat de plus de 60 milliards de dépenses supplémentaires par an. Si le gvnmt s’entête, ça se terminera par des négociations avec des communiqués en langue de bois, qui ne changeront pas grand-chose pendant que les négociateurs jureront que c’est une révolution.

    Sans compter que si des projets de démolition du statut aboutissent, il y aura une très importante prolétarisation des fonctionnaires en activité ainsi que des nouveaux retraités, ce qui n’améliorera pas la qualité du service rendu. Il y aura aussi dégradation du sens civique des fonctionnaires pour assurer à égalité pour tout le monde un service public de qualité. La probité globale des fonctionnaires sera touchée elle aussi. Les français auraient tous, fonctionnaire o non, bien plus à perdre qu’à gagner si ce slogan devait se concrétiser de façon irréfléchie, uniquement par fanatisme anti-fonctionnaire.

  • these , 23 Mai 2018 à 17:06 @ 17 h 06 min

    Avant brûler un drapeau ou l’effigie d’un Président ne se voyait qu’au Moyen orient ou au Maghreb ; maintenant . ces façons importées font parties du décor de la douce France . beurk !

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