L’Église Méthodiste Unie sous pression des lobbies conservateurs et progressistes

Protestantisme. Malgré les pressions de groupes militants gays, les membres de l’Église Méthodiste Unie ont décidé jeudi 3 mai dernier de maintenir sa doctrine selon laquelle les actes homosexuels sont “incompatibles avec l’enseignement chrétien ». La communauté chrétienne reste membre de la Religious Coalition for Reproductive Choice, une coalition pro-avortement qu’elle ne co-finance cependant pas mais dont elle contribue à asseoir la légitimité. Une pétition pour mettre fin à cette adhésion n’a d’ailleurs pas été soumise au vote des membres bien qu’ayant été adoptée en comité législatif et en sous-comité, déplore le révérend Paul T. Stallsworth, qui préside LifeWatch (site). Son organisation tente de faire évoluer les mentalités au sein de la dénomination protestante et compte bien provoquer son départ de la Religious Coalition for Reproductive Choice lors de la prochaine conférence générale, en 2016.

Comme le remarque Mark D. Tooley, le président de l’Institut pour la Religion et la Démocratie, le virage conservateur de l’Église Méthodiste Unie semble inévitable alors que dans une dizaine d’années, la majorité de ses membres seront africains.

L’Église Méthodiste Unie est une communauté chrétienne qui rassemble 12 millions de fidèles dans le monde dont huit millions aux États-Unis et au Canada et trois millions en Afrique. S’inscrivant dans la tradition du protestantisme libéral, c’est la 2e dénomination réformée outre-Atlantique après la Convention baptiste du Sud (conservatrice). La secrétaire d’État Hillary Clinton en est membre bien qu’en désaccord avec son enseignement sur l’homosexualité.

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