Élevé par deux « mères » : le point de vue inconnu de l’enfant

Pour mieux conserver la spontanéité de ce témoignage écrit en français par un internaute américain, Nouvelles de France le publie tel quel.

“Pendant 17 ans, ma mère biologique et son amante m’ont élevé à Buffalo dans l’État de New York ici aux USA.

À cause de cela, je ressentais toujours de la sympathie pour le mouvement gay. Mais en 2008, je me suis rendu compte que les chefs de ce mouvement veulent mettre plus d’enfants dans la situation difficile que j’ai connue comme un jeune. J’ai compris alors que j’avais un devoir de partager le point de vue  réaliste d’une personne qui a vécu et traversé l’expérience d’etre élevé par une mère lesbienne et son amante.

Je vais être en France en mars 2013 pour un colloque à Lille, où je donne une présentation sur l’abus de la rhétorique gay dans l’armée américaine où j’ai été soldat.

Pour moi la France est très importante, culturellement et politiquement, et je voudrais faire tout mon possible pour défendre la famille en France contre l’idéologie anti-raison du mouvement gay. Informez-moi s’il y a des occasions ou je peux apporter mon aide en mars (ou avant ou après).

Mon email est waltwhitman2007@gmail.com

Tribune libre de Robert Oscar Lopez

“Les enfants eleves par des couples de même sexe ont un chemin difficile devant eux – je le sais car j’en suis un. La dernière chose qu’on doit faire, c’est qu’ils en arrivent a se sentir eux-mêmes coupables de leur situation. Cette pression leur est difficile et ils se sentent étranges.

Entre 1973 et 1990, quand ma mère que j’aimais beaucoup est morte, elle et son amante m’ont élevé. Elles avaient chacune leurs propres maisons dans la ville, mais pendant les Week-ends, elles passaient leur temps ensemble, avec moi, dans une maison caravane discrète située dans un parc à 50 minutes de la ville où nous vivions. Étant le plus jeune des enfants biologiques de ma
mère, je suis le seul enfant qui ait passé mon enfance sans aucune presence de mon père.

Après que les enfants de l’amante de ma mère soient allés à l’université, celle-là a commencé à habiter chez nous à la ville. J’ai vécu avec toutes les deux pendant une époque brève avant la mort de ma mère à l’âge de 53 ans. J’avais alors 19 ans. Dit d’une autre façon, ce n’est que moi qui ai connu la vie sous le “parentage gay” comme cela se comprend actuellement. Simplement, être un enfant de parents gays m’a posé beaucoup de difficultés, et ce n’est pas à cause des préjugés des voisins car les gens de notre ville ne savaient pas vraiment ce qui se passait chez nous. D’après eux, j’étais un élève  bien éduqué, bien formé, ayant des bonnes notes à la fin de mes études au lycée.

Cependant, intérieurement, j’étais perdu. Quand votre vie domestique est si différente de la vie des autres, d’une manière si fondamentale au niveau des rapports humains, on devient bizarre. Je n’ai pas de maladie psychologique ni de problème biologique. Je n’ai eu qu’une enfance dans un foyer si atypique que j’étais destine à être toujours socialement exilé.

Les gens de mon age, eux ont appris dans leur enfance toutes les règles non écrites de comportement et le symbolisme des gestes dans leurs familles.

Ils comprenent ce que l’on doit dire dans telles situations, et ce qu’il ne faut pas dire. Ils ont observés les habitudes traditionnellement masculines ainsi que celles traditionnellement féminines. Même si les parents de mes collègues avaient divorcés (beaucoup d’eux l’étaient), pendant leur jeunesse, ils ont pu voir des exemples typiques de relations hommes et femmes. Des hommes, ils ont été enseigné a avoir le courage; des femmes ils ont appris la gentillesse. Ce sont des stéréotypes, bien sûr, mais les stéréotypes peuvent être utiles quand on quitte la sécurité de la maison d’une mere lesbienne pour aller travailler et survivre dans un univers où tout le monde suit les manieres de vivre stéréotypiques,
y compris les gays.

Moi, je n’avais eu aucun exemple masculin à suivre. Mes mères n’étaient ni comme les pères typiques ni comme les mamans typiques. Donc les signes que je donnais à des amis potentiels aussi bien mâles que femelles n’étaient pas bien compris. Je manquais de confiance et je n’étais pas sensible aux autres. Il m’était difficile de me faire des amis et ceux que j’ai pu avoir se sont éloignés assez rapidement de moi.

Les gays qui ont vecu leur enfance dans leurs familles hétéros ont souvent souffert à cause de leur sexualité mais au moins quant à l’univers d’adaptations sociales hors de la sexualité – savoir agir, parler et comment se comporter – ils profitaient ce qu’ils avaient appris chez eux. Beaucoup de tels gays ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont eu d’être élevé dans un foyer traditionnel.
La vie chez moi ne suivait ni de traditions, ni de conventions. J’y ai souffert pour des raisons qui sont difficiles à classifier pour les sociologues.

Souvent nerveux mais aussi brusque avec les autres, je paraissais anormal même dans les yeux des adultes gays et bisexuels qui avaient très peu de patience avec quelqu’un comme moi. Même les homosexuels m’ont perçu comme bizarre tout comme les hétéros.

La vie est dure pour un mec étrange. Jusqu’à maintenant, je n’ai que peu d’amis. Souvent je resens que je ne comprend pas les autres à cause de leurs manières d’agir basées sur les genres que tous autour de moi, hétéros et homos, prennent comme un fait accompli sans se rendre compte que pour moi c’est tout un mystère. Je suis travailleur et j’apprends les choses rapidement, mais j’ai eu des difficulties dans mes different emplois parce que mes collègues me trouvaient bizarre. Quant au comportement sexuel, les gays élevés chez les couples traditionnels ont profités au moins de voir les rites typiques de romance et d’amour autour d’eux. Moi,J’étais maladroit quand j’essayais de faire la
connaissance de filles. Quand j’ai quitte la maison de ma mere, j’étais tout de suite vu comme une personne étrange à cause de mes manières féminines, mes vêtements sots, et mes folies.

J’étais vierge quand je suis allé à l’université. Au lycée, je n’ai jamais pu trouver de petite amie. À l’université, tout le monde me prenait pour gay et le groupe LGBT est tombé sur moi tout de suite pour m’informer que j’étais homosexuel sans aucun doute. Quand je me suis déclaré bisexuel, ils ont dit à tout le monde que j’étais menteur parce que j’avais trop peur de me déclarer gay ouvertement. Effrayé et triste après la mort de ma mere, j’ai quitté l’université en 1990 et suis rentré dans ce qui ne peut s’appeler que le souterrain gay. Là j’ai vu et vecu des choses affreuses.

Seulement à l’âge de 28 ans je me suis trouvé subitement lié romantiquement à une femme, par des coïncidences qui ont choquées tous ceux qui me connaissaient ainsi que moi-même. Je m’appelle bisexuel parce-qu’il faudrait un long roman pour expliquer comment j’en suis arrivé à une vie “hétéro” après avoir vecu 30 ans en tant que gay. Je ne veux pas non plus subir les attaques par les activistes gays qui aiment chercher et détruire les “ex-gays,” “closet cases,” ou “homocons.”

J’ai vecu une vie particulièrement à propos pour comprendre les questions sur les gays, mais la première personne qui a fait contact pour me remercier de mon point de vue quant au sujet gay a été Mark Regnerus, dans un courriel le 17 juillet 2012. Je n’étais pas inclus dans son  étude considerable mais il a apperçu un commentaire que j’ai laissé sur l’internet et il m’a écrit pour m’en demander plus.

J’avais vécu 41 ans et personne – y compris les activistes gays – ont voulu que je parle des vérités compliquées de ma vie gay. Pour cette raison Mark mérite assez de respect—et les gays devraient l’apprécier au lieu d’essayer de le réduire au silence.

L’enquête de Regnerus a trouvé 248 adultes qui avaient eu des parents avec une vie conjugale de même sexe. En pouvant parler franchement avec le recul de la maturité, ils ont donné des réponses qui n’aidaient pas le movement pour le mariage gay. Bien sur, c’est presque evident car c’est difficile être un enfant different des autres. Ces difficultés augmentent le risqué que ces enfants deviennent mal adaptés et cherchent à se soulager à travers l’alcool et d’autres façons dangereuses. Chacun de ces 248 questionnaires doit reveler une histoire personnelle vécue  sans aucun doute avec beaucoup
de complexités.

Comme la mienne, chacune de ces 248 histoires mérite d’être dite et entendue. Le mouvement gay fait tout pour les effacer. Mais pour moi les histoires sont plus importantes que les chiffres (je suis professeur d’anglais), et Regnerus a trouvé par hasard un trésor de récits. Pourquoi est-ce que les chefs gays exigent le silence de nous?

De mon point de vue, je ne peux que faire des speculations. Je garde fort dans mon coeur la mémoire de ma mere. Elle a fait beaucoup de bonnes choses pour moi mais en même temps, je veux parler franchement des difficultes que j’ai eu d’avoir traverser après  avoir été élevé par un couple du même sexe. Les études antérieures ont examiné les enfants qui habitaient encore avec leurs parents gays. Naturellement ces jeunes n’avaient pas la liberté de vraiment s’exprimer sans peur car ils se devaient d’être des enfants loyaux.

Ils se seraient ressenti coupables pour n’importe quelle réponse mauvaise et personne ne veut être puni une fois que l’entrevue est finie. Moi, j’ai essayé d’en parler honnêtement et pendant des dizaines d’années on m’a dit de me taire. Par exemple, Darren E Sherkat, professeur universitaire de Southern Illinois University a Carbondale, a  donné une interview a Tom Bartlett du Chronicle of Higher Education. Là il a dit que le recherche de Mark Regnerus n’était que de la “connerie.” Parmi les problèmes avec l’étude que Sherkat a identifié, il y aurait selon lui un probleme avec la définition de meres lesbiennes et de pères gays—ce qui a été un point de critiques aussi pour beaucoup d’autres. Dans cette étude, une femme était considérée comme une mère lesbienne , même si  après la naissance de son enfant, son rapport lesbien était bref et même si les deux femmes n’avaient  pas elevé L’Enfant en tant que couple.

D’après Sherkat, ce fait-là aurait dû “ tuer la crédibilité de cette etude tout de suite” et le rapport n’aurait jamais dû être publié.  Il y a un gros problème avec  une telle approche par Sherkat sur l’oeuvre de Regnerus. C’est comme le poulet et l’oeuf; qui vient d’abord? Sherkat emploie le mot <<LGBT>> mais il discrimine contre les bisexuels, en donnant tout le pouvoir aux gays et lesbiennes. Les enfants des LGBT viennent d’où? Si les parents sont 100% gays, soit quelqu’un a fait l’insémination artificielle ou le substitut d’utérus (surrogacy), ou encore l’enfant a été adopté. Mais ces cas-ci sont d’un pourcentage très petits chez les parents LGBT. Il serait bien difficile d’en trouver plus d’une douzaine parmi des milliers d’adultes choisis au hasard.

La plupart des parents LGBTs sont comme moi et ma mère—officiellement bisexuels, les Bs oubliés de LGBT. Nous avons des enfants parce que nous avons aussi fait l’amour avec l’autre sexe. C’est compliqué quand on a conçu un enfant en ayant des relations sexuelles avec le sex oppose tout  en ayant toujours un désir pour le même sexe . Selon Sherkat, cette situation ne peut pas être comptée parce qu’elle corrompt  la pureté du parentage homosexuel.

Je soupçonne que les enfants élevés par des parents gays vont être naturellement plus curieux au sujet de l’homosexualité sans être vraiment gays. Donc il est possible qu’ils soient plus bisexuels que’homosexuels (comme moi). Cela veut dire que les enfants des parents LGBT vont être ignorés par les mêmes professeurs qui disent maintenant qu’ils luttent pour les droits de leurs parents.

Ceux qui sont 100% gays peuvent voir les bisexuels avec un mélange de dégoût et de jalousie. Les parents bisexuels menacent la rhétorique du parentage gay car nous avons le choix de vivre en tant que gays ou hétéros et il nous faut décider l’environnement sexuelle du foyer où nos enfants sont élevés. Il y a des gays qui croient que les bisexuels ont une vie plus facile, mais en vérité, nos soucis sont plus lourds. A la différence des gays, nous ne pouvons pas dire que nos décisions ont été forcées par la nature. Nous ne pouvons que prendre la responsabilité de ce que nous faisons en tant que mères et pères . Nous vivons avec un sens de culpabilité, de regret, et de critique de soi même pour toujours.
Nos enfants n’arrivent pas sans un fardeau légal. Bien que je sois bisexuel, je suis un homme qui ne peux pas jeter dehors la maman de ma fille comme un ancien incubateur qui ne marche plus. J’ai dû aider ma femme pendant les difficultés de sa maternité et sa tristesse après la naissance. Quand elle fait face à la discrimination contre les femmes dans les sites d’emploi, il me faut être patient et l’écouter. Son plaisir sexuel m’importe.

Une fois que je suis devenu père, j’ai choisi de quitter la vie gay, de ne jamais divorcer ma femme ou faire couple avec quelqu’un d’autre, soit femme ou homme. Je l’ai choisi pour protéger mes enfants contre des drames qui les nuiraient même plus tard comme adultes. Les parents se posent  des questions morales  concernant le bien de leurs enfants …. pour toujours.

L’analyse de Sherkat ignore la valeur des efforts émotionnels et de contrôle sexuels que les parents bisexuels font pour leurs enfants. Les problèmes notés dans la recherche de Regnerus montrent que ces travaux sont compliqués et assez difficiles. Je ne le trouve pas injuriant; tout cela me rappelle que je suis responsable avant des besoins de mes enfants avant ma joie sexuelle personnelle.

Il y a beaucoup de personnes qui ont rejetées mon histoire en disant ces “six mots”:”Mais tu es politiquement de droite.”  Oui, je le suis. Pourquoi en suis je arrive politiquement de me trouver du coté de la  droite. ?

Cela est parce que j’ai vécu toute ma vie dans un espèce d’environnement anti-normal, marginalisé, et opprimé que la gauche adore.  Je suis un intellectuel Latino et bisexuel, élevé par une lesbienne et qui fut un jeune homme pauvre, habitant au Bronx. Je suis assez perceptif pour savoir que les idées radicales gauchistes n’aident pas les personnes dans de tells situations que moi. Le slogan que tout sexe est égal et personne ne doit juger est vraiment  terrible. J’ai nettoyé assez d’appartements  d’hommes morts à cause du SIDA parmi les gays du Bronx pour comprendre que sans la résistance à la tentation sexuelle, une société humaine n’est pas possible. Le sexe peut nous affecter non seulement par les maladies infectieuses mais aussi en nous rendant vulnérables. A cause de passions sexuelles, nous pouvons nous accrocher a ceux qui ne nous aiment pas.  Nous pleurons a cause de ceux qui nous quittent et nous ne savons pas comment échapper à ceux qui nous aiment mais que nous n’aimons pas. La gauche ne comprend rien à cela. Voilà la raison pourquoi je suis devenu conservateur.

Après 41 ans de silence et d’aliénation, je vois avec une tragique ironie que les activistes gays veulent ignorer la vie de personnes comme moi parce que nous ne sommes pas considérés assez importants pour être inclus dans leurs échantillons de recherche.  Dr. Sherkat considère ce genre d’information  de la “connerie”.  Depuis 25 ans, nous entendons la mêmerhétorique . On parle de LGBT, mais les bisexuels ne comptent pas, grâce aux chercheurs comme Sherkat. On parle de “queers” mais souvent, les activists queers se limitent  a côtoyer et n’être amis qu’avec des gens normaux avec qui ils  organisent des fêtes charmantes en  bavardant bien entre eux au milieu de leurs meubles Art Deco.

Je remercie Mark Regnerus. Ce n’est pas de la connerie qu’il fait. Ce qu’il fait m’aide parce que sa recherche reconnaît ce que les activistes gays ont tâchés d’effacer ou au moins d’ignorer. Que  l’homosexualité soit choisie ou naturelle ou que le mariage gay soit légal ou pas, l’enfant “bizarre” a une vie difficile. Merci à Prof. Regnerus pour prendre le temps pour nous étudier.”

> le blog de Robert Oscar Lopez

Du même auteur :
> Un Américain élevé par deux lesbiennes demande à rencontrer Najat Vallaud-Belkacem (en français)

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19 Commentaires

  • Gisèle , 22 Jan 2013 à 20:51 @ 20 h 51 min

    Ce soir au journal de 20 h sur TF1 :
    Un défilé de mode …. pour le mariage homosexuel …. et tant qu’à faire avec un enfant à la main … signé celui qui n’aime pas les femmes rondes et qui préfère les planches à pain asexuées .
    ça si c’est pas de la provoque !!!!!
    La peau de l’ours vendue avant qu’il soit tué ? …… attention à la gamelle !!!!!

  • daubarede , 22 Jan 2013 à 20:56 @ 20 h 56 min

    bravo et merci pour cet article!!

  • Goupille , 22 Jan 2013 à 23:37 @ 23 h 37 min

    De la prétendue objectivité des études scientifiques, de l’art de sélectionner les données, et de “lisser les courbes” pour que les résultats corresondent à ce que l’on recherchait…
    Mais quand il s’agit de sciences humaines et de “matériel” humain, cela vire à l’escroquerie criminelle.

    Que de souffrance pour cet homme dont la vie a été gâchée et dont le cas est qualifié de “bullshit” par des fanatiques qui veulent absolument que la réalité se plie à leurs schema.

  • ranguin , 23 Jan 2013 à 7:30 @ 7 h 30 min

    C’est la folie de la capitale. Tous les excès par provocation. Il faut intimider la province pour qu’enfin elle se taise. Comme je l’ai déjà dit,Ma France ce n’est pas que Paris. Aux prochaines éléctions votez pour des personnes sensées pas seulement pour celles qui ont une grande gueule et un joli minois.

  • Diadia , 23 Jan 2013 à 12:57 @ 12 h 57 min

    Je me pose une question toute simple : Quelle répose nous donnera un enfant s’ il avait à choisir entre les trois modèles ? Un papa et une maman, deux mères lesbiennes ou deux pères gays ?

    Il y a de très nombreuses études qui parlent de l’influence du milieu dans lequel on a été élevé. L’amour ne suffira pas à deux lesbiennes ou deux gays pour combler le vide de ce qu’ils ne peuvent pas donner, à savoir une normalité. Aucune législation ne pourra dicter ses lois à la nature. La non différence des êtres humain par leur sexe une dangereuse utopie.

    Dans les milieux hétérosexuels, la primauté pour élever des enfants n’est pas le sexe et il ne me semble pas qu’on ait à s’expliquer sur le pourquoi des choses, parce que tout cela va de soi, c’est naturel. On se concentre sur d’autres domaines pour éduquer nos enfants. La question du sexe vient beaucoup plus tard, à la puberté, s’ils ont envie de poser des questions, mais les miens ne me les ont en réalité jamais posées. La nature ayant bien fait les choses, les premiers émois ont été vécu le plus naturellement du monde.
    Dans les milieux gays et lesbiennes, les enfants seront confrontés très vite à la sexualité de leurs ” parents” : ” pourquoi vous n’êtes pas comme les autres ?” Où est mon papa, où est ma maman ?” Beaucoup d’interrogations ne seront pas clairement exprimées. Il y aura des sentiments par rapport à cette différence qui seront complètement refoulés. L’enfant ne saura pas dire qu’il est mal, il verra dans son entourage à l’école que la majorité des enfants ont un papa et une maman, ou du moins que les enfants parlent de leur père ou mère à ses petits camarades et qu’ils lui disent ” mon papa a fait ça !” et puis “ma maman a dit ça !”. Et lui ?
    Les gays et lesbiennes prétendent assumer leur sexualité dans le bonheur absolu, ce que je ne crois pas, car leur frustration est énorme, raison pour laquelle ils veulent imiter notre modèle à nous et fonder une famille. Ils ne pensent pas à l’intérêt de leurs enfants adoptés ou scientifiquement procréés, l’enfant devenant un objet de leur désir de normalité´et son devenir dépendra de sa force de se structurer en dehors de ce ” modèle” qu’on lui impose et qu’il n’a pas choisi.
    Les études faites par ces auteurs ne sont pas crédibles, il faudra qu’on nous enlève tout soupçon de partialité. Il est facile de fabriquer une étude pour conclure à ce que son commanditaire attend comme réponse.
    Il faut demander essentiellement à des adultes élevés dans ce milieux quel est leur ressenti, comment ils se sont structurés, quelles ont été les difficultés majeures rencontrées, ont-ils souffert ou souffrent-ils encore de cette exception qui est la leur, celles d’avoir des parents homosexuels ?
    D’ailleurs à quel moment auront-ils fini avec cette réalité, car devenus à leur tour parents ils devront expliquer à leurs petits pourquoi deux grand-mères, ou grand- pères lesbiennes ou gays d’un côté et deux grand-parents homme et femme d’un autre côté. Comment réagiront les grand-parents hétéros à cette situation délicate ? J’avoue que personnelement si je devais vivre cela comme grand-mère je trouverai cela comme fort déplaisant et je serai inquiéte de ce que ces grands parents homosexuels ou lesbiennes pourront mettre dans la tête de mes petis enfants.
    Moi, je leur dirai la vérité à mes petis enfants, je leur ferai l’historique de l’homosexualité, je ne leur présenterai pas cela comme une normalité. Je leur dirai que pas si loin que ça, dans le Larousse médical- édition 1981, page 494 et 495, l’homosexualité est décrite comme “une appétence pour l’individu du même sexe ( Fay) ” le sujet étant traité à cette époque-là de façon purement scientifique. On ose parler donc ” d’anomalie, fixée par des facteurs névrotiques” (….), “le passage de la névrose à la perversion, qui est donc acquise ( le pervers constitutionnel étant une rareté), s’opère parallèlement à l’atténuation de cette culpabilisation, le sujet finissant par considérer comme normale son anomalie. En raison de la réprobation publique que, dans notre société, leurs moeurs soulèvent, le regroupement des homosexuels (surtout des hommes) tend à s’opérer au sein de milieux de survie ( Sutter) ou ils rejoignent d’autres variétés de déséquilibrés”. Et le dictionnaire continue par parler de “la prostitution homosexuelle avec ses proxénètes, où le travestissement est largement utilisé, ainsi que des cercles littéraires et artistiques consacrés à la gloire de l’homosexualité ( prosélytisme)”. Il continue par nous parler de la “pédérastie et de la ” sodomie chez les hommes”, du ” saphisme platonique ou de tribadisme masturbatoire réciproque chez les lesbiennes”.
    Et le dictionnaire finit par : ” En dehors des formes symptomatiques, ou le traitement est celui de la cause ( affections cérébrales acquises, hermaphrodisme vrais – glandulaires et pseudo-hermaphrodismes ( tubulaires ), ou d’autres anomalies congénitales etc. etc. ) le traitement de l’homosexualité, essentiellement psychothérapique, a quelques chances de réussite chez le névrosé culpabilisé qui le sollicite. Le pervers qui en règle, ne le désire pas, ne semble guère en être redevable”.

    Trente ans plus tard sous l’effet du lobbing homosexul bien organisé, relayé dans toutes les instances de la société, nous arrivons à ce concept dangereux qui se dessine sous nos yeux, la différence sexuelle n’existe pas, elle n’existe que par la préférence et par les choix de vie.

    Je vous conseille de lire la position de Sylviane Agacinsky sur ” Les métamorphoses de la différence” lors d’une conférence donné en novembre dernier qui se prononce en toute liberté sur le vaste sujet du mariage pour tous.

  • Diadia , 23 Jan 2013 à 18:25 @ 18 h 25 min

    J’ai écrit ce méssage sur un iPad, raison pour laquelle, les guillemets d’ouverture d’une citation ressemblent à des guillemets de fermeture, cela n’enlève rien à la compréhension de la citation, j’espère.
    Le dictionnaire est très précis dans l’explication de ce comportement “lié essentiellement à des facteurs psycho-sociaux qui induisent la diversité de ses aspects chez les adultes ( conduites homosexuelles occasionnelles dues à l’absence de partenaire de l’autre sexe dans les collectivités fermées, conduites sous-tendues par des préoccupations sociales ou philosophique – Grèce antique – et conduites d’ordre esthétique platoniques chez les invertis ou uranistes, des processus psychotiques ou démentiels s’accompagnant également d’homosexualité, des impressions de sodomie qui ont eté décrites dans certains délires érotiques et enfin les comportements sexuels d’origine névrotique et perverse)”.

    Il y a une phrase citée dans mon message précédent dans laquelle j’ai oublié un simple accent grave et qui peut changer légèrement la compréhension de la phrase extraite de ce dictionnaire. Je la reprends avec la correction qui s’impose : “En raison de la réprobation publique que, dans notre société, leurs moeurs soulève, le regroupement des homosexuels ( surtout les hommes) tend à s’opérer au sein de “milieux de survie” ( Sutter ) où ils rejoignent d’autres variétés de déséquilibrés”. J’avais écrit “…. ou ils rejoignent d’autres variétés de déséquilibrés.

    J’avoue que je suis assez troublée à la lecture de cette définition pour deux raisons au moins :

    1. Ce Larousse médical est un ouvrage élaboré par des equipes médicales ( tous les noms sont ciétés) sous la direction de deux spécialistes le Professeur A. Domart, professeur de clinique à la faculté de médecine de Paris et du Docteur J. Bourneuf ancien externe des hôpitaux de Paris. La maison d’édition est la Librairie Larousse, mondialement connue. On peut donc supposer qu’à la date de l’édition de cet ouvrage il y a avait des connaissances suffisantes sur ce comportement et qu’un consensus général opérait sur ce sujet. D’ailleurs dans sa préface il se définit comme ” un ouvrage complet, écrit dans une langue simple et accessible” au plus grand nombre. Il se propose de donner la réponse à toutes les questions que le large public se posera par “toutes les explications scientifiques nécessaires” à leur compréhension.

    2. En trente deux ans, la médecine a sans doute évolué dans de nombreux domaines. Les pathologies mieux expliquées, mieux soignées. On n’entend plus les médecins expliquer la homosexualité, d’ailleurs pourront-ils objectivement et scientifiquement l’aborder en toute indépendance ?

    Ce dont je me souviens très bien c’est que vers le milieux des années 1980, quand le milieu médical a découvert le SIDA qui décimait les homosexuels en priorité, j’ai été très étonnée d’apprendre qu’on ne devait pas isoler ces malades potentiellement très contagieux.
    Je me souviens du temps où l’on étaient enfants, on isolait les malades de la tuberculose qui était le problème numéro un de sante publique. Il y avait des sanatoriums où ils étaient isolés et soignés, on surveillait également leur famille.
    Concernant le SIDA, les médecins ont été sommés par les politiques et les lobby homosexuels de ne pas stigmatiser ces malades, de ne pas les discriminer, de les laisser donc mener la sexualité qu’ils désiraient poursuivre, sans entrave, en leur âme et conscience. Cela a mené très vite à une pandémie et des millions de victimes innocentes, une véritable hécatombe en Afrique et Asie, dont la Chine, l’Amérique latine et en Europe.
    Sans parler du coût faramineux que cela comporte de soigner ces malades pour nos sociétés.
    La liberté suppose la responsabilité. Les idéologies ne font pas bons ménage avec l’intérêt général.
    De nombreux scandales, le sang contaminés, l’amiante, les pesticides, trop de sel et de sucre dans les aliments ont prouvé que les politiques sont irresponsables dans leur grande majorité.

    Quelle loi peut m’imposer le silence sur tout ça ? Le fait de m’exprimer librement sur ce sujet dans ce forum me fait penser que je puis être à tout moment être dénoncée et traînée devant un tribunal.
    Je n’ai pas peur ! N’ayons pas peur ! Quand on voit comment les choses ont évolué en quelques décénies on comprend que les effets du silence peuvent être dévastateurs pour notre espèce.

  • Goupille , 23 Jan 2013 à 19:31 @ 19 h 31 min

    Bravo et merci.

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