Rick Santorum agressé par des extrémistes gays

Charleston (Caroline du Sud). Lundi, des homosexuels radicaux ont tenté de perturber une réunion publique organisée par le candidat conservateur à la primaire républicaine Rick Santorum. Une militante d’extrême-gauche, paraît-il “indignée”, lui a lancé à la figure des paillettes tandis que ses amis criaient “Il hait les gays !”. Le service d’ordre les a rapidement fait sortir et Rick Santorum ne s’est pas départi une seconde de son sourire :

Le candidat catholique avait déjà été attaqué de la sorte le 31 décembre dernier dans l’Iowa :

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7Commentaires

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  • Robert , 24 janvier 2012 @ 14 h 09 min

    Si je comprends bien la situation, il a eu la chance de bénéficier à deux reprises de la générosité, de l’ouverture à l’autre, de la tolérance et du respect des différences dont savent tellement bien faire preuve les militants de l’homosexualité.
    Heureusement qu’ils sont là pour nous édifier!

  • Bougainville , 25 janvier 2012 @ 10 h 28 min

    Les extrémistes gays militants sont impardonnables, mais Rick Santorum ne joue-t-il pas la provoc’ envers les personnes homosexuelles dans leur ensemble, et n’est-il pas lui-même un “extrémiste” dans son genre, en réclamant à tue-tête une nouvelle guerre contre l’Iran ? A cette occasion, il a un tout autre discours sur la question des gays, qu’il présente soudain comme les pauvres victimes de la “mollacratie” (sic)…

  • Robert , 25 janvier 2012 @ 13 h 52 min

    Bougainville,
    Ne confondez-vous pas deux plans?
    La pratique homosexuelle dans sa vie privée relève de sa conscience et de la doctrine morale à laquelle on adhère, ou pas.
    La promotion de cette pratique dans la vie publique est contraire à la loi naturelle et au bien commun et peut légitimement être combattue.
    Monsieur Santorum qui est catholique s’en prend à cette promotion agressive dans la société.
    Dans le cas de l’Iran, une personne homosexuelle peut être pendue pour cette pratique dans sa vie privée comme publique, mais c’est aussi le cas d’autres pays musulmans. C’est simplement la charia.
    Je ne vois pas de contradiction entre la désapprobation morale de pratiques et le rejet de leur promotion sociale et un rejet équivalent de la condamnation à mort de personnes ayant commises ces pratiques.
    L’Eglise, Santorum est catholique, distingue les actes privés et publics et le pécheur et son péché. elle en condamne pas le pécheur mais son péché.
    Ceci étant dit, nous ne sommes pas américains et certains intérêts peuvent leur être propres que nous ne comprenons pas. Je ne prends pas parti pour autant.
    Ne croyez-vous pas que de nombreuses nations peuvent avoir du mal à comprendre notre obsession d’apporter, y compris par la force, la sainte démocratie et la religion des droits de l’Homme dans le monde entier?
    Regardez l’état de l’Egypte, de la Libye, de la Tunisie et bientôt du Yémen puis de la Syrie ou notre “humanisme” s’est révélé pire que la dictature précédente.
    Pour donner des leçons, qui peuvent être certes justifiées, il faudrait nous-même être impeccables.

  • Bougainville , 25 janvier 2012 @ 15 h 47 min

    Rick Santorum combat le mariage gay, c’est selon moi très respectable, mais il faut voir les moyens: lui et ses semblables de la droite religieuse US ne font que jeter l’anathème, en utilisant un argumentaire irrecevable pour le grand public (“le mariage gay = zoophilie”, par ex.). Pas étonnant qu’il devienne une cible facile pour les médias et les agités (soyons honnête, même une attitude respectueuse des personnes homosexuelles n’épargne pas les assauts d’extrémistes).

    Par ailleurs, tant que les républicains US prôneront un libéralisme économique à tout crin, celui-ci continuera de s’étendre dans la sphère des moeurs, selon la logique de l’abolition du moindre garde-fou.

    Quant à l’Iran, je ne me réjouis bien sûr pas de l’exécution de personnes parce qu’elles sont homosexuelles (certains militants gays parisiens vous diraient qu’ils s’agit d’individus “culturellement” bisexuels, et qu’ils ne comptent pas dans leur panthéon des martyrs LGBT, mais passons). Je note toutefois que Mr Santorum, qui condamne l’homosexualité militante aux USA, trouve soudain commode de la mettre au service de son plaidoyer va-t-en guerre contre l’Iran.

    “Ne croyez-vous pas que de nombreuses nations peuvent avoir du mal à comprendre notre obsession d’apporter, y compris par la force, la sainte démocratie et la religion des droits de l’Homme dans le monde entier?
    Regardez l’état de l’Egypte, de la Libye, de la Tunisie et bientôt du Yémen puis de la Syrie ou notre « humanisme » s’est révélé pire que la dictature précédente.”

    Vous avez bien raison, mais hélas, cette obsession est celle de Rick Santorum (et des autres candidats républicains, Ron Paul excepté), qui est en plus lié aux marchands de mort américains, comme je l’explique ici:

    http://www.lerougeetlenoir.org/les-opinantes/it-s-the-vatican-stupid

  • Robert , 25 janvier 2012 @ 16 h 02 min

    Bougainville,
    Votre analyse est respectable.
    Mais nous sommes français culturellement.
    Pouvons-nous comprendre les mécanismes de citadelle assiégée des américains et leur racines culturelles messianiques?
    Je n’en suis pas certain, ce qui n’exonère pas ceux-ci d’éventuels excès.
    En France, Nous avons d’autres points faibles.
    Les catholiques craignent d’être mal acceptés par leurs ennemis et de ne pas contribuer au culte du progrès indéfini.
    D’où je pense l’échec d’une candidature réellement catholique, nous obligeant à voter pour le moins pire.
    Qu’en pensez-vous?

  • Bougainville , 25 janvier 2012 @ 17 h 36 min

    La question n’est pas simple ; tout le monde souhaiterait une candidature réellement catholique (ce site internet en premier, même s’il se déclare non-chrétien). Mais qu’est-ce qu’une candidature « réellement catholique » ? Sur quels critères évaluer cette candidature ?

    On parle beaucoup des trois « points non-négociables », mais d’une part, ils ne sont pas seulement trois (cf. mon article en lien) et d’autre part se crisper sur ces points ne suffit pas. Leur défense est beaucoup plus efficace quand ils sont compris dans une vision anthropologique plus large (ce qui pose les questions du développement humain, du rôle de l’économie… ).

    Quelqu’un qui affirme : « je suis contre l’IVG, marchez derrière moi ! » est un escroc s’il ne s’occupe pas des autres causes chères à l’Eglise. Du reste, ce genre de slogan a un peu vieilli, aujourd’hui, c’est plutôt « je suis contre l’islam… »

  • Robert , 25 janvier 2012 @ 18 h 41 min

    Quelles sont les autres causes non négociables pour l’Eglise?
    La politique d’immigration, négociable!
    La politique économique, négociable!
    La politique sociale, négociable!
    La condition étant que cela ne manque ni à la justice ni à la charité selon les exigences chrétiennes dans les limites du bien commun.
    Mais l’idéalisme en politique est une forme de confusion du spirituel et du temporel, comme si aucune politique ne pouvait exister pour un catholique si elle n’était pas entièrement conforme à la doctrine catholique ET aux commandements évangéliques.
    Ce qui est impossible dans les faits et à pour résultat de faire voter les catholiques pratiquants, un sondage vient de paraître, pour la gauche ou l’UMP, deux partis ouvertement pro-avortement, peu ou prou hostiles à la liberté éducative et à la famille.
    Je pense même que c’est le but recherché par certains à la conférence épiscopale.
    Les trois points non négociables, il n’en existe pas d’autres de réellement non négociables, comme repère sont finalement une bonne référence pour ne pas se laisser égarer par d’autres considérations secondaires.

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